JPMorgan a bien reçu un versement de la Banque centrale russe destiné à payer une tranche d’intérêts liés à des obligations et l’a ensuite, après consultation des autorités américaines, transmis à Citigroup, selon l’AFP. Citigroup est désormais en charge de distribuer l’argent aux détenteurs des obligations, a ajouté la source. Dans la journée, le ministère russe des Finances avait assuré avoir effectué les versements requis, éloignant ainsi dans l’immédiat la possibilité d’un défaut de paiement. JPMorgan a agi en tant que l’une des banques intermédiaires effectuant des transactions au nom de la banque centrale russe. Moscou avait jusqu’au mercredi 16 mars pour verser ces 117 millions de dollars, première échéance d’une série d’autres attendues en mars-avril. Mais des sanctions occidentales incluent, entre autres, le gel des réserves russes détenues à l'étranger. Cela fait craindre que Moscou ne soit plus en mesure de rembourser ses dettes, et soit donc menacé d’un défaut de paiement.
Les contrats à terme sur le nickel ont chuté de 8% à la réouverture du marché jeudi sur le London Metal Exchange (LME) avec la précipitation des participants pour liquider leurs positions longues, obligeant la Bourse à interrompre à nouveau les échanges à cause d’une série de problèmes dans son système électronique. Les échanges sur le nickel avaient été interrompus du 8 au 16 mars après que les prix ont brièvement dépassé la barre des 100.000 dollars avec les inquiétudes liée à la Russie et les appels de marges sur les grands producteurs qui s’étaient placés «short» à découvert pour se protéger contre une baisse. Mercredi, le LME avait rouvert les transactions sur les contrats sur le nickel après une semaine de suspension et avec de nouvelles règles, avant d’être contraint de les suspendre très rapidement en raison d’un problème technique qui avait permis aux prix de tomber au-dessous de la limite inférieure de 5%.
Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé jeudi un investissement de plus de 300 millions d’euros pour créer sur son site de Mardyck, dans le département du Nord, une nouvelle unité de production d’aciers dits «électriques», destinés notamment aux moteurs de véhicules électrifiés. «Avec cette nouvelle unité, qui complète celle de l’usine ArcelorMittal de Saint-Chély d’Apcher en Lozère, tous les aciers électriques d’ArcelorMittal en Europe seront produits en France», a indiqué le groupe dans un communiqué. La nouvelle unité industrielle de Mardyck, dont le démarrage est prévu en 2024, aura une capacité de production de 200.000 tonnes d’acier par an.
L’action KKR montait de 1,8% jeudi en début de séance à la Bourse de New York, après l’annonce par la société d’investissement du rachat pour 2 milliards de dollars (1,80 milliard d’euros) de la coentreprise japonaise d’investissement immobilier de Mitsubishi et d’UBS Asset Management. L’entreprise acquise, Mitsubishi-UBS Realty, est l’un des plus importants gestionnaires de fonds immobiliers du Japon avec 15 milliards de dollars d’actifs et la gestion de deux sociétés foncières cotées à la Bourse de Tokyo. KKR a souligné que ce rachat lui permettait de renforcer sa présence au Japon et d'étendre son activité immobilière au plan mondial. La transaction devrait être bouclée en avril, selon KKR.
Le graphique ci-contre montre les corrélations entre les rentabilités de l’indice Eurostoxx et celles du Brent depuis 2021 (corrélations glissantes, sur toute la période et sur les sous périodes 2021 puis 2022).
Ces dernières semaines, l’invasion russe en Ukraine a accentué la correction des marchés actions avec un regain de volatilité et un bond des prix du pétrole. Malgré un risque systémique qui paraît maîtrisé, le secteur bancaire a tout de même souffert tandis que la flambée des prix de l’énergie et des matières premières est venue s’ajouter aux pressions inflationnistes déjà existantes.
L’action KKR montait de 1,8% jeudi en début de séance à la Bourse de New York, après l’annonce par la société d’investissement du rachat pour 2 milliards de dollars (1,80 milliard d’euros) de la coentreprise japonaise d’investissement immobilier de Mitsubishi et d’UBS Asset Management.
Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé jeudi un investissement de plus de 300 millions d’euros pour créer sur son site de Mardyck, dans le département du Nord, une nouvelle unité de production d’aciers dits «électriques», destinés notamment aux moteurs de véhicules électrifiés. «Avec cette nouvelle unité, qui complète celle de l’usine ArcelorMittal de Saint-Chély d’Apcher en Lozère, tous les aciers électriques d’ArcelorMittal en Europe seront produits en France», a indiqué le groupe dans un communiqué.
Emmanuel Macron, candidat à un second mandat présidentiel en avril, a dévoilé jeudi les grands axes de son programme lors d’une conférence de presse à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Un projet «d'émancipation, de progrès pour chacun» mais aussi d’adaptation face aux crises et au «retour du tragique», a déclaré le chef de l’Etat. Voici la liste de ses principales propositions sur le front économique :
Le ministère russe des Finances a déclaré jeudi que son ordre de payer 117 millions de dollars d’intérêts sur deux coupons d’obligations souveraines avait été exécuté et qu’il informerait le marché séparément si le paiement avait été déposé sur le compte de l’agent de paiement Citibank, indique Reuters.
Les contrats à terme sur le nickel ont chuté de 8% à la réouverture du marché jeudi sur le London Metal Exchange (LME) avec la précipitation des participants pour liquider leurs positions longues, obligeant la Bourse à interrompre à nouveau les échanges à cause d’une série de problèmes dans son système électronique. Premièrement, les courtiers ont constaté leurs ordres de vente à 8% au-dessous du cours de clôture de la veille étaient rejeté alors que le LME avait élargi la bande de négociation jusqu’à ce niveau.
La Banque d’Angleterre (BOE) a poursuivi jeudi le cycle de resserrement de sa politique monétaire, en relevant son taux directeur pour la troisième fois consécutive.
La collecte nette des fonds indiciels cotés (ETF) dans le monde s’est élevée à 105,88 milliards de dollars au mois de février 2022, selon les données du cabinet de recherche ETFGI. Depuis le début de l’année la collecte s'établit à 182,28 milliards. Leurs encours affichent un nouveau léger recul sur le mois pour atteindre 9.820 milliards de dollars fin février. Le segment des ETF sur les actions a attiré 72,64 milliards de souscriptions nettes sur le mois et celui sur les obligations, un peu moins de 10 milliards. Celui sur les matières premières affiche 4,71 milliards de collecte nette. L’industrie des ETF compte au niveau mondial 10.000 véhicules et 20.472 produits listés (un même ETF pouvant être coté dans plusieurs pays) émis par 625 fournisseurs.
Les sanctions liées au conflit russo-ukrainien entraînent des incertitudes juridiques et opérationnelles sur les contrats dérivés censés protéger d’un défaut de la dette russe.
Tous ensemble. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) poursuit ses efforts en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Elle en appelle aujourd’hui à la mobilisation générale et surtout collaborative des banques, en lançant une expérimentation visant à stimuler la réflexion de place sur les applications de l’intelligence artificielle. Il s’agit de tester des solutions de mutualisation et d’analyse collaborative des données afin d’améliorer l’efficacité de la croisade de détection des transactions suspectes. Coup d’envoi le 30 mars avec une réunion de présentation du projet à destination des acteurs intéressés, banques et prestataires techniques. L’ACPR précise qu’elle fera office « de facilitateur et non de contrôleur » dans le cadre de ces travaux.
Record. Des sanctions d’ampleur ont rapidement été mises en place contre la Russie mais épargnent toujours le secteur de l’énergie. Les chiffres de la balance courante russe permettent de juger de la pertinence de ces limites : la balance courante a atteint un record sur le mois de février de cette année. Selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie, en effet, « les recettes provenant des taxes et des droits d’exportation liés au pétrole et au gaz représentaient 45 % du budget fédéral de la Russie en janvier 2022. Compte tenu des prix actuels du marché, la valeur des exportations de gaz russe par canalisation vers l’Union européenne s’élève à elle seule à 400 millions de dollars par jour. Les recettes totales des exportations de pétrole brut et de produits raffinés s’élèvent actuellement à environ 700 millions de dollars par jour ». Mieux vaut donc, pour l’Europe, se tourner vers d’autres sources de gaz naturel et développer des infrastructures. Connecter les gazoducs espagnols au reste de l’Europe pourrait libérer environ 50 milliards de m3 de capacité en Espagne et 10 milliards de m3 supplémentaires par an. Il est aussi possible d’importer davantage de gaz américain – même si les volumes sont déjà très importants : trois quarts du GNL américain a été exporté vers l’Union européenne en février. Enfin, selon le think tank Bruegel, un recours accru aux centrales nucléaires permettrait d’économiser 10 milliards de m3 de gaz annuellement.
Le FT se pose une question importante : lorsque la tonne de nickel s’échange pour 100.000 dollars (dix fois son prix habituel), le nickel américain (5 centimes de dollars) vaut-il toujours un nickel ? Malgré son nom, le – désormais précieux – métal (photo) ne représente en fait que 25 % du poids total de la pièce, soit 1,25 g. Aux cours actuels, cela représente néanmoins 12,5 centimes, une véritable aubaine – d’autant que le reste du nickel est constitué de cuivre, qui voit aussi son prix grimper. Le gouvernement américain a-t-il anticipé les vocations qu’un tel rendement (490 %, une fois les prix du cuivre pris en compte) pourrait faire naître ? Il est en tout cas interdit d’exporter ou de détruire la petite monnaie. Sans doute pour éviter à la banque centrale d’en fondre d’autres, au prix où sont les métaux.
L’intérêt des crises à répétition est qu’elles permettent de s’affranchir ad vitam æternam des règles de bonne gestion. La rémission sanitaire promettait de refermer la parenthèse du quoi qu’il en coûte ; c’était sans compter sur la flambée des prix qui pousse le gouvernement à multiplier les chèques énergie. Dernière mesure en date, la ristourne de 15 centimes sur les prix à la pompe, accordée indifféremment à tous les automobilistes, même aux propriétaires de SUV et de voitures de sport. Un cadeau à 2,5 milliards d’euros qui ferait presque passer l’Etat pour pingre dans un monde où les subventions se comptent désormais en dizaines de milliards. Que les amateurs se rassurent, il reste largement le temps d’ici aux élections législatives pour d’autres libéralités.
Accord. Le Conseil européen s’est mis d’accord sur le règlement prévoyant le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Le système vise à pénaliser les importations de produits à plus haute intensité de carbone, et devrait donc empêcher les délocalisations en vue de contourner les règles de réduction d’émissions en Europe. Le mécanisme va couvrir les secteurs du ciment, de l’aluminium, des engrais, de l’énergie électrique, du fer et de l’acier. Effet supplémentaire du mécanisme, selon le ministre de l’Economie français Bruno Le Maire (photo), ardent promoteur du MACF, il favorisera le cheminement des pays de l’Union européenne vers l’indépendance énergétique. Le dispositif du MACF constitue un élément clé du paquet « Ajustement à l’objectif 55 » de l’Union européenne. Il fonctionnerait en parallèle du système d’échange de quotas d’émissions. Autre objectif, mettre fin à l’allocation de quotas gratuits et limiter les fuites possibles de carbone liées aux exportations.
Le projet de directive devrait être approuvé la semaine prochaine au Parlement européen, suite à quoi s’engageront les négociations en trilogue, dernière étape avant l’adoption par l'UE.