La Banque d’Angleterre relève son taux directeur à 0,75%

Avec Valérie Venck, Agefi-Dow Jones
La Banque d’Angleterre (BoE) à Londres
La Banque d’Angleterre (BoE) à Londres  -  Photo BoE.

La Banque d’Angleterre (BOE) a poursuivi jeudi le cycle de resserrement de sa politique monétaire, en relevant son taux directeur pour la troisième fois consécutive.

A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la BOE, qui cherche à contenir une inflation élevée au Royaume-Uni, a relevé son taux directeur de 25 points de base, à 0,75%. Depuis décembre, ce taux a été augmenté de 65 points de base au total.

Les investisseurs avaient très largement anticipé cette troisième hausse consécutive des taux de la BOE. L’inflation outre-Manche a atteint en janvier 5,5%, son plus haut niveau depuis mars 1992, et une nouvelle accélération est attendue en raison de la flambée des cours des matières premières induite ces dernières semaines par la guerre en Ukraine.

La hausse des prix dépassant nettement l’objectif de 2% de la BOE, les économistes s’attendent à une poursuite du resserrement monétaire au Royaume-Uni cette année.

«L’invasion de l’Ukraine par la Russie a entraîné de nouvelles augmentations importantes des prix de l'énergie et d’autres matières premières, y compris les prix alimentaires. Elle est également susceptible d’aggraver les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale et d’accroître considérablement l’incertitude entourant les perspectives économiques. Les pressions inflationnistes mondiales vont encore se renforcer considérablement au cours des prochains mois, tandis que la croissance des économies importatrices nettes d'énergie, dont le Royaume-Uni, devrait ralentir», a précisé la Banque d’Angleterre dans un communiqué.

Confiance des consommateurs en baisse

En Grande-Bretagne, la confiance des entreprises s’est maintenue et les données sur l’activité sur le marché du travail sont restées solides. Cependant, la confiance des consommateurs s’est dégradée en réaction à la contraction du revenu réel disponible des ménages. «Cet impact sur le revenu global réel est désormais susceptible d'être sensiblement plus important que ce qu’impliquent les projections du rapport de février, conformément à des perspectives plus faibles de croissance et d’emploi, toutes choses égales par ailleurs», déclare la BOE.

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