Le grand battage autour du « say on climate » de TotalEnergies ressemble, pour les investisseurs attentifs au climat, à un gaspillage d’énergie. Les désaccords publiquement exprimés par des actionnaires comme MN, Meeschaert AM, l’Erafp, OFI AM, les Assurances du Crédit Mutuel… n’ont pas empêché la stratégie climat du groupe d’être approuvée à… 89 %. Or elle prévoit une poursuite de l’exploration pétrolière sans rien de convaincant pour atteindre l’objectif de réchauffement limité à 1,5°C. « Chacun est libre de vendre ses actions », a indiqué Patrick Pouyanné, le dirigeant du groupe qui a pour lui l’envolée des prix du pétrole et du gaz. Un mastodonte comme BlackRock ayant annoncé qu’il réduirait son soutien aux résolutions d’actionnaires pro-climat lors des assemblées générales annuelles, notamment en raison de la guerre en Ukraine, on comprend que la partie est difficile à jouer pour les acteurs de conviction. A quand une réaction de l’AMF, interpellée par des gérants après le rejet de leur proposition de résolution climat pour l’assemblée générale du groupe pétrolier ?