C’était il y a dix ans mais les propos gardent leur piquant. En décembre 2012, sur les rives du lac Léman, Jean-Luc Godard (photo), décédé le 13 septembre dernier, accueillait dans sa maison de Rolle le magazine suisse Bilan pour causer économie. Ça canarde entre deux bouffées de cigare ! « Les économistes ? Il faut les fusiller », dégaine le cinéaste franco-suisse. En général, ils « n’écrivent pas bien. Ils ne vont pas sur le terrain, comme je continue à le faire ». « Parfois, il y en a bien un qui peut dire des choses intéressantes, comme Stiglitz, mais c’est rare », poursuit-il. Quelques rafales, encore, à destination de ceux qui « ne prennent pas la parole au sens profond de Freud. Ils peignent la réalité d’une façon détériorée. Ceci est une chaise : mais ensuite, il faut Van Gogh pour peindre une chaise ». Un cas désespéré, vraiment, puisque « contrairement aux scientifiques, [les économistes] ne regardent rien ! Ce sont des gens de ‘lettres’, pas de ‘l’être’. Etre a disparu au profit d’avoir ». Bref, « ils auraient tout à apprendre de l’industrie du cinéma ». Et de Jean-Luc Godard en particulier sans doute.
… soit 5 milliards d’euros, c’est le montant d’investissements que prévoit de réaliser le fabricant de puces Samsung Electronics pour se décarboner. Longtemps critiqué sur la lenteur de son action climatique comparativement à d’autres acteurs du secteur, tels qu’Apple, le groupe met désormais l’accélérateur. L’ensemble de ses usines à l’étranger seront notamment converties à l’énergie renouvelable d’ici cinq ans, selon Bloomberg.
Les mesures destinées à limiter l’effet des prix de l’énergie illustrent la difficulté de trouver la bonne articulation entre politique monétaire et budgétaire.
Flambée. Au sein de l’Union européenne (UE), l’industrie chimique est le plus grand utilisateur de gaz naturel au sein du secteur industriel, à la fois pour les matières premières et pour la production d’électricité (principalement la chaleur, la vapeur et l’électricité). En 2020, le secteur chimique à lui seul utilisait environ 25 % de tous les besoins en gaz industriels (voir illustration). La flambée des prix devrait sensiblement peser sur les marges à partir du second semestre 2022, selon une étude publiée par DBRS Morningstar le 14 septembre. L’Allemagne est très exposée, le secteur chimique allemand représentant 29 % des besoins en gaz industriels du pays. Le seul site de Ludwigshafen de BASF, le plus grand d’Europe, utilise près de 4 % de tout le gaz naturel consommé en Allemagne. En outre, les entreprises européennes se retrouvent en concurrence avec les importateurs asiatiques, un facteur qui pourrait potentiellement augmenter davantage les prix et réduire les sources d’approvisionnement disponibles. « Le GNL [gaz naturel liquéfié] n’apporte qu’un soulagement partiel aux secteurs industriels et chimiques européens à court terme, car la capacité d’importation et de regazéification [le processus nécessaire pour reconvertir le GNL sous sa forme gazeuse] mettra des années à augmenter », précisent les auteurs de l’étude. Klaus Mueller, le président de la Bundesnetzagentur, l’agence en charge de la régulation de l’énergie, a déclaré, le 17 septembre dans un entretien au Handelsblatt, que l’Allemagne serait confrontée à des vagues de pénurie de gaz cet hiver.
Le gouvernement américain annonce un don de 5 millions de dollars pour aider la Banque africaine de développement dans sa lutte contre les émissions de méthane. La démarche est intéressante mais le montant paraît limité, sachant que le méthane est responsable de la moitié du réchauffement climatique depuis l’ère préindustrielle. A moins de penser qu’après avoir conduit la course à l’industrialisation, avec la pollution qui l’accompagne, les Etats-Unis veuillent jouer un rôle d’impulsion dans ce le sauvetage du climat : « Plus de 25 pays du continent ont adhéré à l’Engagement mondial sur le méthane », a déclaré l’envoyé spécial des Etats-Unis pour le climat, John Kerry…
C’est le montant annuel, en euros, des investissements publics à adapter pour gérer en France les conséquences du changement climatique, selon une étude de l’I4CE, Institut de recherche sur le climat. Pour garantir que tous ces investissements intègrent bien l’adaptation, les chercheurs de l’institut appellent à progresser vers une forme de « labellisation adaptation » des investissements publics. Selon eux, les programmes visant à intégrer les changements climatiques ne font que commencer, comme « Action Cœur de Ville » de la Banque des Territoires. Mais des pans entiers de modernisation ou d’aménagement, en transport, énergie, bâtiment… restent encore sans lien avec la nouvelle donne climatique.
La Réserve fédérale américaine a relevé de 75 points de base ses taux directeurs, comme en juin et en juillet derniers, et prédit des niveaux durablement élevés.
Le yuan a terminé mercredi à un plus bas de plus de 26 mois face au dollar et son écart par rapport au fixing officiel de la banque centrale (PBoC) est le plus important depuis le pic des tensions commerciales sino-américaines en 2019. La devise chinoise est sous pression alors que l’écart de politique monétaire ne cesse de se creuser avec les Etats-Unis. Le yuan a terminé la séance à 7,0535 pour un dollar, soit 0,5 %, plus faible que la précédente clôture de fin de soirée de 7,0176. Il s’agit de la clôture la plus faible depuis le 3 juillet 2020. Le yuan offshore a emboîté le pas et s’est affaibli au-delà de 7,06 pour un dollar pour la première fois depuis juillet 2020.
Les ventes de logements existants aux Etats-Unis ont chuté pour le septième mois consécutif en août. Les ventes de maisons existantes ont ainsi reculé de 0,4% à un taux annuel désaisonnalisé de 4,80 millions d’unités le mois dernier, a annoncé mercredi la National Association of Realtors. Si l’on ne tient pas compte du plongeon du printemps 2020, alors que l’économie était sous le choc de la première vague de Covid, il s’agit du niveau de ventes le plus bas depuis novembre 2015. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une baisse des ventes à un taux de 4,70 millions d’unités. La baisse plus faible que prévu est probablement le résultat de contrats signés en juillet, lorsque les taux hypothécaires ont reculé après de fortes hausses.
Les Etats membres de l’Union européenne ont déboursé sur un an près de 450 milliards d’euros pour contrer la flambée des prix du gaz et de l'électricité et soutenir particuliers et entreprises, selon une étude publiée mercredi par l’institut Bruegel relayée par Reuters. Les Vingt-Sept ont collectivement consacré 314 milliards d’euros pour limiter le prix de l'électricité, réduire les taxes sur l'énergie, et accorder des subventions aux contribuables. Si l’on ajoute les dépenses liées aux nationalisations, renflouements ou à l’octroi de prêts aux services publics d'énergie en difficulté, alors les coûts s'élèvent à près de 450 milliards d’euros, selon Bruegel.
La confirmation d'un rythme soutenu de resserrement monétaire par la Fed a fait chuter Wall Street. De nombreux acteurs alertent sur le risque de forte correction.
Les banques veulent sortir ce risque de leur bilan mais le marché réclame des rendements de 10%, obligeant à des décotes importantes, avec des pertes à la clé. Comme pour Citrix cette semaine.
Les récentes évolutions géopolitiques fragilisent le modèle économique allemand. Découvrez l'analyse de Sylvain Broyer, chef économiste Emea, S&P Global Ratings.
Les ventes de logements existants aux Etats-Unis ont chuté pour le septième mois consécutif en août. Les ventes de maisons existantes ont ainsi reculé de 0,4% à un taux annuel désaisonnalisé de 4,80 millions d’unités le mois dernier, a annoncé mercredi la National Association of Realtors. Si l’on ne tient pas compte du plongeon du printemps 2020, alors que l’économie était sous le choc de la première vague de Covid, il s’agit du niveau de ventes le plus bas depuis novembre 2015.
Les Etats membres de l’Union européenne ont déboursé sur un an près de 450 milliards d’euros pour contrer la flambée des prix du gaz et de l'électricité et soutenir particuliers et entreprises, selon une étude publiée mercredi par l’institut Bruegel relayée par Reuters.
Le yuan a terminé mercredi à un plus bas de plus de 26 mois face au dollar et son écart par rapport au fixing officiel de la banque centrale (PBoC) est le plus important depuis le pic des tensions commerciales sino-américaines en 2019.
L’activiste anti-ESG Vivek Ramaswamy, qui a récemment lancé Strive Asset Management, demande à Apple et Disney de ne pas s’engager dans discussions politiques et de prendre des décisions de recrutement sans prendre en compte la race, le genre ou les opinions politiques de la personne, rapporte le Wall Street Journal. L’homme d’affaires a déclaré que Disney ne devrait plus prendre de positions publiques sur des questions politiques qui ne sont pas liées aux activités principales de l’entreprise. La lettre cite la façon dont Bob Chapek, directeur général de Disney, a pris position sur le projet de loi de Floride sur les droits parentaux en matière d'éducation. Dans une lettre distincte adressée à Apple, Vivek Ramaswamy conteste le projet de la société de mener un audit sur l'égalité raciale et a demandé au géant de la technologie de prendre toutes les décisions d’embauche sans tenir compte des convictions politiques, de la race ou du sexe.
Telle est la conclusion d’une étude commandée par la commission des Affaires économiques du Parlement européen, où le projet de révision est en cours de négociation.
L’Equateur est parvenu à un accord pour la restructuration de sa dette, a annoncé lundi soir le gouvernement dans un communiqué. Le président équatorien Guillermo Lasso avait annoncé en février qu’il cherchait à restructurer la dette du pays à l’égard des banques chinoises d’un montant de 4,6 milliards de dollars. Des accords ont été conclus avec China Development Bank et Export-Import Bank of China (Eximbank) pour des prêts d’une valeur respective de 1,4 milliard de dollars et de 1,8 milliard, soit un allégement d’environ 1,4 milliard en prolongeant l’échéance des prêts jusqu’en 2027 et 2032 respectivement. Le pays est également parvenu à réduire certains taux d’intérêt applicables et à suspendre tous les remboursements avec China Eximbank pendant une période de grâce de six mois.
Les Etats-Unis s’inquiètent de la lenteur de la Chine en matière d’allégement de la dette pour des dizaines de pays à revenu faible et intermédiaire avec un risque sur le service de la dette, une croissance plus faible et un sous-investissement durant des années. Brent Neiman, conseiller de la secrétaire d’Etat au Trésor américain Janet Yellen, a critiqué mardi l’incapacité de Pékin à aller de l’avant dans ce domaine lors d’un événement au Peterson Institute for International Economics. «L'énorme envergure de la Chine en tant que prêteur signifie que sa participation est essentielle», a-t-il déclaré dans le discours, citant des estimations selon lesquelles la Chine dispose de 500 milliards de dollars à 1 000 milliards de dollars de prêts officiels en cours.
Les prix à la production en Allemagne ont enregistré en août une hausse sans précédent, de 7,9% sur un mois (contre +5,3% en juillet) et de 45,8% sur un an (+37,2% en juillet), montrent les statistiques officielles publiées mardi par Destatis. L’envolée des prix de l’énergie (+20,4% sur un mois et +139% sur un an) reste le principal moteur de cette mauvaise surprise ; les analystes attendaient une augmentation de 1,6% sur un mois et 37% sur un an. Hors énergie, l’augmentation reste de 14% sur un an, avec des hausses significatives pour les biens intermédiaires (+17,5%), les biens de consommation non durables (+16,9%) et surtout les biens d’équipement (+78%). Elle reste inférieure pour les biens de consommation durables (+10,9%).