L’ancienne ministre britannique de la défense et leader de la Chambre des Communes, Penny Mordaunt, a été la première à annoncer vendredi dernier sa candidature au poste de Premiere ministre du Royaume-Uni pour succéder à Liz Truss. Mais Rishi Sunak, l’ancien ministre des Finances, qui s’est déclaré samedi, semble être mieux placés dans la course au pouvoir, selon les bookmakers britanniques. Boris Johnson, le prédécesseur de Liz Truss, a de son côté renoncé à briguer le poste. Pour concourir au vote final des membres du parti, les candidats doivent d’abord obtenir le soutien de 100 députés du Parti Conservateur. Dimanche, seul Rishi Sunak en avait réuni un nombre suffisant. Les prétendants ont jusqu'à ce lundi soir pour se porter candidats.
A près de 152 yens pour un dollar, et une dépréciation de 23% depuis le début de l’année face au billet vert, les autorités nippones ne pouvaient rester sans rien faire. Le yen s’est apprécié vendredi après-midi de 151,94, un plus bas de 32 ans, à 144,50, soit une appréciation de 7 yens en quelques minutes, attribuée par les opérateurs sur le marché des changes à une intervention de la Banque du Japon. D’importantes ventes de dollars étaient constatées ainsi des rachats massifs de positions vendeuses sur le yen. Le ministère des Finances japonais, qui a réitéré vendredi sa détermination à combattre la spéculation et la volatilité du yen, n’a pas confirmé cette intervention sur le marché. Le Japon avait déjà vendu des dollars et acheté des yens début septembre pour soutenir sa devise après que cette dernière avait atteint le seuil de 145 yens. Une première depuis 1998. Cela lui avait coûté 20 milliards de dollars. Le niveau de 150 était vu comme le seuil suivant d’intervention. Désormais les opérateurs visent 155 yens pour un dollar. Peu après le mouvement d’appréciation vendredi, la devise nippone a de nouveau faibli à 148 yens.
La dirigeante d’extrême droite Giorgia Meloni a accepté de former le nouveau gouvernement, une décision qui fait d’elle la première femme présidente du Conseil italien. C’est Giancarlo Giorgetti, le dirigeant de la Ligue, qui a été nommé au poste clé de ministre de l’Economie. Antonio Tajani, ex-président du Parlement européen et membre de Forza Italia, devient ministre des Affaires étrangères, Matteo Piantedosi (sans étiquette) s’est vu attribuer le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense est revenu à Guido Crosetto, l’un des fondateurs de Fratelli d’Italia.
Le président chinois Xi Jinping a été reconduit dimanche à la tête du Politburo, l’instance dirigeante du Parti communiste chinois (PCC), pour un troisième mandat, ce qui en fait le dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao Zedong.
Le président Emmanuel Macron a annoncé vendredi au terme du sommet européen de Bruxelles le retrait de la France du Traité sur la charte de l'énergie, ratifié en 1994. Cette convention très décriée par les militants pour le climat visait à sécuriser l’approvisionnement de l’Europe de l’Ouest en énergies fossiles. Il permet aux géants de l'énergie de se retourner contre les États signataires du traité qui mèneraient des politiques climatiques défavorables à leurs investissements.
L’Uruguay est le deuxième pays à émettre un sustainability-linked-bond (SLB),obligation dont le coupon peut évoluer en fonction de la réalisation d’objectifs climat notamment, et le premier à placer une obligation dont le coupon peut à la fois augmenter ou baisser en fonction de l’atteinte de ces objectifs. Jusqu’à présent seul le Chili avait émis ce type d’obligation en mars dernier. Le marché du SLB pèse désormais 175 milliards d’euros. L’Uruguay a émis une nouvelle obligation de 1 milliard de dollars à 12 ans, dont une partie servira au remboursement par anticipation d’emprunts conventionnels existants. Cette émission qui a attiré près de 4 milliards de dollars de demande, indique le ministère de l’Economie et des Finances uruguayen, a été placée sur la base d’un spread de 170 points de base (pb) au-dessus de l’emprunt américain de référence, offrant un rendement de 5,935% à l’émission et un coupon de 5,75%. «Le pays a indexé son coût du capital à la réalisation d’objectifs climatiques, conformément à son cadre d’obligations liées à la durabilité», souligne Crédit Agricole CIB, l’une des banques à avoir structuré cette émission aux côtés de HSBC, JP Morgan et Santander. «Le Sustainability-Linked Bond paiera un coupon inférieur pour récompenser l’Uruguay s’il dépasse les objectifs environnementaux de l’Accord de Paris, ce qui est une première mondiale pour ce type de dette», précise la banque française.
La Banque de France se penche, dans une étude, sur les impacts d’un dollar fort sur le coût des importations en France. De fait, en 2021, l’Union Européenne et le Royaume-Uni représentaient 56% des importations françaises totales de 586 milliards d’euros. Les Etats-Unis pèsent 16% du solde, mais 57% des importations extraeuropéennes sont facturées en dollar. Un facteur qui n’est pas pris en compte dans le calcul du renchérissement des importations, remarquent les chercheurs. Si l’augmentation du prix des importations extra-UE françaises est estimée à 1,6% depuis janvier 2021, l’augmentation tenant compte de cette prédominance du dollar dans le poids des monnaies de facturation, plutôt qu’en se basant sur le poids des échanges bilatéraux, atteindrait 11,1 %.
L’inflation cœur au Japon, qui exclut les aliments frais volatils mais inclut les coûts du carburant, a atteint 3,0% en septembre, un plus haut depuis huit ans. L’indice « cœur cœur », qui exclut à la fois les aliments frais et l’énergie, a augmenté de 1,8 % sur un an en septembre, contre 1,6 % en août. La hausse de cet indice privilégié par la banque centrale (BoJ) fait douter que l’inflation soit temporaire. Celle-ci reste toutefois surtout soutenue par des pressions sur les coûts : si les prix des biens ont augmenté de 5,6 % en glissement annuel, les prix des services n’ont progressé que de 0,2 %. Les syndicats réclament des hausses de salaires de 5%, un niveau très élevé pour le Japon, mais la situation économique mondiale difficile fait douter qu’elles puissent aboutir. La dispersion de l’inflation aux salaires prendra d’autant plus de temps que les négociations auront lieu l’an prochain.
La Banque de France se penche, dans une étude, sur les impacts d’un dollar fort sur le coût des importations en France. De fait, en 2021, l’Union Européenne et le Royaume-Uni représentaient 56% des importations françaises totales de 586 milliards d’euros. Les Etats-Unis pèsent 16% du solde, mais 57% des importations extraeuropéennes sont facturées en dollar. Un facteur qui n’est pas pris en compte dans le calcul du renchérissement des importations, remarquent les chercheurs. Si l’augmentation du prix des importations extra-UE françaises est estimée à 1,6% depuis janvier 2021, l’augmentation tenant compte de cette prédominance du dollar dans le poids des monnaies de facturation, plutôt qu’en se basant sur le poids des échanges bilatéraux, atteindrait 11,1 %.
Le président Emmanuel Macron a annoncé vendredi au terme du sommet européen de Bruxelles le retrait de la France du Traité sur la charte de l'énergie, ratifié en 1994. Cette convention très décriée par les militants pour le climat visait à sécuriser l’approvisionnement de l’Europe de l’Ouest en énergies fossiles. Il permet aux géants de l'énergie de se retourner contre les États signataires du traité qui mèneraient des politiques climatiques défavorables à leurs investissements
L’Uruguay est le deuxième pays à émettre un sustainability-linked-bond (SLB),obligation dont le coupon peut évoluer en fonction de la réalisation d’objectifs climat notamment, et le premier à placer une obligation dont le coupon peut à la fois augmenter ou baisser en fonction de l’atteinte de ces objectifs. Jusqu’à présent seul le Chili avait émis ce type d’obligation en mars dernier. Le marché du SLB pèse désormais 175 milliards d’euros.
Les ventes au détail au Royaume-Uni ont reculé nettement plus que prévu en septembre sous l’effet de la hausse des prix qui a affecté la demande des consommateurs. Ces ventes ont baissé de 1,4% sur un mois, après -1,7% en août, et de 6,9% en rythme annuel, selon les données publiées vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Elles sont toujours 1,3% sous leur niveau d’avant le Covid-19, en février 2020. Les économistes interrogés par Reuters attendaient respectivement un repli de 0,5% et de 4,1%. L’inflation a dépassé 10% en septembre au Royaume-Uni. Les Britanniques pourraient faire face à une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat l’an prochain, le nouveau ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt, ayant annulé presque toutes les baisses d’impôt annoncées fin septembre par le gouvernement de Liz Truss, qui a démissionné jeudi, et annoncé l’arrêt du bouclier sur les tarifs de l’énergie en avril prochain.
En milieu de journée, l’once d’or traitait à 1.626 dollars, une baisse de 9,3% par rapport à son niveau de début d’année. Les rendements de l’or sont nuls, or le resserrement monétaire de la Fed rend d’autres actifs beaucoup plus attractifs. Les T-Bonds à 10 ans ont atteint un nouveau sommet depuis juin 2008, à 4,2%. Le métal souffre aussi de la force du dollar, qui a gagné 21% cette année face à un panier de devises diversifié.
Si aucun des prétendants à la succession de Liz Truss à la tête du gouvernement britannique n’a officialisé sa candidature, Rishi Sunak, l’ancien ministre des Finances, et Boris Johnson, le prédécesseur de Liz Truss, semblent avoir une longueur d’avance sur Penny Mordaunt, qui a occupé plusieurs fonctions ministérielles et est actuellement leader de la Chambre des Communes.
Le marché des fonds indiciels cotés (ETF) a enregistré une collecte nette de 33,45 milliards de dollars au niveau mondial pour le mois de septembre 2022, selon le dernier pointage du cabinet de recherche ETFGI. Depuis le début de l’année, la collecte s'élève à 593 milliards de dollars, soit la deuxième meilleure collecte historique sur cette période derrière une collecte de 923 milliards pour le même laps de temps l’an dernier. Cet engouement pour les ETF n’a pas empêché une baisse des encours de l’ordre d’un peu plus de 8% au mois de septembre pour atteindre 8.350 milliards de dollars d’encours contre 9.110 milliards un mois plus tôt. Le recul est de 18,6% par rapport à fin 2021 où le marché avait dépassé 10.000 milliards d’encours. Une part substantielle de la collecte peut être attribuée à 20 ETF, qui ont collectivement recueilli 48 milliards de dollars en septembre. Le SPDR S&P 500 ETF Trust a recueilli 6,33 milliards de dollars, soit la plus importante collecte nette individuelle. Classement des ETF par la collecte nette de sept 2022 (NNA-Sep22) en millions de dollars
Les inscriptions au chômage ont baissé de manière inattendue aux Etats-Unis lors de la semaine au 8 octobre, à 214.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 230.000 inscriptions au chômage. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a en revanche augmenté de 21.000 à 1,385 million lors de la semaine au 8 octobre (la dernière pour laquelle ces chiffres sont disponibles). Les demandes dites continues ne se sont pas écartées de manière significative de ce niveau depuis environ six mois et restent de 400.000 à 500.000 inférieures au niveau qui prévalait avant la pandémie.
Les autorités chinoises réfléchissent à réduire la durée de la quarantaine imposée aux personnes entrant dans le pays, rapporte Bloomberg. Celle-ci serait réduite à 2 jours de quarantaine dans un hôtel et cinq jours chez soi. Les discussions sont loin d’aboutir, mais les marchés ont bien accueilli la nouvelle : le WTI gagnait 0,40% jeudi, atteignant 85,9 dollars le baril. La perspective d’une réouverture a aussi soutenu les métaux industriels. Le zinc progressait de 2,6% à 2.974 dollars la tonne, tandis que l’aluminium gagnait 2%, à 2.215 dollars la tonne.
Giorgia Meloni (parti Fratelli d’Italia, FdI), qui pourrait être chargée de former un gouvernement ce week-end après la victoire aux élections législatives italiennes du 25 septembre, s’est engagée mercredi soir à ce qu’il soit résolument pro-occidental, favorable à l’Otan et prenant toute sa part au sein de l’Europe. «Avec nous au gouvernement, l’Italie ne sera jamais le maillon faible de l’Occident», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout parti qui serait en désaccord avec cette ligne serait privé de portefeuille ministériel. Ces propos ont été tenus après la divulgation d’enregistrements montrant son allié, Silvio Berlusconi (Forza Italia), en train de déclarer que le président ukrainien Volodimir Zelensky était à l’origine du conflit avec Moscou. L’ancien président du Conseil est un vieil ami du président russe Vladimir Poutine, et ces propos restent cohérents avec ses soutiens antérieurs à Moscou. Giorgia Meloni affirme vouloir perpétuer la ligne défendue par son prédécesseur Mario Draghi, qui avait soutenu sans réserve l’Ukraine et les différents trains de sanctions instaurés contre la Russie.