Les critères environnementaux, sociaux, et de gouvernance (ESG) sont plus importants pour la génération Y que pour les générations plus âgées dans les décisions d’investissement, montre le troisième volet de l’étude Schroders Global Investor Study 2016, réalisée auprès de 20.000 investisseurs individuels dans 28 pays dont la France. La génération Y a classé les critères ESG comme aussi importants que les performances attendues des investissements au moment de prendre leurs décisions. Les avis entre les deux tranches d’âges diffèrent le plus sur les sujets concernant les enjeux sociaux au niveau mondial, tels que la pauvreté et le changement climatique. La génération Y les classe en moyenne comme très importants (7,2/10) contre 6,4/10 pour les investisseurs plus âgés. L’étude montre également que les 18-35 ans sont plus enclins à retirer leurs investissements des entreprises ayant de mauvais critères ESG, notamment pour celles associées à l’industrie de l’armement, ou celles ayant des liens avec des régimes autoritaires.La plupart des différents groupes d’investisseurs sont à la recherche de bonne gouvernance, critère qui se retrouve en première position des facteurs ESG recherchés. Cependant, les 18-35 ans se montrent plus concernés que leurs aînés avec une moyenne de 7,4/10 contre 7.L’étude montre par ailleurs que 82 % des investisseurs à travers le monde sont prêts à conserver leurs investissements ESG plus longtemps que d’habitude. Plus d’un tiers (38 %) déclare qu’il resterait investi dans des entreprises ayant des considérations ESG au moins deux ans de plus que pour ses investissements habituels.En moyenne, les investisseurs ont classé les problématiques ESG au moment de prendre une décision d’investissement comme moins importantes que la croissance à long terme (à 7,8/10). Cependant, les investisseurs ont tout de même noté l’importance des critères ESG à 6,9/10 en moyenne, indiquant que ces deux facteurs ont une grande importance.En France, l’enquête révèle également que les investisseurs de la génération Y sont plus sensibles aux enjeux ESG que ne le sont leurs aînés, puisqu’ils leurs accordent une importance moyenne de 6,9 sur 10, contre seulement 6,5 pour les personnes âgées d’au moins 36 ans. Les notes les plus faibles proviennent des baby-boomers (6,2 pour les répondants âgés de 55 à 64 ans) et des investisseurs plus âgés (5,9 pour les personnes de plus de 65 ans).En France, les écarts d’importance entre les générations sont plus marqués que dans le reste du monde. En effet, les investisseurs de la génération Y sont plus sensibles au changement climatique (7 % de plus de la génération Y liquideraient ces positions) et à l’actualité défavorable d’une entreprise qui sont les principales raisons pour lesquelles ils solderaient leurs positions sur ces sociétés tandis que les 36 ans et plus sont plus sensibles aux entreprises en lien avec des régimes répressifs ou avec l’industrie de la pornographie/du sexe (10 % de plus des 36+ se sépareraient de ces positions).En France, 38 % de la génération Y renonceraient catégoriquement à investir dans des sociétés en lien avec la production ou la vente d’armes, 35 % dans des sociétés ayant un mauvais historique en matière de responsabilité sociale et 34 % dans des sociétés en lien avec des régimes répressifs.Les 36 ans et plus placent les entreprises en lien avec des régimes répressifs en tête des positions qu’ils solderaient (44 %), suivent les sociétés en lien avec la pornographie/l’industrie du sexe (39 %) et les sociétés en lien avec la production ou la vente d’armes (35 %).