Saudi Aramco aurait ajouté Evercore aux conseils retenus pour son introduction en Bourse, prévue l’année prochaine, rapportait hier Bloomberg de sources proches du dossier. Evercore, fondé par Roger Altman, rejoindrait ainsi Moelis & Co.
L’américain Lone Star aurait mandaté Rothschild, Morgan Stanley et JLL pour le conseiller dans le processus de vente de l’ensemble immobilier Cœur Défense de près de 180.000 m² dont il attend jusqu’à 1,8 milliard d’euros, révélait hier le magazine EuroProperty. Le processus de vente n’est pas encore enclenché, et pourrait l’être une fois le refinancement de sa dette abouti, avec une vente espérée rapidement sitôt l’élection présidentielle française passée. Lone Star avait acquis l’actif en 2014 pour 1,3 milliard d’euros. Bank of America Merrill Lynch avait financé l’acquisition avec un prêt de 935 millions d’euros.
La société japonaise Fujitsu a annoncé hier un investissement de plus de 50 millions d’euros sur cinq ans afin de soutenir l’innovation digitale en France, en partenariat avec le gouvernement. Fujitsu va ainsi ouvrir un centre d’excellence au sein de l’incubateur de l’Ecole Polytechnique et mettre en place un programme de recherche commun avec l’Inria sur l’intelligence artificielle.
Nicola Sturgeon a indiqué hier que, dans le cas d’un nouveau référendum d’indépendance pour contrecarrer les effets du Brexit, l’automne 2018 serait une «date de bon sens» pour l’organiser. Interrogée sur la BBC dans le cadre d’un documentaire, la dirigeante indépendantiste a assuré «ne rien exclure». Fin décembre, Nicola Sturgeon a présenté son plan pour que l'Écosse, qui a voté à 62% pour un maintien dans l’Union européenne, reste membre du marché unique en dépit du Brexit.
Le Trésor américain a pressé hier le Congrès de relever le plafond d’endettement, qui arrive à expiration le 16 mars, et s’apprête à prendre des mesures techniques pour éviter le défaut de paiement. Dans une lettre du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, l’administration indique qu’elle va suspendre la vente d’obligations destinées aux Etats et collectivités locales afin d'éviter de creuser davantage la dette. La dette théoriquement soumise à une limite légale s'élève à près de 19,900 milliards de dollars, selon les données du Trésor. M. Mnuchin a répété qu'«honorer l’entière bonne foi et le crédit de nos créances était un engagement primordial». «J’encourage le Congrès à relever le plafond de la dette dès que possible afin que l’on puisse avancer sur nos priorités respectives.»
Le britannique M&G aurait enclenché la vente aux enchères d’un portefeuille de 812 millions d’euros de titres adossés à des actifs (ABS) qui doit se conclure aujourd’hui, indique Bloomberg de sources proches. Les titres incluent des CLO, des prêts hypothécaires espagnols, britanniques et irlandais. Le marché européen des ABS s’est contracté de 30% en trois ans, d’après JPMorgan.
Laetitia Tankwe rejoint l’Ircantec en qualité de conseillère du président Jean-Pierre Costes. Elle remplacera à ce poste Eric Loiselet, décédé en octobre dernier et reconnu pour avoir œuvré avec constance pour faire bouger les lignes sur les sujets de l'ISR.
Selon nos informations, l’Ircantec devrait, comme souhaité, être exclue du périmètre d’application du projet de décret concernant les caisses de retraite complémentaires et leur gouvernance financière, actuellement en discussion. Une réunion au ministère des Affaires sociales, prévue lundi prochain, devrait entériner cet accord. Dès le 31 août 2016, le conseil d’administration de l’Ircantec, réuni alors en session extraordinaire, se prononçait clairement contre le projet de décret dévoilé en juillet. La caisse de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques était en effet montée au créneau pour défendre sa gouvernance et sa politique de placements ISR qui risquaient d’être remises en cause par le décret. « Les réserves de l’Ircantec sont gérées avec prudence par le conseil d’administration et grâce au professionnalisme de la Caisse des Dépôts et Consignations », défendait à l’époque la caisse. Elle faisait également valoir que les conclusions du rapport de l’IGAS de 2012 qui avait inspiré le projet de décret lui avaient été favorables. Le projet de décret concernera donc uniquement les caisses de retraite des professions libérales, le régime social des indépendants (RSI), la caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA), la caisse nationale des barreaux français (CNBF), la caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN).
L’ancien Premier ministre polonais Donald Tusk a été réélu aujourd’hui à la présidence du Conseil européen en dépit de l’opposition exprimée par la Pologne, a annoncé Xavier Bettel, le Premier ministre luxembourgeois, sur Twitter. Vingt-sept des 28 pays membres de l’Union européenne se sont prononcés en faveur de Donald Tusk, précise Reuters.
L’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques a communiqué jeudi sur la nouvelle allocation stratégique d’actifs décidée par son conseil d’administration fin 2016. Celle-ci repose sur «un univers plus diversifié permettant d’améliorer la stabilité des investissements». L’Ircantec investira à 10% en obligations souveraines nominales, à 20% en emprunts d’Etat indexés sur l’inflation, à 20% en obligations corporate, à 40% en actions et à 10% en immobilier et autres actifs non cotés.
La Grèce et ses créanciers internationaux sont proches d’un accord concernant le plan de sauvetage du pays, mais des divergences subsistent en ce qui concerne le marché du travail, a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement. D’après Dimitris Tzanakopoulos, un accord global intégrera des modifications dans la politique budgétaire à partir de 2019 et une clarification sur les mesures d’allègement de la dette à moyen terme.
Le discours plus optimiste du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi à l’issue de la réunion du Conseil des gouverneurs s’est traduite par une légère hausse de l’euro de 0,5% face au dollar à une parité qui est néanmoins repassée sous le seuil de 1,06. Dans le même temps, les rendements se sont tendus, mais avec une légère détente des spreads face au Bund allemand à 10 ans. La BCE a certes maintenu son arsenal monétaire faute d’effets de second tour visibles sur le niveau d’inflation, mais s’est montrée plus optimiste sur les perspectives d’inflation et de croissance au sein de la zone euro tant dans ses prévisions ajustées à la hausse, de 1,3% à 1,7% pour l’année 2017, que dans son communiqué et dans le discours de Mario Draghi. La possibilité de recourir à de nouvelles mesures exceptionnelles a même été effacée du communiqué, les risques de déflation ayant même «largement disparus», selon Mario Draghi. La prolongation des opérations TLTRO de prêts aux banques pour financer l’économie réelle qui prennent fin en mars n’a en outre même pas été évoquée par le Conseil des gouverneurs.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis après un creux de près de 44 ans touché la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Elles ont augmenté de 20.000 à 243.000 lors de la semaine au 4 mars, la statistique de la semaine précédente étant inchangée, mais la tendance reste cependant à un resserrement du marché du travail. Les économistes attendaient en moyenne 235.000 inscriptions au chômage la semaine dernière.
L'économie irlandaise a enregistré en 2016 une croissance de 5,2%, réalisant la meilleure performance de l’Union européenne pour la troisième année de suite, la vigueur de la reprise l’emportant sur les éventuels risques liés à la décision de la Grande-Bretagne de sortir de l’Union européenne (UE). La bonne tenue du marché du travail a entraîné une hausse de 3% de la consommation des ménages l’an dernier. D’un trimestre à l’autre, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,5% sur la période octobre-décembre, contre une progression de 4% au troisième trimestre, précise jeudi le bureau central des statistiques.
Le président de la BCE, qui a maintenu ses taux d'intérêt inchangés ce jeudi, estime que les hausses de prix en zone euro reflètent toujours la hausse des cours de l'énergie, mais il s'est toutefois voulu rassurant sur les perspectives économiques.
Les sociétés de gestion alternatives identifient les « listes d’achat » des consultants comme l’aspect le plus difficile dans leurs relations avec ces derniers, montre un sondage de Cerulli Associates. Les barrières à la sélection sont importantes - il faut souvent avoir des actifs supérieurs à 100 millions d’euros et un historique de performance de plus de trois ans. En outre, leur originalité et leur caractère non conventionnel (supposées être leurs forces) peuvent empêcher les produits alternatifs d’être envisagés dans des listes de consultants traditionnels, simplement parce qu’il n’existe pas d’indicateur de référence satisfaisant.Le principal défi pour les gestionnaires alternatifs, toutefois, est qu’il est difficile de savoir comment un consultant pense. Même les plus gros affichent des avis différents sur le même thème. Un autre problème est que déloger un fonds d’une liste d’achat d’un consultant est aussi difficile. Retirer des clients d’un fonds coûte à la fois de l’argent et du temps pour un consultant. En outre, admettre une erreur peut être dommageable. La bonne nouvelle pour les sociétés de gestion alternatives est que les consultants traversent une période de bouleversements. Leur approche traditionnelle et conservatrice n’a pas été capable de répondre aux forces du marché actuellement en jeu. Cerulli pense que les gestionnaires alternatifs ont une occasion d’aider à remanier la manière de penser des consultants, d’être considérés pour des listes de recommandations révisées et de se réengager directement avec les clients des consultants.
La société européenne de capital-investissement Argos Soditic est entrée en négociations exclusives pour l’acquisition d’une participation aux côtés d’Olivier Legrand et de Christian Grzanka dans Revima Group, groupe spécialisé dans la révision, la réparation et l’entretien de matériels aéronautiques, principalement sur les trains d’atterrissage et sur les groupes auxiliaires de puissance. La transaction assujettie aux autorisations usuelles devrait se conclure d’ici l’été 2017.L’opération permettra d’accompagner la société vers «de nouveaux axes de croissance», souligne Gilles Mougenot, président d’Argos Soditic Partners. Revima Group conservera son équipe dirigeante et son personnel, et deux de ses actionnaires actuels, Christian Grzanka et Olivier Legrand, continueront à détenir des parts significatives dans le groupe. A la clôture de l’opération, Christian Grzanka prendra la présidence du conseil de surveillance avec les associés d’Argos Soditic, tandis qu’Olivier Legrand sera nommé président directeur général du groupe.
Breath Therapeutics BV a annoncé le 8 mars la clôture d’un tour de table codirigé par Gimv et Sofinnova Partners, auxquels s’est joint Gilde Healthcare. PARI Pharma soutient financièrement le programme. Cette opération a permis à la société de s’assurer un financement de 43,5 millions d’euros. Celui-ci, l’un des plus grands tours de table de ces dernières années pour une start-up européenne, permettra à Breath Therapeutics de procéder à des essais de phase III en Europe et aux États-Unis, de déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché et de préparer la commercialisation.Spin-out de la société munichoise PARI Pharma GmbH, Breath Therapeutics utilise des formulations de médicaments, brevetées et optimisées pour l’administration par inhalation avec des nébuliseurs sous licence exclusive. Son programme phare développe une thérapie respiratoire contre le syndrome de bronchiolite oblitérante (SBO). Le SBO est une maladie respiratoire orpheline mortelle, qui touche 65 % des patients ayant subi une greffe de poumon. C’est la principale raison des faibles taux de survie à 5 ans, enregistrés après une transplantation pulmonaire, explique un communiqué.
Au cours d’une année marquée par le Brexit et l'élection de Donald Trump, les investisseurs ont privilégié les catégories les moins risquées. Les catégories qui ont le plus collecté l’an dernier sont les obligations et le monétaire avec respectivement 412 et 196 milliards de dollars, selon le dernier rapport annuel de Morningstar sur les flux de souscription au niveau mondial des fonds d’investissement et des produits indiciels cotés (ETP). En 2015, la catégorie qui avait le plus collecté était les actions (346 milliards de dollars), devant les fonds d’allocation (167 milliards). Ces choix d’allocation reflètent à la fois les craintes sur le niveau de valorisation des marchés actions, aux Etats-Unis en particulier, et la recherche d’actifs liquides peu risqués.Les investisseurs ont placé au total 728 milliards de dollars dans des fonds ouverts ou des ETP l’an dernier, contre 1.000 milliards de dollars en 2015. La collecte en Europe est passée de 184 milliards de dollars en 2015 à 103 milliards de dollars l’an dernier. Même évolution en Asie où elle passe de 190 milliards à 134 milliards de dollars. A contre-courant l’industrie de la gestion collective aux Etats-Unis a vu sa collecte progresser l’an dernier à 288 milliards de dollars contre 260 milliards de dollars en 2015.Les actions sont la catégorie où l'écart de collecte entre gestion passive et active a été le plus important. Les fonds indiciels et ETF ont ainsi attiré 390 milliards de dollars en 2016 alors que les gérants actifs ont subi des sorties pour un montant de 423 milliards de dollars. Les obligations ont vu tant les gérants actifs que passifs recevoir des flux. Fin 2016, les actifs investis dans des ETF atteignaient 3600 milliards de dollars. Cette popularité des solutions à bas coût s’explique par la sensibilité croissante des investisseurs aux frais de gestion, dans un environnement de taux bas et de valorisation élevée sur de nombreuses classes d’actifs limitant ainsi les perspectives de rendement réel sur le long terme.
Les fonds d’investissement CVC, KKR et Blackstone seraient prêts à prendre le contrôle du groupe espagnol Endesa, selon des sources proches du conseil d’administration d’Endesa, rapporte le journal El Confidencial. La bonne entente entre les gouvernements de Madrid et de Rome pourrait faciliter l’opération, évaluée à 15 milliards d’euros, estime le journal.Enel, le géant italien des services aux collectivités, a démenti toute cession de sa participation de 70% dans Endesa. «Enel dément une fois de plus toute rumeur relative à une possible cession d’Endesa. Il s’agit de spéculations sans fondement», déclare le groupe italien dans un courriel.
Après Unilever il y a moins d’un mois, visé par Kraft Heinz, c’est au tour d’AkzoNobel de faire l’objet d’un projet d’OPA hostile de la part d’un groupe américain. Le chimiste néerlandais a confirmé avoir reçu une offre non sollicitée de la part de son concurrent PPG Industries, proposition qu’il a rejetée. Le directoire et le conseil de surveillance d’AkzoNobel ont conclu à l’unanimité que la proposition de PPG sous-évaluait fortement l’entreprise, «inapte à refléter son potentiel de création de valeur sur le long terme». AkzoNobel juge également cette offre risquée car les économies censées être dégagées sont incertaines, l’entité qui naîtrait de la fusion serait lourdement endettée et enfin les autorités de tutelle pourraient bien faire obstacle à sa réalisation.
Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon a indiqué aujourd’hui que, dans le cas d’un nouveau référendum d’indépendance pour contrecarrer les effets du Brexit, l’automne 2018 serait une «date de bon sens» pour l’organiser. Interrogée sur la BBC dans le cadre d’un documentaire, la dirigeante indépendantiste a assuré «ne rien exclure». Fin décembre, Nicola Sturgeon a présenté son plan pour que l'Écosse, qui a voté à 62% pour un maintien dans l’Union européenne, reste membre du marché unique en dépit du Brexit.
Lactalis a annoncé jeudi avoir relevé de 7,1%, à 3 euros par action, le prix de son offre publique d’achat (OPA) sur les actions de Parmalat qu’il ne détient pas encore, répondant ainsi aux récriminations des investisseurs qui avaient jugé le prix initial trop bas. Le 27 décembre 2016, le groupe laitier français, déjà propriétaire de 87,74% de Parmalat, avait lancé son offre à 2,80 euros par action. Des actionnaires minoritaires, dont le fonds Amber, jugeaient ce prix trop faible. Sofil, le véhicule d’investissement de Lactalis, a précisé que l’offre révisée courrait jusqu’au 21 mars.
Le déficit commercial de la France a atteint 7,94 milliards d’euros en janvier, un record, sous l’effet notamment d’un faible niveau de ventes d’Airbus en contrecoup des livraisons très élevées de décembre, selon les statistiques CVS/CJO publiées hier par les Douanes. Celui de l’ensemble de l’année passée est révisé d’autre part à 47,9 milliards d’euros (-48,1 milliards en première estimation), après -45,1 milliards en 2015. En janvier, les importations ont poursuivi leur progression (+2,9%, à 45,1 milliards), tandis que les exportations ont chuté de 7,7% par rapport à décembre, à 37,2 milliards d’euros.
Les propriétaires de Novomatic, éditeur autrichien de jeux en ligne et de casino, envisagent une introduction en Bourse qui valoriserait l’entreprise plus de 6 milliards d’euros, ont indiqué des sources concordantes. Cette IPO se ferait le plus probablement à Londres, a dit l’une des sources. Novomatic, qui appartient à la famille de son fondateur, le milliardaire Johann Graf, a réalisé un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros en 2015.
L’Association française des sociétés financières s'inquiète des différences de traitement de l'activité en Europe, qui créent des distorsions de concurrence.
Le distributeur italien d'électronique grand public Unieuro a déposé sa demande d’introduction à la Bourse de Milan et prévoit de finaliser l’opération d’ici la fin juin. Dans un communiqué publié hier, l’entreprise a précisé qu’elle dévoilerait le montant du capital qu’elle souhaite coter à l’approche de la date d’entrée en Bourse. Le groupe précise qu’il propose de distribuer 20 millions d’euros de dividendes au titre des résultats de 2016. Citigroup, Credit Suisse et Mediobanca coordonnent conjointement l’opération, tandis qu’UniCredit tient le livre d’ordres, a-t-il ajouté. Unieuro, dont le distributeur britannique Dixons détient encore 15% du capital, est contrôlé par le fonds de capital investissement Rhone Capital.
AccorHotels a dévoilé hier un projet pour relancer sa marque low-cost hotelF1 en France. Le groupe va céder sept hôtels en propriété et 55 hôtels en location détenus par la société Silverstone au groupe Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts. Pour concrétiser cette restructuration d’actifs, AccorHotels injectera 51 millions d’euros dans le cadre d’une augmentation de capital, ce qui lui permettra de «financer un plan de relance de la marque, incluant un programme d’envergure de rénovation d’hôtels, étalé sur trois ans».
La Grande-Bretagne doit payer près de deux milliards d’euros à l’Union européenne (UE) afin de compenser les pertes du budget communautaire nées d’une fraude liée à des importations britanniques de textiles et de chaussures chinois, a annoncé hier l’Office européen de lutte antifraude (Olaf). Cet organisme, qui ne dispose pas de pouvoirs disciplinaires, a recommandé à la Commission européenne (CE) de récupérer cet argent. L’Olaf précise que la fraude persiste, impliquant un dommage encore plus élevé pour le budget communautaire, donc une ardoise encore plus lourde pour Londres.