La semaine a commencé fort avec l’annonce de la fusion entre Standard Life et Aberdeen Asset Management pour 11 milliards de livres. L’opération va donner naissance au premier gestionnaire d’actifs britannique et au numéro deux en Europe avec 660 milliards de livres d’actifs gérés et administrés. Le nouveau groupe ainsi constitué devancera Schroders, qui gère près de 400 milliards de livres d’encours, et le futur groupe né de la fusion entre Janus et Henderson dont les encours atteignent 320 milliards de dollars. Il sera toutefois encore loin d’Amundi, numéro un européen de la gestion d’actifs avec 1.083 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2016. Un montant qui devrait s’approcher des 1.300 milliards d’euros à l’issue de l’intégration de Pioneer Investments.Pour Fitch, la fusion annoncée entre Aberdeen AM et Standard Life met en lumière la polarisation croissante de l’industrie de la gestion, avec d’un côté, des grands groupes diversifiés et globaux et, de l’autre, des gérants actifs, spécialisés et plus petits.L’autre grande nouvelle de la semaine est l’annonce par Deutsche Bank de l’introduction en Bourse dans les deux prochaines années d’une part minoritaire du capital de son activité de gestion d’actifs, Deutsche Asset Management. Parallèlement, le feuilleton de la vente d’Allfunds Bank, la plate-forme de distribution de fonds d’Intesa Sanpaolo et de Santander, a connu son dénouement. C’est finalement la société de capital investissement Hellman & Friedman, associée au fonds souverain de Singapour FIC, qui se porte acquéreur pour un montant évalué à 1,8 milliard d’euros. Dans cette actualité très riche en grandes manœuvres, notons aussi la nomination d’Alban Jarry chez Axa Investment Managers au poste de responsable digital, également très révélatrice des nouveaux enjeux du secteur de la gestion d’actifs. Ce professionnel incontournable des réseaux sociaux aura pour mission de définir les différentes feuilles de route digitales d’Axa IM et proposer des conseils sur les opportunités et les solutions offertes par la technologie numérique, dans le cadre de la transformation digitale entreprise par la société de gestion. Côté investisseurs institutionnels, ce sont les questions environnementales qui dominent de plus en plus les décisions. Ainsi, le fonds norvégien a annoncé avoir banni dix nouvelles entreprises liées au secteur du charbon. Ces nouvelles exclusions portent désormais à 69 le nombre d’entreprises figurant sur sa liste noire en raison de leur activité dans ce domaine. En France, l’Ircantec a adopté fin 2016 une nouvelle allocation stratégique d’actifs tout en se désengageant des valeurs exposées au à ce combustible. Enfin, quelques jours après la Journée internationale des droits des femmes, notons cette initiative de State Street Global Advisors, qui appelle les 3.500 entreprises dans lesquelles elle investit à prendre des mesures volontaires pour augmenter le nombre de femmes au sein de leur conseil d’administration.
L’Union européenne prépare des mesures pour bloquer des investissements étrangers «à visées politiques», après l’appel de la France, de l’Allemagne et de l’Italie à une réglementation plus dure en la matière pour des entreprises représentant des intérêts stratégiques. La proposition pourrait donner à l’Union européenne - qui peut déjà s’opposer à des prises de contrôle pour des raisons concurrentielles - le pouvoir d’examiner «des investissements dans l’UE d’une importance stratégique tant du point de vue économique que de la sécurité». Certains pays de l’UE disposent d’une réglementation pour protéger leurs entreprises stratégiques, mais cela serait une première à l'échelle européenne.
Volkswagen plaide coupable de trois chefs d’accusation dans le cadre de l’accord avec le département de la Justice américaine dans l’affaire de fraude aux émissions polluantes de ses moteurs diesel, a déclaré vendredi Manfred Döss, avocat principal du constructeur automobile. Il a déclaré lors d’une audition devant une cour fédérale à Detroit avoir été autorisé par le conseil de surveillance du groupe allemand à plaider coupable en son nom.
Les créations d’emplois aux Etats-Unis en février ont affiché une progression très élevée avec 235.000 embauches selon le département américain du Travail. C’est sensiblement plus que le niveau attendu par les économistes interrogés par Dow Jones (197.000 embauches).
«Le 25 mars 2017, 27 dirigeants des États membres de l’Union européenne se retrouveront à Rome, unis dans la paix et l’amitié. Ce seul événement est une réussite que beaucoup auraient jugée impensable lorsque les six États membres fondateurs ont conclu les traités de Rome, voici 60 ans». Ces phrases enthousiastes introduisent le livre blanc sur l’avenir de l’Europe, publié le 1er mars par la Commission européenne, à l’initiative de Jean-Claude Juncker, son président.
A quelques jours d'une hausse probable des taux de la Réserve fédérale, l'emploi américain en février conforte l'optimisme affiché il y a quelques jours par Janet Yellen.
Deka Immobilien a annoncé avoir acquis un immeuble de bureaux « Bords de Seine I » à Issy-les-Moulineaux. Le vendeur est Savills Fund Management GmbH. Le nouvel objet intègre le fonds immobilier ouvert WestInvest ImmoValue, une stratégie réservée aux investisseurs institutionnels. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué.
C’est un marché encore modeste même si l’on en parle beaucoup. Le marché de la robotique et de l’automatisation irrigue tous les secteurs de la vie économique et les sociétés de gestion n’ont pas été les dernières à s’intéresser à cette thématique manifestement promise à un bel avenir. Richard Lightbound, directeur général de la société spécialisée dans la robotique ROBO Global Europe, est intarissable sur le sujet et surtout persuadé des opportunités d’investissement qui se cachent dans ce secteur en pleine évolution. «La robotique n’est pas une niche. Le développement du secteur est en train de s’accélérer. Il est temps de s"exposer à cette thématique», a souligné le 9 mars à l’occasion d’un point de presse Richard Lightbound qui était de passage à Paris.Selon des estimations de Myria Research, le marché de la robotique, né au début des années soixante, représente actuellement autour de 64 milliards de dollars. Avec l’accélération du développement du secteur, ce marché pourrait représenter un chiffre d’affaires de quelque 1.200 milliards de dollars d’ici 2025. Il serait donc urgent de s’y intéresser, d’autant plus que ses applications touchent toutes les branches de l’industrie, tous les marchés et tous les secteurs géographiques. La thématique offre en outre des solutions à des tendance lourdes comme la faiblesse de la hausse de la productivité ou encore la croissance de la population mondiale.ROBO Global a ainsi développé un indice dédié, ROBO Global Robotics and Automation. L'émetteur de produits indiciels cotés ETF Securities, soucieux de se diversifier depuis quelques années au-delà de son expertise historique, les matières premières, a ainsi conclu un partenariat avec ROBO Global Europe afin de proposer une stratégie ETF dédiée à la robotique. Avec un démarrage un peu lent mais qui a depuis pris son envol. La stratégie dédiée, lancée fin 2015 et réservée à une clientèle institutionnelle, affiche désormais un encours de quelque 350 millions de dollars.L’indice de référence affiche une progression de 400% sur dix ans, de 18% sur un an et de 10% depuis le début de l’année. Constitué à partir d’un univers de référence de 300 sociétés cotées, l’indice, «rebalancé» tous les trimestres, compte actuellement 81 sociétés dont les trois quarts sont des petites et moyennes entreprises en pleine croissance.
Membre du pôle de compétitivité Mont-Blanc Industries, Alpen’Tech a sollicité le FCPR Arve Industries Capital pour son projet de développement industriel. Le Crédit Agricole des Savoie (CADS Capital), la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes et Amundi Private Equity Funds (PEF), respectivement partenaires financiers et gérant du FCPR, soutiennent activement l’industrie de l’usinage de précision, du décolletage et de la mécatronique depuis plusieurs années. Ils accompagnent désormais le développement du groupe Alpen’Tech, dont CADS Capital est déjà partenaire financier historique. Ils sont rejoints dans cette opération par Bpifrance qui fait son entrée au capital du Groupe, au sein duquel figure également BP AURA depuis plusieurs années. Aucune précision n’est fournie sur les participations et les montants de ces opérations.
Frey a annoncé lors de la publication de ses résultats annuels 2016 envisager une augmentation de capital d’un montant d’environ 100 millions d’euros afin d'«assurer la quote-part en fonds propres des financements de tout ou partie des projets en cours de lancement ou de ceux pouvant être concrétisés dans les prochains mois». «Cette augmentation de capital, qui pourrait être réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires ou délai de priorité, est envisagée au deuxième trimestre 2017, sous réserve des conditions de marché», précise la foncière. Elle dispose d’un portefeuille de projets en développement de 845 millions d’euros à un horizon de 5 ans.
La Cour constitutionnelle sud-coréenne a confirmé vendredi à l’unanimité des huit juges la destitution de la présidente Park Geun-hye, votée en décembre par les députés après sa mise en cause dans une affaire de trafic d’influence. Park Geun-hye, 65 ans, est la première dirigeante sud-coréenne démocratiquement élue à être ainsi écartée du pouvoir. Le Premier ministre, Hwang Kyo-ahn, continuera à assurer l’intérim jusqu'à la tenue d’une élection présidentielle anticipée dans un délai de 60 jours, comme le prévoit la Constitution. S’il décidait de démissionner pour se présenter à l'élection, comme le spéculent certains médias coréens, il serait remplacé par son ministre des Finances.
Le cours de l’action Atos est parfaitement stable en fin de matinée à la Bourse de Paris, malgré l’annonce hier par Euronext de la prochaine intégration au CAC 40 du titre de la société de services informatiques. Atos remplacera Klépierre à compter du 20 mars. Le cours de la foncière cède pour sa part 1,22%.
La valeur de la livre turque progressait de 0,8% ce matin face au dollar, la plus forte hausse parmi les devises émergentes, après que la banque centrale du pays a adjugé un milliard de dollars en swaps de change sur le marché à un taux fixé à 0,75% pour les opérations en dollar et à 11% pour celles en livre turque. Cette dernière s’est dépréciée de 5% face au billet vert au cours des deux dernières semaines. L’autorité a pourtant légèrement resserré ses conditions monétaires lors de ses opérations quotidiennes au cours de cette semaine, avant sa prochaine réunion qui se tiendra jeudi prochain, un jour après celle de la Réserve fédérale américaine (Fed). Un nouveau resserrement des taux est attendu par le consensus.
Lors d’une conférence de presse organisée ce matin, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhou Xiaochuan, a alerté sur le niveau d’endettement des sociétés chinoises jugé «trop élevé». Dans ce contexte, il a même ajouté qu’un effort particulier serait fait par les autorités pour restructurer celles dont le niveau d’endettement est le plus fort et pour réduire les excès de capacités dans certains secteurs, en retirant le soutien que leur accordait jusqu’à présent les banques. De son côté, la PBOC s’engage à ne pas alimenter ce risque en menant une politique monétaire trop laxiste. «Ce processus se fera sur le moyen terme et n’aura pas de résultats visibles à court terme compte tenu du niveau élevé du stock actuel de dette», a néanmoins précisé Zhou Xiaochuan. La Banque des règlements internationaux estime la dette des sociétés chinoises à 169% du PIB du pays.
AccorHotels prévoit d’ouvrir un hôtel cinq étoiles sur l’avenue des Champs-Elysées à l’horizon 2021, a indiqué une porte-parole, confirmant une information du quotidien Le Figaro. Sous enseigne SO Sofitel, l'établissement disposera d’une centaine de chambres avec une piscine sur le toit. Le permis de construire de ce projet a été déposé par Groupama, le propriétaire du bâtiment situé 144-150 avenue des Champs-Elysées. L’ouverture de l'établissement est prévue en 2021 sous réserve de l’obtention du permis de construire. AccorHotels dispose déjà d’un Sofitel proche de l’Arc de Triomphe, à proximité des Champs-Elysées.
Les Sénateurs américains ont alerté hier soir sur le fait que l’adoption du programme de réforme fiscale souhaité par le président Donald Trump devrait « prendre plus de temps » que prévu. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avait indiqué qu’il tablait sur une adoption avant le mois d’août prochain. «Nous devons d’abord boucler le débat sur le programme de santé, avant de passer à celui sur les impôts», a indiqué le chef des Républicains au Sénat, Mitch McConnell. Les marchés attendent avec impatience la mise en place des baisses d’impôts sur les ménages et sur les entreprises promises par Donald Trump et espèrent qu’elles auront un effet positif sur l’activité aux Etats-Unis.
Pour son troisième LBO, le groupe alsacien de services à domicile Viasphère repasse sous le contrôle de son management, incarné par Christian Lehr, à l’occasion de la sortie du fonds Intermediate Capital Group. Viasphère était précédemment passé entre les mains d’Atria et Edmond de Rothschild Capital Partners. La société est valorisée 70 millions d’euros, soit l’équivalent de son chiffre d’affaires en 2016. Elle souhaite atteindre 100 millions d’ici à deux ans. Siparex a investi 6 millions d’euros, Alliance Entreprendre et Bpifrance 5 millions chacun, et Euro Capital 1,5 million. Christian Lehr s’est associé à deux chefs d’entreprise alsaciens pour prendre la majorité du capital, soit plus de 17,5 millions d’euros. L’opération inclut environ 30 millions d’euros de dette.
L’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques a communiqué hier sur la nouvelle allocation stratégique d’actifs décidée par son conseil d’administration fin 2016. Celle-ci repose sur «un univers plus diversifié permettant d’améliorer la stabilité des investissements». L’Ircantec investira à 10% en obligations souveraines nominales, à 20% en emprunts d’Etat indexés sur l’inflation, à 20% en obligations corporates, à 40% en actions et à 10% en immobilier et autres actifs non cotés. Gérée par la Caisse des dépôts, l’Ircantec affiche des réserves de 9,8 milliards d’euros.
Le poids de l’industrie manufacturière dans l'économie européenne a sensiblement reculé entre 1995 et 2015, un phénomène qui a touché tous les grands pays à l’exception de l’Allemagne, selon une étude publiée hier par l’Insee. La valeur ajoutée du secteur a progressé de 2,4% en moyenne annuelle sur ces vingt années, un rythme inférieur à la croissance de l’ensemble de l'économie (+3,5%), ce qui fait qu’au bout du compte son poids est passé de 19,6% à 15,9% sur la période. Le recul a été marqué pour le Royaume-Uni (17,5% à 9,8%), la France (16,2% à 11,2%) et l’Italie (20,9% à 15,8%), plus limité en Espagne (17,6% à 14,2%). L’Allemagne, première économie européenne, a sauvé les meubles avec une proportion stable à 22,8%.
Euronext a annoncé hier dans un communiqué la recomposition des indices de la famille CAC, qui prendra effet le 20 mars. La valeur Klépierre est retirée du CAC 40 et remplacée par Atos, Klépierre prend sa place au sein du CAC Next 20. CGG est retirée du CAC Mid 60 et du SBF120, Soitec et Tarkett y sont introduites.
Donald Tusk a été reconduit hier à la présidence du Conseil européen malgré l’opposition de son pays natal, la Pologne, en obtenant le soutien des 27 autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. Le président français, François Hollande, avait défendu la candidature de l’ancien Premier ministre polonais «à la fois pour des raisons de continuité, de cohérence, de stabilité». Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, a annoncé que seule la Première ministre polonaise, Beata Szydlo, s'était opposée à cette décision.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis après un creux de près de 44 ans touché la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. Elles ont augmenté de 20.000 à 243.000 lors de la semaine au 4 mars, la statistique de la semaine précédente étant inchangée, mais la tendance reste cependant à un resserrement du marché du travail. Les économistes attendaient en moyenne 235.000 inscriptions au chômage la semaine dernière.
L'économie irlandaise a enregistré en 2016 une croissance de 5,2%, réalisant la meilleure performance de l’Union européenne pour la troisième année de suite. D’un trimestre à l’autre, le PIB a augmenté de 2,5% sur la période octobre-décembre, contre une progression de 4% au troisième trimestre, a précisé hier le bureau central des statistiques. Si le département des Finances irlandais pense que la croissance du pays devrait rester supérieure à 3% au cours de chacune des trois prochaines années, il estime qu’un «Brexit dur» pourrait amputer le PIB irlandais de 3,5% en une décennie.
Les négociations à Athènes entre la Grèce et ses créanciers sur la sortie de crise du pays se sont conclues hier sans accord en dépit de «progrès», a indiqué une source gouvernementale grecque à l’AFP. «Cette phase des discussions est terminée, il y a eu de bons progrès mais il reste encore des difficultés, que nous allons tenter de régler d’ici la réunion, le 20 mars, des ministres des Finances de la zone euro», a indiqué cette source. Les blocages portent sur le marché du travail, dont le FMI réclame plus de dérégulation, et sur le dosage de la politique budgétaire du pays à partir de 2019, a-t-il précisé. Le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a répété dans la matinée qu’Athènes tablait sur un accord «technique» à l’Eurogroupe du 20 mars, pour rester sous perfusion et préparer son retour sur les marchés.
Le patrimoine net des ménages aux Etats-Unis a atteint le niveau record de 92.800 milliards de dollars (87.650 milliards d’euros) au quatrième trimestre 2016, grâce à la progression des cours des actions et à l’augmentation des prix de l’immobilier. Ces deux éléments ont contribué à hauteur de 2.000 milliards de dollars à l’accroissement du patrimoine des ménages sur la période, selon les données publiées hier par la Réserve fédérale (Fed). Le ratio rapportant le patrimoine net des ménages à leur revenu disponible a également atteint un nouveau pic sur la période, à 6,5. L’augmentation de ce ratio signale ainsi que la hausse des revenus des ménages n’a pas suivi l’accroissement très vigoureux de leur richesse patrimoniale.