Durant la semaine au 11 octobre, les investisseurs ont encore manifesté un appétit très marqué pour les actifs risqués. Les entrées nettes dans les fonds actions se sont ainsi élevées à 11,6 milliards de dollars, leur plus haut niveau depuis le mois de juin, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les souscriptions dans les fonds actions sont aussi deux fois plus élevées que celles dans les fonds obligataires qui ont attiré 5,5 milliards de dollars, selon l'étude qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. La collecte des fonds monétaires est restée limitée, avec un montant d’un peu plus de 2 milliards de dollars.Au sein des fonds actions, toutes les zones géographiques ont bénéficié de flux nets positifs. Les fonds d’actions américaines ont même enregistré leurs premières entrées nettes depuis quatre semaines, pour un montant de 400 millions de dollars, tandis que les fonds d’actions émergentes affichaient des entrées nettes de 3,3 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux actions européennes continuent d’attirer les souscriptions, cette semaine pour un montant de 900 millions de dollars, malgré les inquiétudes que peuvent susciter à des degrés divers la situation politique en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni ou encore en Allemagne.L'étude hebdomadaire relève que pour la première fois depuis onze semaines, les fonds actions gérés activement ont enregistré des entrées nettes, à hauteur de 2 milliards de dollars. Les analystes de Bank of America Merrill Lynch ajoutent toutefois que l’engouement pour la gestion passive reste prégnant avec une collecte nette de 9,6 milliards sur les fonds indiciels cotés (ETFs) sur la semaine écoulée et de 332 milliards de dollars depuis le début de l’année.Côté obligataire, les fonds émergents ont encore attiré 1,7 milliard de dollars, enregistrant ainsi de flux nets positifs sur 37 des 38 dernières semaines. En Europe, les fonds obligataires ont renoué avec la collecte mais l’essentiel des flux est allé dans des fonds avec des mandats régionaux diversifiés. EPFR Global relève par ailleurs que les fonds d’obligations norvégiennes ont encore été les seuls parmi les principaux pays européens à attirer des souscriptions significatives.