L’indice mondial de confiance des investisseurs proposé par State Street Global Exchange s’établit à 96,9 en octobre, en baisse de 7,5 points par rapport au niveau de 104,4 (en données corrigées) enregistré en septembre. La baisse de 8,7 points à 96,8 de la confiance en Amérique du Nord est à l’origine du repli global de la confiance des investisseurs. A cela s’ajoutent la baisse de 6,7 points de l’indice asiatique à 96,2 et le recul de 0,7 point de l’indice européen à 93,1.« En octobre, nous avons observé une chute de la confiance mondiale à des niveaux comparables à ceux de mars dernier » commente Kenneth Froot, l’un des créateurs de l’indice. « Les investisseurs intègrent peut-être les effets actuels de la normalisation de la politique monétaire et de la nomination potentielle d’un Président moins accommodant à la tête de la Réserve fédérale américaine. Par ailleurs, la situation reflète éventuellement de nouvelles préoccupations quant à l’impact d’un dollar fort sur les marchés émergents en Asie. Face à la persistance des inquiétudes géopolitiques, nous devrons attendre pour voir comment la confiance des investisseurs va évoluer d’ici la fin de l’année. » « Que le repli de la confiance des investisseurs soit principalement attribuable aux investisseurs d’Amérique du Nord n’est pas si surprenant dans la mesure où l’attention des marchés est largement accaparée par les événements dans la région. » ajoute Tim Graf, directeur de la stratégie Macro de State Street Global Markets EMEA.
Les actifs sous gestion des fonds domiciliés au Luxembourg a franchi le seuil des 4.000 milliards d’euros pour s’inscrire à 4.037 milliards d’euros au 30 septembre 2017, a annoncé l’Association luxembourgoise des fonds d’investissement (Alfi). Les encours affichent ainsi une progression de 7,9% depuis le début de l’année 2017, « principalement en raison de souscriptions nettes », indique l’Alfi dans un communiqué qui ne dévoile pas le chiffre précis de cette collecte nette. « Cette croissance des actifs sous gestion démontre clairement la confiance des gestionnaires d’actifs, des distributeurs de fonds et des investisseurs pour notre centre de gestion de fonds, juge Denise Voss, présidente de l’Alfi, citée dans un communiqué. Désormais, le Luxembourg est le deuxième plus grand marché de la gestion d’actifs au monde, derrière les Etats-Unis, se targue l’Alfi qui rappelle que « les encours sont passés de 3.000 milliards à 4.000 milliards d’euros en seulement trois ans ». « Les fonds luxembourgeois sont désormais distribués dans plus de 70 pays à travers le monde et nous comptons maintenant 4.100 fonds domiciliés au Luxembourg », note l’Alfi.
On se souvient de la tirade de Lloyd Blankfein, qui estimait en 2009 que Goldman Sachs faisait le « travail de Dieu ». L’âge aidant, David Rubenstein (photo) verse lui aussi dans le mysticisme. A 68 ans, le cofondateur de Carlyle vient d’annoncer un passage de témoin à la tête du fonds d’investissement américain. « Les firmes de private equity paraissent avoir la faveur de Dieu car leurs fondateurs ne semblent pas mourir tôt », s’est-il réjoui dans le Wall Street Journal. Fort du soutien divin, David Rubenstein restera président non exécutif de Carlyle et espère mourir au bureau. Même les marchands du temple ont droit à la béatitude.
Le bonheur, c’est simple comme une IPO. En témoignent les mines des patrons de Bawag et de la Bourse de Vienne, Anas Abuzaakouk et Christoph Boschan, sonnant conjointement la cloche le 25 octobre à l’ouverture de cotation de la banque autrichienne. D’autant plus réjouissant que le titre a intégré dès le surlendemain l’indice phare local ATX, au sein duquel le secteur financier est roi. Bawag rejoint Erste et Raiffeisen, les trois banques s’adjugeant près d’un tiers de l’indice. En y ajoutant deux assureurs et quatre foncières, le secteur croque la moitié de l’ATX. Oubliez la famille Strauss, ses valses et ses polkas, la vraie spécialité autrichienne, c’est la finance. Le romantisme se perd sur les rives du Beau Danube bleu.
Coup de balai sur les parquets. Le « floor » de la Bourse de Hong Kong (photo), où s’époumonaient les courtiers de la place financière asiatique depuis 31 ans, va fermer ses portes, après tant d’autres. Il aura connu le krach de 1987 et l’épidémie de Sras, mais surtout un lent déclin, avec seulement 30 pensionnaires aujourd’hui contre 600 à l’orée du millénaire, et un poids devenu négligeable dans les transactions. Quelques nostalgiques, tel le New York Stock Exchange, n’ont pas sacrifié ce symbole au trading électronique. Hong Kong transformera son parquet en espace de conférences et d’expositions, comme le Palais Brongniart, que seuls certains manifestants anticapitalistes prennent encore pour le temple de la finance en France.
La PBoC a été obligée d'injecter 230 milliards de yuans de liquidités depuis vendredi pour freiner la hausse du taux 10 ans, à un plus haut depuis 3 ans.
Le Conseil de stabilité financière (CSF ou FSB) a publié hier son rapport sur les conséquences de l’utilisation croissance de l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique dans la finance. «Les institutions financières ont de plus en plus recours à l’IA et à l’apprentissage automatique dans une variété d’applications, notamment pour déterminer la qualité de crédit, évaluer et commercialiser les contrats d’assurance et automatiser les interactions avec leurs clients. Elles optimisent leurs rares ressources en capital grâce à [ces] techniques, contrôlent leurs modèles a posteriori et analysent l’effet d’importantes positions de marché. Parallèlement, les hedge funds et les courtiers les utilisent pour détecter de meilleures sources de rendement et optimiser l’exécution des ordres», explique en préambule le CSF. Le conseil estime qu’un meilleur traitement de l’information peut rendre le système financier plus efficace. De même, l’IA et l’apprentissage automatique sont susceptibles de faciliter le travail des autorités de réglementation et révéler des corrélations inattendues dans le système. En revanche, ces technologies pourraient accroître la dépendance à l'égard des tierces parties, créant de nouveaux acteurs systémiques en dehors du périmètre des régulateurs. En outre, la difficulté à interpréter et à auditer ces technologies pourrait faire émerger un risque macro-économique.
Le groupe minier et de négoce de matières premières a annoncé mardi son retrait de la Bourse de Hong Kong - un coup dur pour cette Place qui peine à attirer les multinationales. Glencore, qui avait décidé une double cotation à Londres et à Hong Kong en 2011, explique sa décision par le manque d’appétit des investisseurs pour son titre coté en Asie. Ce retrait sera effectif le 31 janvier 2018 et n’affectera pas la cotation du titre à Londres et Johannesbourg.
Les prix immobiliers des 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 5,9% en août sur un an, montrent ce mardi les résultats de l’enquête mensuelle S&P CoreLogic Case-Shiller. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une progression de 6,0% après celle de 5,8% en juillet. Sur une base mensuelle et en données corrigées des variations saisonnières, les prix immobiliers de ces 20 grandes métropoles progressent de 0,5%, après +0,4% (révisé) en juillet, alors que le consensus attendait en moyenne une augmentation de 0,4%.
Le constructeur PSA et la banque BNP Paribas ont annoncé mercredi la conclusion de leur acquisition conjointe des activités de financement automobile d’Opel et Vauxhall, filiales européennes de General Motors dont PSA a annoncé l’achat en mars. Ils se donnent 100 jours pour présenter un plan stratégique pour générer une croissance rentable des marques Opel Bank, Opel Financial Services et Vauxhall Finance. Celles-ci représentaient un encours d’environ 9,6 milliards d’euros fin 2016 et sont désormais regroupées au sein d’une même entité dotée d’une nouvelle direction. Alexandre Sorel (Banque PSA Finance) en est le directeur général, soutenu par deux directeurs généraux adjoints, Pascal Brasseur (BNP Paribas Personal Finance) et Erhard Paulat (Opel Bank), précisent PSA et BNP Paribas dans un communiqué commun. PSA a bouclé le 1er août l’achat des activités automobiles d’Opel et Vauxhall. Il a annoncé la suppression de 400 emplois dans l’usine Vauxhall d’Ellesmere Port, en Grande-Bretagne.
EDF a annoncé mardi avoir conclu la cession d’un portefeuille immobilier de 400.000 mètres carrés au fonds d’investissement Tikehau Capital (TKO.FR) pour un montant non communiqué. Les 200 bureaux et locaux d’activité concernés resteront loués par EDF. Cette cession avait initialement été annoncée en juillet.
Euronext a annoncé mercredi un nouvel accord définitif avec la chambre de compensation LCH SA sur la fourniture de services de compensation sur des produits dérivés et des contrats de dérivés de matières premières. Dans le cadre de cet accord, dont une première version avait été présentée début août, Euronext a convenu d'échanger sa participation actuelle de 2,3% dans LCH Group contre une participation de 11,1% dans sa filiale française LCH SA, précise l’opérateur boursier dans un communiqué. L’accord est conclu pour dix ans et devrait être effectif dans les prochains mois après son examen par les autorités de régulation. Euronext réalisera une plus-value nette d’environ 24 millions d’euros à cette occasion. L’opérateur des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne disposera d’un droit de préemption sur LCH SA au cas où LCH Group décide de vendre plus de 50% du capital de sa filiale. LCH Group fait partie de LSE Group, l’opérateur de la Bourse de Londres.
La confiance du consommateur aux Etats-Unis s’est nettement améliorée en octobre, montre mardi l’enquête mensuelle du Conference Board. L’indice de confiance calculé par l’organisation patronale est ressorti à 125,9, son niveau le plus élevé depuis décembre 2000, contre 120,6 en septembre, ce dernier chiffre étant révisé en hausse par rapport à celui de 119,8 publié en première estimation. Le consensus Reuters était à 121,0 pour octobre. La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle a progressé à 151,1 contre 146,9 (révisé de 146,1) et celle des anticipations est montée à 109,1 contre 103,0 (102,2 en première estimation).
La Banque du Japon (BOJ) a réduit mardi certaines de ses prévisions de prix et maintenu sa politique monétaire destinées à stimuler l’inflation. Le comité de politique monétaire de la BOJ a voté pour un maintien de l’objectif de rendement des obligations souveraines japonaises à 10 ans autour de zéro et d’un taux d’intérêt à court terme à -0,1%. La banque centrale a également maintenu son engagement à racheter pour 80.000 milliards de yens (près de 608 milliards d’euros) d’emprunts d’Etat par an. Par ailleurs, la BOJ a indiqué que les prix à la consommation de base hors produits alimentaires frais devraient augmenter de 0,8% au cours de l’exercice qui se terminera en mars 2018, contre une hausse de 1,1% prévue en juillet. Elle a également réduit sa projection pour l’exercice suivant à 1,4%, contre +1,5% précédemment.
Après des fusions comme Alstom, Alcatel ou STX, une commission d’enquête sur la politique industrielle de l’Etat et sur les moyens pour «protéger les fleurons industriels» a été créée à l’Assemblée à l’initiative du parti Les Républicains (LR), rapportait mardi l’AFP de source parlementaire. Les députés LR jugent nécessaire de «s’interroger sur les moyens juridiques, économiques et financiers dont dispose l'État mais aussi de la stratégie adoptée, pour favoriser le maintien en France de notre patrimoine industriel stratégique».
Permira a annoncé hier l’acquisition de la société de conseil Duff & Phelps pour 1,75 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros). Le fonds de capital-investissement américain cherche à répondre à une demande croissante pour des services de conseils face aux exigences croissantes des régulateurs vis-à-vis de la conformité et des pratiques des entreprises. Cette opération, qui devrait être bouclée au premier trimestre 2018, est la première réalisée par Permira dans les services financiers aux Etats-Unis. Parmi les vendeurs, se trouvent le fonds de capital-investissement Carlyle et la société de gestion Neuberger Berman. Permira est conseillé par UBS et Skadden Arps Slate Meagher & Flom, tandis que Duff & Phelps est épaulé par Evercore et les cabinets d’avocats Kirkland & Ellis et Lewis & Bockius.
La consommation des ménages français a progressé de 0,9% sur un mois en septembre, un rebond supérieur aux attentes notamment entretenu par la forte progression de la consommation d'énergie et les achats alimentaires, selon les données publiées mardi par l’Insee. L’institut a parallèlement revu en légère hausse l'évolution de ces dépenses en août, qui s'établit désormais à -0,2% contre -0,3% en première estimation. Sur l’ensemble du troisième trimestre, les dépenses de consommation des ménages en biens ont légèrement accéléré, augmentant de 0,7% après avoir progressé de 0,6% au trimestre précédent.
Le géant minier et du négoce de matières premières a annoncé aujourd’hui son retrait de la Bourse de Hong Kong, un coup dur pour la place asiatique qui peine à attirer les grandes entreprises multinationales. Glencore, qui avait décidé une double cotation à Londres et à Hong Kong en mai 2011 dans le cadre d’une opération de 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros), explique sa décision par le manque d’appétit des investisseurs pour son titre coté dans la région sur lequel s’effectuent trop peu de transactions à son goût. Ce retrait sera effectif le 31 janvier 2018 et il n’affectera pas la cotation du titre à Londres et à Johannesbourg.