La population active en Chine a atteint l’an dernier son niveau le plus bas depuis 2009, passant sous la barre du milliard pour la première fois depuis 2010, selon le Bureau national des statistiques. Les travailleurs chinois âgés de 15 à 64 ans étaient 998,3 millions en 2017, contre 1,0026 milliard pour le bilan précédent. Le nombre de personnes de plus de 65 ans a par ailleurs augmenté pour atteindre 11,4% de la population, contre 10,8% en 2016. Ce vieillissement intervient alors que le nombre des naissances a chuté de 3,5 points, malgré la fin de la politique de l’enfant unique en 2016, entraînant un déficit grandissant du système des retraites.
Les eurodéputés ont adopté hier la mise en place d’une commission spéciale «crime financier, évasion fiscale et fraude fiscale». La nouvelle structure aura un an pour délivrer un rapport non contraignant. Les membres de la commission spéciale pourront se pencher sur une série de questions liées, telles que la fraude à la TVA, l'économie numérique, les traités bilatéraux ou le processus européen delisting des paradis fiscaux. La composition de la nouvelle structure (45 députés) devrait être votée à la mi-mars.
Après avoir dévoilé fin 2017 le résultat de sa consultation portant sur la méthode supportant trois taux de référence au jour le jour, destinés à remplacer le Libor, la Réserve fédérale américaine a annoncé hier que ceux-ci seront publiés à compter du 3 avril prochain. Le plus large de ces taux basés sur des opérations de repo est le Secured Overnight Financing Rate (SOFR). Il sera complété par le Broad General Collateral Rate (BGCR) and Tri-Party General Collateral Rate (TGCR).
Un groupe de hackers russes, APT28, a réussi à s’introduire dans les ordinateurs des ministères allemands des Affaires étrangères et de la Défense et à voler des données, ont rapporté hier des médias allemands. Selon des sources proches des services de sécurité citées par les médias, les responsables de la sécurité ont constaté la cyberattaque en décembre. Les pays occidentaux lient APT28 à l’un des services d’espionnage russes, et le tiennent pour responsable de différentes cyberattaques comme celle contre le Comité national démocrate, avant les élections américaines de 2016, et contre la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, en 2015.
Hope Hicks, directrice de la communication de la Maison Blanche, va quitter ses fonctions, a annoncé la présidence américaine hier soir. La date exacte à laquelle sa démission prendra effet n’a pas encore été arrêtée, a déclaré la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. Son départ, a-t-elle toutefois précisé, n’est pas lié à la déposition qu’elle a effectuée mardi devant une commission du Congrès dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016.
En raison du départ à la retraite prochain d’Azim Valimamode, la Carac (Caisse autonome de retraite des anciens combattants) recherche un gérant pour la poche diversification de son portefeuille a appris Instit Invest. «Nous ne souhaitons pas particulièrement accroître nos investissements dans le non coté, mais il s’agit d’une poche qui a des spécificités fortes et nécessite un pilotage par un spécialiste», précise Fabrice Hammouche, directeur financier de la caisse depuis le départ de Guillaume Ville en novembre 2017. Selon lui, l’arrivée d’une nouvelle recrue s’inscrira dans le cadre plus large d’une réorganisation de l'équipe de gestion d’actifs, laquelle est actuellement à l'étude, notamment pour faire suite à sa promotion et rationaliser la gestion financière. Egalement à la recherche d’un «chargé de contrôles et reporting gestion d’actifs», l’institution a en outre indiqué «recentrer les missions de la direction des investissements sur la définition de la politique de placements de la mutuelle et sa mise en œuvre. Les activités middle et back office titres sont dès lors transférées à la direction de la comptabilité.» Pour rappel, à fin octobre 2017, le portefeuille de la Carac (11,6 milliards d’euros d’actifs) était composé à 74% d’actifs obligataires, 13% d’actions (dont 9,4% de non cotées), 8% d’immobilier et 4% de monétaire. L’exposition de la caisse aux actifs alternatifs s'élevait pour sa part à 1%.
Malgré de récentes précisions jurisprudentielles, le contour des prestations relevant du monopole légal des géomètres-experts demeure flou, selon l’Autorité de la concurrence. Dans un avis, l’Autorité recommande au législateur de mettre un terme à cette imprécision et de redéfinir précisément le monopole légal des géomètres-experts. Elle suggère de réexaminer à cette occasion les justifications techniques, juridiques et économiques qui ont jusqu’ici fondé l’octroi de prestations exclusives aux géomètres-experts.
Le groupe de distribution E.Leclerc a été la cible d’une perquisition de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, qui s’est achevée mercredi matin, a fait savoir la DGCCRF. Cette perquisition, entamée mardi, visait le siège du numéro un de la distribution alimentaire en France, à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Le groupe a précisé que ces investigations portaient, «comme prévu et annoncé», sur les négociations commerciales annuelles entre les distributeurs et leurs fournisseurs, qui devaient s’achever ce mercredi.
Le nombre des promesses de vente dans l’immobilier ancien aux Etats-Unis a baissé contre toute attente en janvier, au plus bas depuis plus de trois ans, attestant à son tour d’un possible ralentissement du marché immobilier. La fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a ainsi annoncé un indice de 104,6 mercredi, en baisse de 4,7% sur le mois précédent, et l’indice de décembre a été revu à la baisse, à 109,8. Le consensus des économistes anticipait un indice en hausse de 0,3% le mois dernier.
La croissance de l’activité manufacturière dans la région de Chicago a ralenti plus nettement que prévu en février après son tassement du mois précédent, montre l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats de l’institut ISM publiée aujourd’hui. L’indice PMI de Chicago est ressorti à 61,9, au plus bas depuis août 2017, contre 65,7 en janvier. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un repli moins marqué de l’indice, à 64,2.
En janvier, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 7,3 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. L’année 2018 commence donc fort pour les fonds italiens, qui avaient collecté 5,4 milliards en décembre et près de 77 milliards d’euros sur l’ensemble de 2017.La collecte a été tirée par les fonds flexibles, qui ont drainé plus de 3 milliards d’euros. Les fonds actions et les fonds diversifiés attirent 1,9 milliard et 1,7 milliard, tandis que les fonds monétaires voient entrer 1,9 milliard. Seuls les fonds obligataires sont dans le rouge, avec 1,3 milliard de sorties.Les encours des fonds ouverts ont ainsi atteint 1.022 milliards d’euros fin janvier. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours ressortent à 2.097 milliards.En, janvier, c’est Generali qui se classe haut la main en tête des sociétés de gestion ayant le plus collecté, avec 4,6 milliards d’euros. Amundi arrive loin derrière avec 986 millions d’euros, devant Intesa Sanpaolo, avec 745,2 millions d’euros. Les trois principaux groupes de gestion en Italie en termes d’encours occupent ainsi le haut du classement.Parmi les rares sociétés à avoir décollecté figurent Lyxor (-379 millions), Banco BPM (-356 millions) et Axa IM (-345 millions).
L'économie française a enregistré une croissance de 2,0% en 2017, sa meilleure performance depuis six ans, selon les données publiées ce matin par l’Insee, qui revoit en hausse de 0,1 point sa première estimation publiée fin janvier. L’institut a dans le même temps confirmé la hausse de 0,6% du produit intérieur brut du quatrième trimestre, venant après celle de 0,5% des trois mois précédents. La croissance de 2017 marque un net changement de rythme après trois années poussives où le PIB n’avait progressé que de 1,0% (2014 et 2015) puis de 1,1% (2016). L'économie française n’avait pas connu une année aussi vigoureuse depuis le rebond d’après-crise, sans lendemain, de 2011 (+2,1%). Par rapport à la première estimation, les composantes de la croissance du quatrième trimestre sont quasiment inchangées, à savoir 0,5 point provenant de la demande intérieure et 0,6 point du commerce extérieur, alors que la contribution de la variation des stocks des entreprises a été légèrement révisée (-0,4 point au lieu de -0,5 point).
Les eurodéputés doivent voter ce jeudi la mise en place d’une commission spéciale «crime financier, évasion fiscale et fraude fiscale». La nouvelle structure, qui aura un an pour délivrer un rapport non contraignant, prendra la suite de deux autres commissions temporaires du Parlement – celle lancée sur les tax rulings en 2015, et celle consacrée aux suite des «Panama Papers» en 2016.
La consommation des ménages français en biens a accusé une baisse de 1,9% en janvier, après avoir déjà reculé de 1,2% en décembre, sous l’effet d’une chute de la consommation d'énergie et d’un repli des achats de matériels de transport, selon l’Insee. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne sur une hausse de 0,4% des dépenses de consommation le mois dernier.
La Commission européenne a publié ce matin un projet de traité sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. L’ébauche de traité reprend des dispositions agréées entre les deux parties en décembre sur plusieurs questions clefs, dont celle de la frontière irlandaise. «Ce texte ne contient aucune surprise pour nos partenaires britanniques» a déclaré Michel Barnier, le négociateur européen, lors de la présentation du projet d’accord qui compte près de 120 pages.
La croissance du secteur manufacturier chinois a ralenti plus que prévu en janvier, en raison de la modération du marché immobilier et de normes anti-pollution plus strictes qui ont freiné la production industrielle. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) a reculé à 51,3 en janvier contre 51,6 en décembre, tout en restant pour le 18e mois consécutif au-dessus de la barre de 50 (qui sépare croissance et contraction). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 51,5. Les sous-indices de la production, des entrées de commandes et des importations ont tous montré une croissance modérée, mais celui des commandes à l’export est passé sous 50, à 49,5.
L’inflation a de nouveau ralenti en février en zone euro, selon l’estimation publiée ce mercredi par Eurostat, qui a chiffré sa hausse à 1,2% ce mois-ci sur un an. En janvier, l’inflation s'était élevée à 1,3%, en baisse sur décembre 2017 (1,4%).
Dans une étude publiée hier sur les banques danoises, l’agence de crédit estime que ce secteur offre des perspectives stables en raison d’une croissance économique qui devrait rester soutenue au Danemark, ce qui favorisera une amélioration des structures de bilan. Le niveau des créances douteuses du secteur bancaire danois devrait ainsi passer en dessous du seuil de 1,8% du total des créances brutes en 2018, contre un pic de 4,3% atteint en 2013 en raison des retombées de la crise financière.
Deutsche Bank a annoncé hier soir avoir passé un accord de 240 millions de dollars (196 millions d’euros) avec la justice américaine pour régler une affaire de manipulation présumée du taux interbancaire Libor. La transaction faite avec un tribunal de Manhattan doit encore être validée par un juge. La banque allemande a démenti toute infraction mais a accepté de transiger pour s'épargner les risques, coûts et perturbations d’un contentieux devant les tribunaux.
Le groupe Walt Disney a annoncé hier un investissement de 2 milliards d’euros pour agrandir le parc Disneyland Paris et y ajouter trois nouvelles zones à thème consacrées aux super-héros de Marvel, au dessin animé La Reine des neiges et à La Guerre des étoiles. Le programme de développement du parc de loisirs, qui s'étalera sur plusieurs années à partir de 2021, a été présenté par le PDG du groupe américain du divertissement Robert Iger au président Emmanuel Macron qu’il a rencontré à l’Elysée.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a édicté hier de nouvelles règles pour l’activité de cartes de crédit revolving, applicables à compter du 1er mars. La réforme, dont le principe était déjà connu, vise à limiter le surendettement des particuliers. Les prêteurs devront proposer des solutions de remboursement aux emprunteurs présentant un solde débiteur persistant depuis plus de 18 mois. L’industrie a jusqu’au 1er septembre pour se conformer aux nouvelles règles. Celles-ci pourraient faire économiser chaque année entre 300 millions et 1,3 milliard de livres (entre 340 millions et 1,48 milliard d’euros) aux consommateurs, estime la FCA.
La confiance du consommateur aux Etats-Unis s’est améliorée plus que prévu en février, atteignant un pic depuis novembre 2000, montrait hier l’enquête mensuelle du Conference Board. L’indice de confiance calculé par l’organisation patronale est ressorti à 130,8, contre 124,3 en janvier (125,4 en première estimation il y a un mois). Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse limitée à 126,6. La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle a augmenté à 162,4 contre 154,7 en janvier (155,3 en première estimation) et celle des anticipations s’est établie à 109,7 contre 104,0 (105,5 en première estimation).
Après les déclarations de Jerome Powell, le marché anticipe désormais quatre hausses des Fed funds cette année. Le dollar est remonté à 1,22 pour un euro.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 2,6% en rythme annualisé au premier trimestre, montrait hier le modèle de prévision GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta, au vu des chiffres préliminaires des échanges de marchandises et des commandes de biens durables en janvier. La dernière estimation en date du 16 février donnait un rythme de croissance du PIB de 3,2% pour le trimestre en cours.
Plus de 10 Bourses étrangères ont manifesté leur intérêt pour une prise de participation de contrôle dans le Tel Aviv Stock Exchange (TASE), l’opérateur de la Bourse de Tel Aviv, a rapporté hier une source proche du groupe citée par Reuters. En septembre dernier, TASE a renoncé à sa structure mutualiste pour devenir une entreprise commerciale, rachetant les parts de ses actionnaires en vue d’une cotation sur son propre marché, prévue pour 2019. Le groupe a ainsi été valorisé l'équivalent de 150 millions de dollars (122 millions d’euros). Le directeur général, Itai ben-Zeev, prévoit de céder 71,5% du capital à une Bourse étrangère avant la cotation. Les banques anciennement membres conserveront 22% du capital et 6% des actions seront réservées au personnel. Selon les médias israéliens, les Bourses de Londres, Toronto, Hong Kong et Singapour comptent parmi les groupes intéressés.
Les gouvernements d’Ecosse et du Pays de Galles ont fait savoir hier qu’ils allaient présenter des projets de loi devant leurs propres parlements, afin de récupérer après le Brexit des pouvoirs régionaux qui avaient été transférés à Bruxelles, notamment en matière d’agriculture ou de pêche, ce qui pourrait compliquer les efforts de Londres pour quitter l’Union européenne. Ces textes de loi, qui devraient être débattus dans les jours à venir par les parlements régionaux, sont destinés à statuer au cas où aucun accord ne pourrait être conclu avec Londres.
Le Parlement sud-africain a adopté hier un texte présenté par le parti d’extrême gauche des Combattants de la liberté économique (Economic Freedom Fighters, EFF) qui prévoit des expropriations foncières sans verser d’indemnités aux propriétaires. Dans son discours sur l'état de la nation le 16 février, le nouveau président sud-africain, Cyril Ramaphosa, avait annoncé le début d’une «nouvelle ère», avec une accélération du programme de redistribution foncière au profit de la population noire.