La gestion active fait partie de l’ADN du groupe Janus Henderson. Andrew Formica, tout sourire, l’a rappelé le 14 mars à Londres, à l’occasion d’un séminaire de presse, et a assuré que 2018 pourrait être très favorable à la gestion active. «Dans un environnement de volatilité accrue et de taux d’intérêt orientés à la hausse, la gestion active devient beaucoup plus pertinente qu’avant», a lancé le co-CEO du groupe avec Dick Weil depuis mai 2017, dans le sillage la fusion de Henderson Global Investors avec Janus Capital qui a donné naissance à un groupe qui gère quelque 309 milliards d’euros d’actifs. «2018 sera l’année de la gestion active. Nous venons de traverser une période inédite de très faible volatilité et nous sommes maintenant confrontés à des risques géopolitiques élevés, à de l’instabilité politique et à des taux d’intérêt en hausse», a expliqué Andrew Formica. «En 2018, a-t-il poursuivi, les marchés seront beaucoup plus volatils qu’en 2017 et nous en voyons déjà les premières manifestations beaucoup plus vite que je ne l’aurais cru. Dans un tel environnement, vous avez besoin d’un gestionnaire actif qui réfléchit à toutes ces questions et qui ajuste ses portefeuilles». Car dans un tel contexte, jouer la gestion passive est jouer un jeu dangereux. «Si vous suivez servilement un indice, vous risquez de vous réveiller confronté à une forte baisse de votre portefeuille et de n’avoir aucune chance d’atténuer cette situation. La gestion passive a un rôle à jouer mais seulement un rôle, elle ne doit pas constituer la totalité d’un portefeuille», a-t-il déclaré. Andrew Formica estime que le client a tendance à donner trop d’importance au coût de la gestion active. «Si vous ne vous intéressez qu’aux coûts, il est évident que la gestion passive aura toujours le dessus. Mais si vous vous concentrez sur la valeur, il faut alors juger les gestionnaire sur ses rendements sur le long terme, sur trois, ou cinq ans, pas seulement sur la performance des trois derniers mois», a insisté Andrew Formica qui ajoute que les acteurs de la gestion devraient beaucoup plus s’engager en faveur de la gestion active. «Le secteur n’a pas assez oeuvré pour quantifier les bénéfices qu’on peut tirer de la gestion active pour les investisseurs. Nous devons mieux travailler dans cette direction». Parmi les bénéfices justement de la gestion active, Andrew Formica a évoqué le rôle des sociétés de gestion dans la gouvernance d’entreprise. «Seuls les gestionnaires actifs sont vraiment en mesure d’obliger les entreprises à rendre compte de leur stratégie et ce sont les sociétés de gestion qui peuvent acheter ou vendre des entreprises selon les résultats des discussions qu’elles ont avec ces entreprises. Les gestionnaires sont les vrais pourvoyeurs de la gouvernance». Interrogé sur le thème de la diversité au sein de Janus Henderson, Andrew Formica a relevé que seulement un candidat sur dix à une fonction dans le métier de l’investissement était une femme, ce qui bien entendu ne joue pas en faveur de la diversité. Ce n’est bien évidemment pas satisfaisant mais «nous devons essayer» de travailler dans ce sens, a souligné Andrew Formica. Car «la promotion de la diversité, en matière de parité, d’origine ethnique, d'éducation, constitue un énorme atout pour une société», a-t-il insisté. Le dossier du Brexit ne semble pas l’inquiéter outre mesure. «De notre point de vue de société de gestion, nous sommes déjà bien présents en Europe continentale et nous nous considérons relativement peu affectés par la problématique du Brexit qui devrait avoir un impact mineur sur notre activité», a indiqué Andrew Formica qui a toutefois évoqué le problème épineux d’un durcissement éventuel des règles de délégation de gestion. Il a laissé entendre que les Européens n’allaient peut-être pas se tirer une balle dans le pied alors que le format Ucits constitue un cadre de qualité et une marque reconnue dans le monde entier.
Altamir a annoncé, ce 15 mars, le succès du placement privé auprès d’investisseurs institutionnels de 2 millions d’actions Albioma, représentant environ 6,5% du capital de la société. « Le produit de ce placement s’élève à environ 37,4 millions d’euros », précise Altamir dans un communiqué. A l’issue de cette opération, Altamir ne détient plus d’actions Albioma et sa filiale Financière Hélios détient 5,5% du capital d’Albioma. Financière Hélios a souscrit vis-à-vis du teneur de livre un engagement de conservation de 90 jours, sous réserve de certaines exceptions, indique Altamir.
C’est la progression du salaire horaire sur un an aux Etats-Unis en février. Ce chiffre est censé donner le la des anticipations d’inflation. Il ressort inférieur à l’attente du consensus des économistes de 2,8 %. Derrière ce résultat se cache une forte disparité entre salariés très qualifiés et bas salaires. Un quart des salariés les moins rémunérés n’ont pas connu de revalorisation.
Ralentissement. La prudence reste de mise. « Nous ne sommes pas nets vendeurs actions dans notre allocation car les perspectives bénéficiaires sont solides et qu’il y a peu d’alternatives, mais nous ne voulons pas renforcer nos positions en raison du ralentissement plus marqué de l’activité en Chine », lance Frédéric Rollin, conseiller en investissements chez Pictet AM. Dans sa dernière enquête sur le climat des affaires en Chine, IHS Markit note que si les entreprises continuent d’anticiper une progression de leur activité au cours des douze prochains mois, elles sont moins optimistes que par le passé et que la moyenne des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). « Ces projections plus mesurées concordent avec l’annonce d’une croissance anticipée de 6,5 % en 2018 après les 6,9 % de 2017 », observe Annabel Fiddes, économiste chez IHS Markit. Ce ralentissement se voit dans l’investissement mais aussi dans la consommation avec un léger tassement de la croissance des ventes de détail. C’est la conséquence du resserrement monétaire engagé par les autorités chinoises. La production de crédit a ralenti à 11,7 % en rythme annuel (+20 % début 2017), réduisant l’écart avec le PIB nominal (voir le graphique). La progression des liquidités au niveau mondial diminue par conséquent à 11,6 % du PIB nominal sur six mois glissants. Une diminution liée à celle du crédit privé en Chine mais aussi des liquidités des banques centrales. Le ralentissement chinois se retrouve dans les indicateurs avancés de la croissance des économies émergentes en fléchissement depuis octobre 2017. La moyenne mobile à 3 ans diminue pour la première fois depuis un an. L’inquiétude est de voir le momentum économique se dégrader à son tour dans les pays avancés. Les PMI restent à des niveaux historiquement élevés, ce qui n’est pas tenable. Rien d’étonnant si la volatilité a grimpé d’une marche ces dernières semaines.
Vert. Réguler par principes, voilà l’objectif affiché par la Commission européenne dans son plan d’action pour une finance durable, rendu public le 8 mars. « Ce plan présente une vision holistique et systémique de la réglementation. La balle est désormais dans le camp des Etats », analyse Pascal Canfin, directeur général du WWF France. L’un des enjeux des débats à venir sera l’élargissement de la responsabilité légale des investisseurs aux critères de soutenabilité, appuyé par un renforcement des obligations de reporting, estime Pascal Canfin : « La transparence climatique des indices boursiers n’a malheureusement pas été incluse dans le plan d’action. Cependant, si celle-ci devient une obligation légale pour tous les investisseurs désireux d’accéder à l’épargne européenne, alors l’Union européenne impulsera un changement mondial. » L’introduction d’un facteur « durabilité » dans les exigences prudentielles (green supporting factor), réclamé par les banques, n’est pas écartée, mais soumise à des études complémentaires.
Le spread de rendement entre les deux pays est revenu en territoire négatif, à ses plus bas depuis 2009, avant le verdict de plusieurs agences attendu demain.
Larry Kudlow, un ex-conseiller de Ronald Reagan devenu commentateur à la télévision, a annoncé hier que Donald Trump lui avait proposé de succéder à Gary Cohn au poste de conseiller économique et qu’il avait accepté. L’annonce officielle devrait intervenir dans la journée. Gary Cohn, un démocrate, a démissionné la semaine dernière après la décision du président américain d’imposer de nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium. Si Larry Kudlow a également critiqué cette décision de Donald Trump, il a en revanche largement défendu les autres politiques économiques du président américain, et faisait partie des rares analystes à prédire un rebond des indices boursiers suite à son élection.
La dernière étude semi-annuelle de l’International Capital Market Association (ICMA) sur le marché européen du repo montre qu’en date du 6 décembre 2017, ce dernier représentait un volume de 7.250 milliards d’euros. Il s’agit d’un record pour le marché européen, dépassant les niveaux d’avant-crise. La croissance du marché sur six mois atteint 12,3% et 28,2% sur un an. «L’étude fait état d’une forte croissance alors que les banques rattrapent leur retard et dirigent une part de leur bilan vers l’économie réelle», déclare Godfried De Vidts, président du conseil européen sur le repo et le collatéral au sein de l’ICMA.
Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, a déclaré hier être disposé à dialoguer avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) afin de trouver un accord gouvernemental, accréditant l’hypothèse de voir les deux formations populistes diriger l’Italie. Les élections législatives du 4 mars se sont soldées sans qu’aucune coalition ne puisse revendiquer seule l’exercice du pouvoir et fait de la Ligue, eurosceptique et anti-immigration, et du M5S, anti-système, les deux principales formations politiques du pays. Le président de la République doit entamer le mois prochain les consultations entre les différents partis du pays afin de sortir la troisième économie européenne de l’impasse.
Il impose à une entreprise ayant manipulé les cours lors d'introductions en Bourse une amende record équivalente à 700 millions d’euros, six fois le gain empoché.
Le régulateur boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), a voté hier en faveur d’un programme pilote visant à tester les effets d’une réduction des frais de transactions sur les Bourses américaines. L’objectif de l’expérimentation est de déterminer si les brokers ont tendance à privilégier les Bourses offrant des rabais conséquents sur ces frais de transactions plutôt que celles offrant les meilleurs prix pour leurs clients. La SEC va donc expérimenter en réduisant les frais de transactions, et donc les rabais offerts, et dans certains cas en supprimant entièrement ces frais.
Les ventes au détail ont reculé en février aux Etats-Unis, pour le troisième mois d’affilée, les ménages ayant notamment réduit leurs achats de voitures, ce qui pourrait marquer un ralentissement de la croissance au premier trimestre. Le département du Commerce a annoncé aujourd’hui que ces ventes avaient baissé de 0,1% le mois dernier, après un repli identique en janvier au lieu du recul de 0,3% initialement estimé. C’est la première fois depuis avril 2012 que les ventes au détail sont en baisse durant trois mois d’affilée Les économistes prévoyaient en moyenne une progression de 0,3% en février. Sur un an, les ventes au détail affichent une hausse de 4%.
Bruno Le Maire a dénoncé hier les hésitations de certains pays, dont l’Allemagne, qui empêchent les avancées sur les projets d’Union bancaire et d’Union des marchés de capitaux. «Je redis à nos partenaires, en particulier nos partenaires allemands: tout est sur la table, il est temps de décider, la France est prête à décider», a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances en ouverture d’un colloque à l’université Paris-Dauphine, évoquant les «concessions importantes» consenties par la France. Le ministre français a haussé le ton en appelant ses partenaires européens à ne pas «tire(r) prétexte de difficultés techniques pour empêcher des décisions politiques qui sont utiles pour les citoyens européens».
Le prix d’introduction en Bourse de Healthineers, la filiale de diagnostics et d’imagerie médicale de Siemens, devrait être fixé à 28 euros, soit dans la moitié basse de la fourchette indicative initiale de 26 à 31 euros, ont déclaré hier deux des teneurs de livres. Ce prix valoriserait la filiale à environ 28 milliards d’euros, permettant à Siemens, qui vendra une participation de 15%, de lever 4,2 milliards. L’offre court jusqu'à aujourd’hui, où le prix définitif devrait être fixé, avec une cotation prévue demain en Bourse de Francfort.
Glencore, le premier producteur mondial de cobalt, va céder environ le tiers de sa production des trois prochaines années au groupe chinois GEM, spécialisé dans le recyclage de batteries, selon un avis financier publié hier par ce dernier. L’accord prévoit que le géant du négoce cède à GEM 13.800 tonnes d’hydroxyde de cobalt en 2018, 18.000 tonnes en 2019 et 21.000 en 2020, soit un total de 52.800 tonnes en trois ans. La demande pour le cobalt, utilisé dans les batteries lithium-ion, a fortement augmenté dans la perspective d’un bond des ventes de véhicules électriques.
AXA France a annoncé la cession du M Campus, détenue dans le cadre d’une joint-venture avec Norges Bank Real Estate Management, à PGIM Real Estate. Ensemble immobilier d’environ 45 000 mètres carrés à usage principal de bureaux situé à Meudon, le M Campus se trouve à moins de 500 mètres du quartier de bureaux du Trapèze à Boulogne et est relié à celui-ci par l’île Seguin. Une partie de l’ensemble immobilier vient de faire l’objet d’un programme de rénovation par le vendeur, tandis que l’autre partie est entièrement louée à un locataire de dimension internationale et leader dans son secteur. Une certification BREEAM RFO Good est également en cours d’obtention pour une partie du campus. L’étude Cheuvreux, le cabinet De Pardieu Brocas Maffei et la société Builders & Partners ont assisté PGIM Real Estate lors de cette acquisition. AXA Investment Managers - Real Assets, qui représentait AXA France dans l’opération, était pour sa part accompagné par l’étude Wargny Katz, ainsi que Knight Frank dans le cadre d’un mandat coexclusif avec CBRE.
Tous les titres DWS ont trouvé preneurs, a annoncé mercredi l’un des teneurs de livres de l’introduction en Bourse (IPO) de la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank. La constitution des livres d’ordres a commencé mercredi et durera jusqu’au 22 mars, avec une première cotation en Bourse de Francfort le lendemain. Il faut habituellement que les livres soient au moins couverts au double pour qu’une IPO se fasse sans accroc.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé mercredi une baisse de sa production en février. Cependant, l’offre pétrolière mondiale a continué de croître le mois dernier, incitant le cartel à relever ses prévisions pour la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis cette année.
Les eurodéputés ont estimé mercredi que l’Union européenne devrait passer par un «accord d’association» avec le Royaume-Uni après son départ, sur le modèle de ceux qu’elle a conclus avec l’Ukraine ou la Géorgie. «Un accord d’association entre l’UE et le Royaume-Uni pourrait fournir un cadre approprié à leurs futures relations», est-il écrit dans une résolution votée par 544 eurodéputés contre 110 et 51 absentions.
Le Parlement européen a validé hier la liste des 45 membres qui composeront la nouvelle commission spéciale «crime financier, évasion fiscale et fraude fiscale» - une structure temporaire qui bénéficiera d’un mandat large pour travailler sur la suite des scandales ParadisePapers et LuxLeaks.
Les Etats-Unis ont proposé une réforme de l’OMC afin que les pays soient désormais sanctionnés en cas de violation des règles commerciales, une mesure qui pourrait viser notamment la Chine, selon des documents vus par l’AFP mercredi.
Google a assuré mercredi que ses pratiques commerciales étaient «conformes à la législation française», après avoir été mis en cause avec Apple par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. «Nous sommes prêts à expliquer notre position devant les tribunaux», a ajouté un porte-parole de Google France «Nous avons collaboré avec la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes NDLR) sur de nombreux sujets ces dernières années, y compris sur Google Play», a-t-il également rappelé.
Le prix d’introduction en Bourse de Healthineers, la filiale de diagnostics et d’imagerie médicale de Siemens, devrait être situé entre 27,50 et 28,50 euros, soit le bas de la fourchette indicative initiale de 26 à 31 euros, ont déclaré aujourd’hui deux des teneurs de livres. Ce prix valoriserait la filiale du conglomérat allemand entre 27,5 et 28,5 milliards d’euros, permettant à Siemens, qui vendra une participation de 15%, de lever 4,13 à 4,28 milliards d’euros. L’offre court jusqu'à jeudi, jour où le prix définitif devrait être fixé, avec une cotation prévue le lendemain en Bourse de Francfort.
Les ventes au détail ont reculé en février aux Etats-Unis, pour le troisième mois d’affilée, les ménages ayant notamment réduit leurs achats de voitures, ce qui pourrait marquer un ralentissement de la croissance au premier trimestre. Le département du Commerce a annoncé aujourd’hui que ces ventes avaient baissé de 0,1% le mois dernier, après un repli identique en janvier au lieu du recul de 0,3% initialement estimé. C’est la première fois depuis avril 2012 que les ventes au détail sont en baisse trois mois d’affilée Les économistes prévoyaient en moyenne une progression de 0,3% en février. Sur un an, les ventes au détail affichent une hausse de 4%.
La production industrielle dans la zone euro a été plus faible que prévu en janvier, principalement en raison d’une forte baisse de la production d'énergie, liée à une météo clémente, selon les données publiées mercredi par Eurostat. Elle a reculé de 1% par rapport à décembre et a progressé de 2,7% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un repli de seulement 0,4% en janvier et sur une hausse de 4,7% en rythme annuel.
Le déficit public de la France pour 2017 devrait être compris entre 2,7% et 2,8% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé mercredi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. «On sera significativement sous les 3%», a-t-il déclaré sur RTL en précisant que cela signifiait «que ça ne sera pas 2,99%», confirmant l’optimisme de Bercy.