Les commandes à l’industrie ont reculé de manière inattendue en juillet après leur chute le mois précédent, signe supplémentaire que les tensions commerciales internationales pèsent sur les entreprises de la première économie d’Europe. Les commandes à l’industrie ont baissé de 0,9%, après un repli de 3,9% en juin (chiffre révisé), montrent les données publiées jeudi par Destatis, l’office fédéral de la statistique.
Symbole. Le prix du crédit d’émission d’une tonne de CO2 a quasiment triplé depuis le début de l’année, pour dépasser les 20 euros. C’est précisément le prix à partir duquel les industries lourdes européennes et les centrales électriques (soit plus 11.000 installations produisant environ 40 % du volume total de CO2 émis) seraient encouragées, selon certaines analyses, à se tourner vers les énergies renouvelables. Des think tank comme Terra Nova ou Vertis tablent plutôt sur un cours entre 20 et 30 euros comme incitation. Depuis 2012, du fait de la distribution excessive de quotas par le système d’échanges de quotas ETS (Emission Trading System) européen, le cours ne dépassait pas 5 euros. Grâce à la réserve de stabilité sur laquelle un accord entre le Parlement et le Conseil européen a été trouvé en novembre 2017, l’Europe s’est remise en capacité de remplir sa promesse faite dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, c’est-à-dire réduire d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990.
Via une tribune dans le Wall Street Journal, les universitaires Thomas Gilbert et Christopher Hrdlicka (Université de Washington) rappellent que « quand vous achetez une action Apple, vous n’achetez pas simplement une société technologique (...), vous achetez également une des plus grandes sociétés de gestion : Braeburn Capital, entièrement détenue par Apple », et dont ce dernier soutient le hedge fund à hauteur de 115 milliards de dollars sur 244 milliards d’actifs. Mais les autres entreprises du S&P 500 ont croqué dans la pomme et géraient 1.600 milliards de dollars d’actifs financiers non liés à leur exploitation en 2012, dont 40% d’actifs à risque, et la plupart du temps sans valeur ajoutée par rapport aux indices.
Au Japon, l’écart de performance entre les grandes et les petites capitalisations n’a jamais été aussi important. « Depuis début 2000, les small-caps japonaises ont constamment surperformé les grandes capitalisations », note Aneeka Gupta, stratégiste chez WisdomTree qui relève que cette surperformance s’est faite avec une volatilité assez proche de 12,4% contre 10,9% pour les grandes capitalisations. Les petites capitalisations japonaises sont les moins chères au monde malgré un taux de croissance moyen annuel des bénéfices de 15% au cours des 12 dernières années.
Inde. La société d’investissement de Warren Buffett aurait pris une participation de 300 à 350 millions de dollars dans Paytm, rejoignant ainsi Soft Bank et Alibaba qui figurent déjà parmi ses actionnaires. Cette opération valorise la société à plus de 10 milliards de dollars. Paytm a d’abord été un système de paiement en ligne avant d’offrir un portemonnaie mobile lancé en Inde en 2014. Le système de paiement a permis la réalisation de 1,3 milliards de transactions pour 4 milliards de dollars au deuxième trimestre 2018. Depuis deux ans, la marque a également bâti sa plate-forme de e-commerce qui vise les 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici à six mois. Il s’agit du premier investissement de Berkshire Hathaway dans l’écosystème de start-up en Inde, mais aussi de son premier investissement dans une société technologique non cotée, selon le site d’information indien Mint.
La planète finance s’apprête à commémorer les dix ans de la faillite de Lehman Brothers. Dix années qui auront soumis les prêteurs traditionnels à un traitement de choc réglementaire, et fini par creuser l’écart de performance entre les acteurs américains, pourtant à l’origine de la déflagration dès 2007, et européens (lire Horizons). Dix ans, comme le temps jugé nécessaire à la résorption d’une crise de l’endettement. Pourtant, l’effet le plus spectaculaire de ce cataclysme réside dans l’inexorable progression de la dette dans toutes les grandes économies. Au dernier pointage, celui-ci avoisinait 250.000 milliards de dollars dans le monde, plus du triple du produit intérieur brut annuel. Bien que ce ratio ait tendance à se stabiliser depuis trois ans, les montants en jeu se sont accrus de plus de 40 % en moyenne en valeur absolue sur la décennie écoulée, la Chine menant le bal.
Même si beaucoup de réformes ont déjà été réalisées en France, notamment sur la compétitivité des entreprises et les rigidités du marché du travail, ainsi que sur la fiscalité, il reste encore beaucoup à faire. Il subsiste des freins à la compétitivité. La disponibilité et le coût de la main d’œuvre sont des sujets sur lesquels le pays doit continuer à avancer.
La demande mondiale de pétrole atteindra 100 millions de barils par jour (bpj) dans le courant de l’année, soit nettement plus tôt que prévu, a déclaré hier le secrétaire général de l’Opep. S’exprimant lors d’une conférence au Cap, en Afrique du Sud, Mohammed Barkindo a jugé qu’un environnement stable était nécessaire pour encourager les investissements dans le secteur pétrolier afin de répondre à cette demande croissante. Il a ajouté que les tensions commerciales à travers le monde pourraient affecter la demande d'énergie, tout en espérant que les incertitudes soient rapidement levées.
Le déficit commercial des Etats-Unis a atteint un plus haut de cinq mois en juillet sous l’effet d’importations record et d’une baisse des exportations notamment de soja et de l’aéronautique civile, ce qui pourrait se traduire par une contribution négative du commerce extérieur à la croissance au troisième trimestre. Le département du Commerce a annoncé hier que le déficit avait augmenté de 9,5% à 50,1 milliards de dollars (43,24 milliards d’euros), se creusant pour le deuxième mois consécutif. Le chiffre de juin a été révisé en légère baisse à 45,7 milliards de dollars contre 46,3 milliards en première estimation.
La société italienne MyBest Group rejoint Euronext Growth (ex-Alternext) dans le cadre d’un placement privé de 3,4 millions d’euros. La première cotation est attendue le 10 septembre. Le prix d’introduction a été fixé à 5,07 euros par action, soit une capitalisation de 34 millions d’euros. Créé en 2003, MyBest Group développe une plate-forme multicanal permettant aux consommateurs de réaliser des économies sur leur facture d’énergie. Ce sera la deuxième société italienne cotée à Paris, après l’introduction en mars de la société de technologie dentaire Media Lab sur Euronext Access (ex-Marché Libre).
Le fonds souverain norvégien exigera des entreprises dans lesquelles il a investi de suivre des directives plus strictes en termes de développement durable, mettant notamment l’accent sur la lutte contre la pollution des océans par des déchets plastiques. Dans un communiqué publié hier, le directeur général du premier fonds souverain au monde, Yngve Slyngstad, note que ses ambitions sont sensiblement similaires aux objectifs des Nations unies, dont le but est d’arriver d’ici 2030 à un développement économique durable, social et environnemental. «Nous investissons dans des marchés en développement et dans des entreprises qui développent des solutions compatibles avec une économie plus respectueuse de l’environnement. Enfin, nous nous désengageons d’entreprises qui suivent un modèle économique contraire au développement durable», dit-il. Cette prise de position intervient en plein débat sur les investissements pétroliers du fonds souverain, qui tire lui-même ses ressources de l’or noir norvégien.
Parmi ceux dont les devises ont le plus corrigé, la Russie envisage une hausse des taux, et un geste est attendu de la part du Brésil et de l'Afrique du Sud.
Entre fluctuations de l'offre et de la demande et changements de positions chez les acteurs financiers, les cours pourraient bien continuer d’être chahutés.
Les débats débutent aujourd’hui en commission après l’audition de Bruno Le Maire hier. Le Trésor chiffre les bénéfices de trois mesures phares à près d’un point de PIB sur le long terme.
LaSalle Investment Management et JPMorgan Asset Management annoncent ce matin la signature d’un bail ferme de 10 ans sur une surface de 14.000 m² au sein de l’immeuble Magnetik, situé dans le 14ème arrondissement de Paris. Chronopost va y installer son nouveau siège social, un an environ après l’acquisition de l’immeuble par LaSalle et JPMorgan pour le compte de deux fonds pan-européens et après plusieurs mois de rénovation sur cet immeuble de 34.000 m².
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Saint Louis, James Bullard, a estimé hier que la banque centrale américaine devrait prendre davantage en considération l'évolution des marchés financiers lorsqu’elle détermine sa politique monétaire. Il considère notamment que le marché obligataire et la réduction de l'écart entre les rendements des obligations du Trésor à court et long terme signalent que la Fed n’a pas besoin de davantage relever ses taux. «Les informations de la courbe des taux suggèrent que les marchés financiers n’entrevoient pas de croissance réelle excessive, ou de pressions inflationnistes excessives à l’horizon des prévisions», a-t-il souligné.
Moody’s a annoncé hier avoir attribué une note de long-terme «Baa2» assortie d’une perspective stable à Wendel SE, la maison-mère du groupe Wendel. Il s’agit de la première fois que l’agence de notation américaine attribue une note à Wendel SE. Cette note «reflète la stratégie d’investissement cohérente et prudente de l’entreprise», a commenté Moody’s dans un communiqué soulignant notamment la faiblesse de son endettement.
Les Etats-Unis ne sont pas prêts à conclure d’accord commercial avec la Chine mais les discussions vont se poursuivre entre les deux premières puissances économiques mondiales, a déclaré hier le président américain, Donald Trump. L’administration américaine, qui envisage de nouveaux droits de douane portant sur 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) d’importations chinoises, a organisé des consultations en vue de leur entrée en vigueur de plus en plus probable fin septembre ou début octobre.
Alors qu'il est en poste depuis 2008, le possible départ de Philippe Desfossés a été annoncé lors du Conseil d’administration de l'Erafp, le 28 juin dernier, a appris Instit Invest.
Le ministère russe de l’Economie a abaissé aujourd’hui sa prévision de croissance du produit intérieur brut à 1,8% pour 2018 et 1,3% pour 2019. Le ministère a justifié cet abaissement de ses prévisions par les conséquences sur l’activité des sanctions américaines à l’encontre de Moscou, la forte volatilité sur les marchés financiers et la politique monétaire de la banque centrale. Il table sur un taux de change moyen de 61,6 roubles pour un dollar en 2018 et a relevé sa prévision d’inflation pour cette année à 3,4% contre 3,1% précédemment.
Le déficit commercial des Etats-Unis a atteint un plus haut de cinq mois en juillet sous l’effet d’importations record et d’une baisse des exportations notamment de soja et de l’aéronautique civile, ce qui pourrait se traduire par une contribution négative du commerce extérieur à la croissance au troisième trimestre.
La Banque du Canada a laissé aujourd’hui son principal taux directeur inchangé, comme attendu par les marchés, et répété que de futures hausses seraient nécessaires pour maîtriser l’inflation mais qu’elle agirait de manière progressive. La banque centrale canadienne a maintenu son taux cible du financement à un jour, le principal instrument de sa politique monétaire, à 1,50%. Elle l’a déjà relevé à quatre reprises depuis juillet 2017.
La demande mondiale de pétrole atteindra 100 millions de barils par jour (bpj) dans le courant de l’année, soit nettement plus tôt que prévu, a déclaré mercredi le secrétaire général de l’Opep. S’exprimant lors d’une conférence au Cap, en Afrique du Sud, Mohammed Barkindo a jugé qu’un environnement stable était nécessaire pour encourager les investissements dans le secteur pétrolier afin de répondre à cette demande croissante. Il a ajouté que les tensions commerciales à travers le monde pourraient affecter la demande d'énergie à l’avenir, tout en espérant que les incertitudes soient rapidement levées.