Les salariés actionnaires assignent EDF en référé
Le FCPE «Actions EDF» a assigné EDF en référé devant le président du tribunal de commerce de Paris. L’audience était fixée ce 7 novembre à 14h30 et les conclusions du référé seront publiées le 10 novembre à 16h. Les actionnaires salariés d’EDF demandent la suspension des effets de la délibération du conseil d’administration d’EDF du 27 octobre dernier relatif à l’offre de l’Etat, et demandent à EDF de procéder au retrait immédiat de son projet de note en réponse déposé le 27 octobre 2022 auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Recours, auquel s’est joint Energie en actions, l’association d’actionnaires salariés d’EDF. Au cours de cette audience contradictoire, il sera statué sur ces deux demandes.
Le demandeur considère que le conseil d’administration «n’a pas été valablement convoqué dans la mesure où le délai statutaire de convocation de sept jours, prévu par le règlement intérieur d’EDF n’a pas été respecté, et ce, sans même justifier d’une urgence de nature à réduire ce délai», selon un courrier à l’AMF, qu’a pu consulter L’Agefi. En outre, les documents devant permettre aux administrateurs de se prononcer sur le projet d’avis motivé – dont l’avis motivé, un rapport d’analyse financière de la banque Morgan Stanley rédigé en langue anglaise, le projet de rapport de l’expert d’indépendant, le cabinet Finexsi, et le projet de note en réponse d’EDF – n’ont pas été transmis aux administrateurs dans des délais raisonnables, puisqu’ils ont été reçus le 26 octobre entre 20h et 23h02, soit moins de 12 heures, et pendant la nuit, précédant la réunion du Conseil d’administration d’EDF.
Avis de l’AMF
Parallèlement, le FCPE «Actions EDF» demande à l’AMF de suspendre l’instruction de l’offre en attendant la décision qui sera prise par le président du tribunal de commerce de Paris. Selon le calendrier indicatif de l’offre, l’AMF est censée rendre le 8 novembre son avis de conformité sur l’offre de l’Etat sur EDF mais elle pourrait attendre les conclusions du référé avant de se prononcer.
Par ailleurs, des fonds américains, dont le hedge fund TIG Advisors, représentés par l’avocate Sophie Vermeille, ont demandé à l’Autorité des marchés financiers (AMF) de relever le prix de l’offre de 12 à 15,80 euros par action, selon un courrier du 3 novembre, consulté par L’Agefi.
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Kiev - La Russie a annoncé lundi un cessez-le-feu unilatéral avec l’Ukraine les 8 et 9 mai pour les commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, et a menacé de lancer une «frappe massive de missiles» sur Kiev si l’Ukraine le violait. L’Ukraine a répondu en déclarant sa propre trêve les 5 et 6 mai, estimant qu’il n'était «pas sérieux» de s’attendre à ce qu’elle observe un cessez-le-feu à l’occasion d’un jour férié militaire russe. Ces annonces interviennent à un moment où les Etats-Unis recentrent leur attention sur le conflit au Moyen-Orient après leurs efforts déployés pour mettre fin à la guerre en Ukraine, provoquée par l’invasion russe à grande échelle du pays en 2022. «Conformément à une décision du Commandant suprême des forces armées de la Fédération de Russie, (le président) Vladimir Poutine, un cessez-le-feu a été décrété du 8 au 9 mai 2026", a indiqué le ministère dans un message publié sur MAX, une application de messagerie soutenue par l’Etat. «Si le régime de Kiev tente de mettre en oeuvre ses plans criminels visant à perturber les célébrations du 81e anniversaire de la Victoire lors de la Grande Guerre patriotique, les forces armées russes lanceront une frappe massive de missiles de représailles sur le centre de Kiev», a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué diffusé également sur MAX. «Nous avertissons la population civile de Kiev et les employés des missions diplomatiques étrangères de la nécessité de quitter la ville sans délai», a-t-il ajouté sans autre explication. La Russie commémore chaque année la Journée de la Victoire soviétique contre l’Allemagne nazie en 1945 en organisant un vaste défilé militaire sur la place Rouge à Moscou. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré lundi qu’il n'était «pas sérieux» d’instaurer un cessez-le-feu pour permettre à la Russie de célébrer cette journée, et que Moscou craignait que les drones ukrainiens ne «bourdonnent au-dessus de la place Rouge». «A ce jour, il n’y a eu aucune demande officielle adressée à l’Ukraine concernant les modalités d’une cessation des hostilités dont il est question sur les réseaux sociaux russes», a indiqué M. Zelensky dans un message publié sur la plateforme X. «A cet égard, nous annonçons un régime de cessez-le-feu à partir de 00H00 dans la nuit du 5 au 6 mai», a-t-il ajouté. Le président ukrainien a ensuite atterri à Bahreïn pour des discussions sur la «coopération en matière de sécurité» avec ce pays du Golfe, a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ukrainienne. Attaques meurtrières Lundi, une frappe de missile russe a coûté la vie à sept civils dans la ville de Merefa, située près de Kharkiv dans l’est de l’Ukraine, et une attaque de drone a provoqué la mort d’un couple dans une localité du sud, selon les autorités ukrainiennes. Un journaliste de l’AFP a vu à Merefa des corps étendus dans la rue, recouverts de couvertures et de draps blancs ainsi que des magasins et maisons éventrés et des voitures endommagées. Une femme, dont un proche a été tué dans une voiture, caressait son corps à travers la vitre du véhicule, tête baissée. Selon des informations préliminaires, l’attaque a été menée à l’aide d’un missile balistique de type Iskander, a précisé le parquet régional. L’Ukraine se bat depuis plus de quatre ans contre l’invasion russe à grande échelle et la région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des attaques russes. Une partie importante de ce territoire avait été occupée par l’armée russe au début de la guerre, puis largement reprise par les forces ukrainiennes. La zone contrôlée par les Russes en Ukraine a diminué de quelque 120 km2 en avril, ce qui n'était plus arrivé depuis la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW). L’invasion russe de l’Ukraine, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés. Victoria LUKOVENKO © Agence France-Presse