Le fondateur d’Orpéa cède le développement du groupe au fonds de pension canadien CPPIB
Le secteur français des maisons de retraite est en effervescence. Un mois après l’annonce de la fusion entre Korian et Medica pour donner naissance au numéro un européen, Orpéa change de mains. Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB), le plus gros fonds de pension canadien avec 193 milliards de dollars d’actifs sous gestion, a racheté 15,01% du capital de la société auprès de Jean-Claude Marian, le fondateur d’Orpéa.
Le prix de la transaction a été arrêté à 40,34 euros, contre un dernier cours de bourse de 41,45 euros hier soir. Celui-ci a gagné 23% depuis le début de l’année. Le montant total de la transaction s’élève à 320,8 millions d’euros. Il valorise la totalité du capital d’Orpéa à un peu plus de 2,13 milliards d’euros, et à 3,9 milliards avec la dette nette soit un peu moins de 12 fois l’Ebitda estimé pour 2014, multiple proche de celui appliqué dans l’opération Korian-Médica.
Agé de 75 ans, Jean-Claude Marian reste à la présidence du conseil d’administration. Il s’est engagé à ne pas vendre sa participation résiduelle de 7,97% dans les 18 prochains mois. Alain Carrier représentera CPPIB au conseil. Le fonds pourra disposer d’un second administrateur s’il vient à détenir plus de 16% des droits de vote. Jean-Claude Marian et Orpéa étaient conseillés par Canaccord Genuity et Bredin Prat, tandis que Lazard et Sullivan & Cromwell assistaient CPPIB.
L’arrivée du fonds de pension canadien en tant que nouvel actionnaire de réfèrence d’Orpéa est assortie d’une levée de fonds propres de 100 millions d’euros, dont le montant pourra être porté à 120 millions, via une augmentation de 5,6% du capital. Inférieure à 20% du capital, l’opération est réalisée par placement privé, sans prospectus à l’AMF ni droit préférentiel de souscription, comme autorisé par le Code de commerce.
Les titres ont été proposés aux actionnaires actuels d’Orpéa (FFP ou Sofina) et à de nouveaux investisseurs à un prix minimum de 40,34 euros. Le placement est dirigé par Natixis et SG CIB. CPPIB y a participé dans des proportions inconnues hier soir. Ces fonds doivent servir au financement du projet de développement d’Orpéa à l’international, particulièrement en Chine, dont les grands contours avaient été récemment dévoilés par Jean-Claude Marian.
Plus d'articles du même thème
-
La plateforme Smart Private Assets de Crystal référence un nouveau fonds
Le groupe a signé un accord de distribution avec EQT pour son fonds EQT Nexus ELTIF Infrastructure. -
Axiom AI recrute un commercial pour la Suisse
La société de gestion Axiom Alternative Investments (Axiom AI) a recruté Alexandre His pour intensifier sa présence sur le marché suisse, en particulier sur le segment des gérants tiers et des family offices. Basé à Genève, il est rattaché à Pauline Vadot, directrice du développement de l’activité d’Axiom AI à l’international. -
Le conglomérat indien Adani met un terme à ses déboires judiciaires aux Etats-Unis
Le groupe faisait l'objet de plusieurs procédures. Il a accepté de payer 275 millions de dollars et se serait engagé à investir 10 milliards de dollars aux Etats-Unis.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
De l’Ukraine à l’Iran, la confusion internationale
La multiplication des crises et l’imprévisibilité des dirigeants des grandes puissances plongent les relations internationales dans un chaos inédit qui affaiblit encore l'Europe -
Gérald Darmanin « très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité » en Algérie
« Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère », a déclaré le ministre de la Justice sur CNews et Europe 1, mardi 19 mai, au lendemain de sa visite en Algérie, où le journaliste est détenu depuis près d'un an -
Une cuisine légère, mais pas austère
La haute gastronomie s'est longtemps construite sur la surenchère et l’accumulation d’assiettes, d’esbroufe et… de calories. Bien avant tout le monde, le chef trois étoiles Mauro Colagreco s’est posé en étendard d'une cuisine circulaire et diététique.