Arkéa IS s’apprête à étoffer sa gamme de spécialités
Pour Sébastien Barbe, président du directoire d’Arkéa IS l’activité de gestion du Crédit Mutuel Arkéa, le job est fait. «On a réussi ce qu’on avait à faire dans le cadre du plan 2016-2020», se réjouit le dirigeant qui s’est désormais engagé dans un nouveau projet à 4 ans. En 2016, le groupe de gestion s’était fixé parmi ses objectifs de devenir un «archipel de spécialistes». En son sein, devaient se tenir des spécialités qui soient à la fois responsables et puissent résister aux différentes configurations de marché. Côté chiffres, en 4 ans, les encours ont progressé d’un tiers à 60 milliards d’euros, avec une collecte nette cumulée de 11 milliards d’euros sur la période (dont 2,7 milliards en 2020).
Pour 2024, Arkéa IS veut développer une nouvelle expertise dans la dette Infrastructure notamment via Schelcher Prince Gestion en recrutant de nouvelles équipes. Le groupe devrait aussi accélérer dans la gestion thématique ESG (Swen projette de lancer un fonds d’impact sur les océans par exemple), dans la gestion immobilière (Arkéa REIM, issu du rachat de Catella AM, doit obtenir un agrément de société de gestion pour lancer notamment des OPCI et SCPI) ou dans la gestion monétaire. Sur ce dernier segment Arkéa IS a dépassé les 6 milliards d’euros d’encours sur son fonds phare. «Nous voulons changer de division sur le monétaire, mais pas être le plus gros car il y a toujours des risques cachés derrière le monétaire. Nous souhaitons être en mesure de contrôler ces risques pour nos clients comme nous avons pu le faire lors de la période de tension en mars de l’année dernière», explique Sébastien Barbe.
La structure compte toujours s’appuyer sur son côté «responsable». Les fonds ESG et labellisés ISR sont passés d’un encours de 126 millions à 6 milliards aujourd’hui, grâce au lancement de nouveaux produits et l’adaptation de produits existants. Quasiment tous les fonds (à 96%) sont aujourd’hui regardés sous un angle ESG. L’analyse des critères extra financiers occupe d’ailleurs cinq personnes à temps plein dans la partie «cœur» d’Arkea IS c’est-à-dire Federal Finance Gestion et Schelcher Prince Gestion.
La société compte enfin maintenir sa rentabilité. A la fin de l’année dernière, Arkéa IS a vu ses revenus dépasser 100 millions d’euros pour la première fois, avec un résultat net de 35 millions d’euros. Le nombre de salariés est quant à lui passé de 189 à 310 en quatre ans, tous types d’affiliés confondus. Il a réussi à améliorer encore son coefficient d’exploitation à 50%, parmi l’un des meilleurs du secteur avec celui d’Amundi.
Plus d'articles du même thème
-
Forvis Mazars conserve sa soif de croissance externe
Le cabinet réalise sa plus importante acquisition depuis trente ans en se rapprochant de son homologue BBM, essentiellement actif en région Auvergne-Rhône-Alpes. -
Meridiam Global Infrastructure Strategies est désormais agréé Eltif 2.0
L'obtention de ce label permet à ce fonds evergreen géré par Private Corner et investi dans des stratégies de Meridiam d'abaisser son ticket d'entrée de 100.000 euros à 25.000 euros. -
Broadcom confirme l'engouement pour ses puces IA sans vraiment convaincre
Le fabricant de puces pour l'intelligence artificielle a relevé ses perspectives pour 2027 et 2028 mais ses prévisions pour les prochains mois ont déçu les investisseurs.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Qonto fait le ménage dans ses comptes clients en pleine demande de licence bancaire
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- La trajectoire de la dette française finira par peser lourd
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : « Jean-Luc Mélenchon est nettement plus rejeté que Marine Le Pen »
INTERVIEW. Jean-Yves Dormagen, fondateur du laboratoire d’études de l’opinion Cluster17, a publié avec le think tank Terra Nova une note sur la mobilité électorale. Il revient sur les dynamiques à l'œuvre en ce début de campagne -
A qui la fautePériscolaire : le Sénat enquête sur les failles du recrutement
Les auditions de la mission d'information sur les scandales dans le périscolaire reprennent ce 3 septembre au Sénat. Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint, Patrick Bloche, sont poursuivis par des familles -
Court-circuit« Une lutte populaire » : comment la fronde mondiale contre les datacenters se radicalise
Parti des Etats-Unis, le mouvement de contestation contre la prolifération des centres de données se répand dans le monde entier. Hors norme, protéiforme, puissant, il montre un visage complexe et n'a pas fini de faire parler de lui