Deux passions dans la vie : le hors-jeu au foot et l’inflation en économie. Fabrice a débuté comme journaliste spécialisé dans l’économie du sport et s’intéresse depuis vingt ans aux mécanismes financiers et aux enjeux de politique économique et monétaire.
Les taux de perte annualisés atteindront cette année leur plus haut depuis la pandémie, selon un rapport de Fitch. Le marché est par ailleurs toujours fragilisé par le scandale des «commissions cachées» au Royaume-Uni.
Deux ans jour pour jour après la publication de ce rapport, les analystes saluent les avancées de l’Union européenne, mais attendent davantage. La Commission a déjà simplifié des réglementations et l’ancien banquier central a créé un «think tank» pour ne pas relâcher la pression.
Au-delà de la hausse des taux déjà acquise pour le 10 septembre, la question est désormais de savoir si la Banque centrale européenne risque de les augmenter également le 17 décembre, voire le 29 octobre.
Le PIB de la région a progressé de 0,6% par rapport au premier trimestre, au lieu de 0,4% selon l’estimation initiale, mais essentiellement grâce à une croissance de l’Irlande revue de 3,9% à 10,2% sur le deuxième trimestre après les résultats des multinationales telles qu’Apple et Eli Lilly.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent désormais des hausses de taux dans toutes les grandes banques centrales sauf la Banque d’Angleterre (BoE). Ils tardent cependant à aligner les taux longs sur la tendance en forte hausse de cet été.
Le rapport sur les créations d’emplois a dépassé les attentes en août, et renforcé la possibilité d’un resserrement monétaire de la Fed dès le 18 septembre, malgré d’autres chiffres mitigés.
Alors que la situation en mer Noire est devenue bloquante pour ces marchés, un commentaire de Vladimir Poutine a permis un relâchement des cours de 3% jeudi. Cela n’enlève rien aux mauvaises récoltes constatées sur le blé et celles anticipées sur le maïs.
Les investisseurs continuent à investir sur les obligations françaises malgré l’inquiétude remontée cet été autour des taux en général et de la dette française en particulier.
Les taux montent, à près de 7% pour les prêts hypothécaires sur 30 ans, mais les prix ne diminuent pas, faute de biens à vendre. Les propriétaires, qui ne souhaitent pas contracter un nouveau prêt à un taux plus élevé, sont moins mobiles. La loi-cadre adoptée fin juin au Congrès sans le soutien de Donald Trump ne changera pas la donne à court terme.
Les échanges de tirs entre les Etats-Unis et l’Iran compromettent chaque jour un peu plus la trêve annoncée, même si le secrétaire américain à l’Energie affirme que 17 millions de barils de pétrole ont transité par le détroit d’Ormuz lundi. Les cours du Brent et du brut WTI ont atteint un plus haut depuis le 24 juillet.