Deux passions dans la vie : le hors-jeu au foot et l’inflation en économie. Fabrice a débuté comme journaliste spécialisé dans l’économie du sport et s’intéresse depuis vingt ans aux mécanismes financiers et aux enjeux de politique économique et monétaire.
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté le 5 mai une proposition devenue très politique sur la révision de la titrisation, à tel point que les amendements adoptés ont pu faire reculer certaines avancées proposées par la Commission européenne. Le trilogue s’annonce compliqué.
Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
Non contents d’avoir arrêté de valoriser des baisses de taux depuis mi-mars, les marchés à terme se sont même mis à valoriser une hausse partielle de taux d’ici à la fin de l’année 2026…
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs.
Les anticipations d’inflation mesurées sur les différents marchés, comme les swaps ou les obligations indexées, ont complètement divergé au début de la guerre en Iran. Cela traduit une demande institutionnelle accrue de protection contre l’inflation à court terme, mais sans changement notable des attentes à moyen et long termes.
La hausse du taux directeur de retour à 4,35% - la troisième en trois mois - annule précisément les trois baisses effectuées en février, mai et août 2025. Ce resserrement monétaire, motivé par une hausse de l’inflation sous-jacente et globale, distingue la Reserve Bank of Australia (RBA) de la plupart des autres banques centrales.
L’annonce iranienne selon laquelle deux missiles auraient touché un navire de guerre américain lundi vers midi a ajouté un peu de pression à la baisse sur les marchés d'actions européens (-1 %) et à la hausse sur le pétrole Brent (+4 %). Concernant les droits de douane supplémentaires annoncés vendredi par Donald Trump, l’Europe souhaite toujours ratifier l’accord commercial, sans renoncer aux amendements possibles.
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen.