D’ailleurs la volatilité à 1 mois, telle qu’elle est anticipée sur le marché des futures, reste à un niveau élevé de 27 %. Face à ce contexte, DWS fait le pari des dividendes élevés et des obligations convertibles (OC). Lors d’une conférence hier, les gérants de DWS ont souligné qu’« à long terme, les dividendes génèrent en moyenne 40 % du rendement total d’un investissement en actions ». Les dividendes, qui offraient en 2007 un rendement de 3 %, ont encore du potentiel par rapport aux 7 % observés début des années 80. La société de gestion concentre ses choix sur les actions à dividendes élevés d’entreprises à cash-flows stables et disciplinées en matière de stratégie d’allocation du capital, celles-ci offrant une moindre volatilité et une meilleure visibilité que les entreprises n’en versant peu ou pas. Les compagnies d’assurance et banques de détail ayant une solide capacité financière (dépôts), les services télécoms et services publics font partie des secteurs en Europe préférés de DWS. Alors que le contexte de baisse des marchés actions profite aux OC grâce à leur comportement obligataire qui, en général, amortit entre un à deux tiers de la baisse, le bureau note que ces titres hybrides permettent « de réduire la volatilité globale d’un portefeuille et d’avoir une exposition très peu chère aux marchés actions au travers d’options sous-valorisées ».
Les perspectives de croissance à moyen terme de l'économie mondiale se sont affaiblies plus que ce qui avait été prévu fin 2007, estime l’OCDE dans l'évaluation intérimaire publiée hier de ses perspectives pour les pays du G7. « L'économie réelle n’est pas à l’abri des turbulences financières » écrit le chef par intérim du département des Affaires économiques de l’OCDE Jörgen Elmeskov. Les Etats-Unis et le Canada ont enregistré un vif ralentissement dès le dernier trimestre 2007 et « la crise de l’immobilier devrait encore coûter un point de croissance à l’économie américaine en 2008 », ajoute-t-il. Le Japon, dont les marges de manœuvre budgétaires et monétaires sont limitées, enregistre à l’heure actuelle un net décrochage, tandis que le Royaume-Uni surprendrait par sa bonne tenue relative au premier semestre. Dans la zone euro, la décélération a été moins brutale qu’aux Etats-Unis mais la croissance devrait néanmoins rester inférieure à son potentiel malgré la résistance des exportations à l’appréciation de l’euro jusqu’ici.
Une fois n’est pas coutume dans le contexte actuel sur les marchés de crédit: la constitution d’un club deal de deux banques pour une dette d’acquisition aussi modeste (7,5 millions d’euros maximum) n’est pas liée à une quelconque frilosité de ces dernières. C’est le fruit d’une recommandation de MBO Partenaires à Philippe Michelin, qui vient de réaliser un owner buyout en ouvrant le capital de sa société BFD au fonds spécialisé dans les LBO small cap. La société connaît en effet une forte croissance (25% par an ces cinq dernières années); l’existence de deux partenaires bancaires est une sécurité en cas de besoin de financement rapide. Car BFD (7 millions de chiffre d’affaires dans le conseil en systèmes d’information) souhaite se développer, notamment via des acquisitions, dans des secteurs connexes comme la formation. D’où un endettement modeste afin de conserver sa capacité d’autofinancement.
Rupert Murdoch, patron de NewsCorp, le promoteur immobilier Mortimer Zuckerman, ainsi que James Dolan, dont la famille contrôle Cablevision, se disputerait le rachat du quotidien de Long Island Newsday auprès du groupe Tribune. Une opération dont le montant pourrait être compris entre 350 et 400 millions de dollars.
Le journal rapporte que les banques anglaises pourraient perdre entre 5 et 18 milliards de livres au cours des deux prochaiens années à cause du déclin de la valeur de l’immobilier au Royaume-Uni. Le quotidien, qui cite un économiste de Capital Economics, Ed Stansfield, indique que selon le pire scenario, la valeur des biens immobiliers commerciaux pourrait perdre jusqu'à 40 % d’ici 2009. Par ailleurs, Les prêts hypothécaires ont chuté de 7% en février par rapport au mois précédent, à 24 milliards de livres, alors même que l’indice relevé en janvier faisait état d’un repli de 6% par rapport à l’an dernier.
Quatre candidats seraient actuellement pressentis pour succéder à Frank Dangeard au poste de directeur général de Thomson. Ils pourraient soutenir un nouvel examen dès la semaine prochaine, avance le quotidien. Il s’agira pour l’heureux élu de mener à bien une « restructuration industrielle lourde » selon le quotidien, tant « la stratégie de Frank Dangeard semble à bout de souffle ». Un « démantèlement du groupe » n’est pas écarté.
Les discussions entre Airbus et le groupe aéronautique allemand OHB au sujet de la vente à ce dernier des usines allemandes d’Airbus ont échoué, rapporte le journal sur son site internet, qui cite des sources du secteur. Le quotidien indique que les discussions ont pris fin parce qu’Airbus n’avait pu parvenir à un accord qui soit financièrement ou industriellement acceptable.
La banque américaine serait en train de finaliser des accords avec la Chine en vue de développer ses activités de conseil, rapporte le journal. Lehman Brothers espère ainsi profiter des fonds importants des entreprises chinoises afin de les aider dans leurs opérations de fusions et acquisitions.
Le Département de la justice américain aurait ouvert une enquête criminelle à l’encontre d’Alcoa, sous la présomption d’une affaire de corruption avec l’Etat du Golfe de Bahreïn. Le groupe serait disposé à coopérer.
La compagnie aérienne s’apprêterait à ouvrir un service de Duty Free sur l’internet, croit savoir le quotidien. Après s'être assuré qu’il s’agissait de biens de voyageurs de la compagnie, British Airways permettra à ses futurs clients d’acheter de nombreux produits, à l’exception des cigarettes et de l’alcool.
La banque italienne a dévoilé des dépréciations et charges fiscales plus lourdes qu’anticipé. Les performances sous-jacentes se révèlent néanmoins satisfaisantes
La banque a réduit de 200 millions, à 2,86 milliards de francs suisses, ses dépréciations principalement liées aux CDO. Néanmoins, compte tenu de conditions de marché difficiles en mars, le groupe a jugé « peu probable qu’il soit rentable » au premier trimestre. Il envisage des mesures énergiques.
La banque allemande a dû passer pour 590 millions d’euros de dépréciations supplémentaires, contraignant son principal actionnaire, KfW, à injecter 450 millions d’euros. IKB ne parvient pas à se défaire de certains actifs risqués. Sa vente à court terme semble compromise.
Le graphique ci-contre montre l’évolution de la plus faible corrélation entre les indices de styles des MSCI US et Europe d’une part, les indices sectoriels du MSCI World d’autre part, et enfin dix indices thématiques.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances des fonds sur le marché des fonds actions américaines et le marché des fonds actions françaises au cours du mois de février 2008. Ces performances sont mises en perspective par le calcul de la volatilité et du ratio de Sharpe des fonds sur trois ans d’historique ainsi que du rendement depuis un an.