Touché par le subprime, Crédit Mutuel Arkéa est déterminé à rebondir cette année
Crédit Mutuel Arkéa, regroupant les Fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, se montre combatif. « Nos partenaires ont fait des choix que nous regrettons, mais nous voulons en profiter pour placer ces activités sous le signe du développement», explique son directeur général Jacques Kergoat. Ces derniers mois, le groupe a dû essuyer deux revers sérieux, qui semblent l’affaiblir davantage par rapport à son puissant cousin de Strasbourg, le Crédit Mutuel Est Europe (CM CEE). En outre, alors qu’Arkéa est partenaire depuis 2000 des caisses interfédérales de Marseille et Valence (Sud-Europe Méditerranée), cet ensemble vient d’autoriser le CM CEE à entrer à son capital, en prenant une participation supérieure aux 14 % d’Arkéa.
En octobre dernier, le Crédit Mutuel de Loire-Atlantique et du Centre-Ouest (CM Laco) avait décidé de se retirer de Suravenir Assurances, la filiale d’assurance-dommages, pour rejoindre les Assurances du Crédit Mutuel, filiale du CM CEE. Celles-ci se sont aussi désistées, laissant ainsi Arkéa seul aux commandes : « Nous pourrons intégrer cette année les deux tiers des résultats [CM Laco ayant amené un tiers du portefeuille, ndlr.], qui se sont élevés à 21 millions d’euros en 2007», souligne Arkéa. En 2008, le groupe compte développer cette activité « par de la croissance interne et externe ».
Autre modification importante, Arkéa retrouve la « pleine maîtrise de l’informatique » (sic), après la décision fin février des fédérations Anjou (Angers) et Océan (La Roche sur Yon) de rejoindre la plate-forme strasbourgeoise. En investissant un montant non communiqué, le groupe compte renforcer son système « pour accélérer l’accès à de nouveaux métiers », condition sine qua non, selon le groupe, pour rester « une banque régionale solide ». Des réflexions sur une banque en ligne sont en cours, tandis que les caisses devront aussi arriver à compenser la perte d’exclusivité du Livret Bleu.
Après avoir réalisé en 2007 un bénéfice net en baisse de 19,2 %, sous l’impact de 183 millions d’euros de dépréciations liées à la crise du subprime, le groupe compte sur son projet « Arkéa, horizons 2015 » présenté « avant l’été ». Les « fondamentaux sont solides », estime Jacques Kergoat, qui confirme les objectifs 2010, à savoir un bénéfice net de 350 millions d’euros (216,2 millions en 2007) et un coefficient d’exploitation ramené à 60 % (68,6 % en 2007).
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