Le groupe, né de la fusion d’Axalto et de Gemplus, confirme son objectif de marge opérationnelle de 10 % en 2009
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Bruno de Roulhac
Un temps d’avance. Né en juin 2006 de la fusion d’Axalto et de Gemplus, Gemalto commence à engranger les premiers fruits de ses synergies « grâce à une excellente exécution sur le terrain et au retour à la croissance au second semestre ». Le leader mondial de la sécurité numérique a amélioré en 2007 sa marge d’exploitation de 1,6 point à 5,1 % et confirme son objectif de 10 % en 2009, année de plein effet des synergies. « Des perspectives encourageantes pour 2008 et rassurantes pour 2009 », estime CM-CIC.
Une performance 2007 due au rapide redressement de la téléphonie mobile (57 % des ventes), dont la marge d’exploitation bondit de 7,8 % à 13,3 %. Et pour 2008, Gemalto anticipe une croissance du chiffre d’affaires de ce pôle de 8 à 12 % à change constant, après une hausse de 2 % en 2007 (-7 % à change courant). En revanche, les transactions sécurisées (25 % des ventes), métier moins réactif, voient leurs marges, déjà négatives, se détériorer de -2,8 % à -3,4 %. Néanmoins, « nous reviendrons aux bénéfices en 2008 », assure Olivier Piou, directeur général de Gemalto. Après une année de fortes rationalisations ayant pesé sur la marge d’exploitation (-13,8 %), le pôle sécurité (12 % des ventes) devrait bénéficier cette année de la montée en puissance des dix contrats remportés en 2007 dans les programmes gouvernementaux.
Du côté de la croissance externe, Gemalto estime avoir « tout ce qu’il faut » dans les cartes à puces et cherche plutôt à se développer dans la sécurité. Néanmoins, les opportunités se traitent sur des ratios de 3 fois le chiffre d’affaires et 25 fois le résultat d’exploitation, alors que Gemalto, leader du secteur se paie moins d’une fois son chiffre d’affaires et 13 fois son résultat d’exploitation 2008. D’ailleurs, le groupe veut conserver au moins 100 millions d’euros de cash (sur 314 millions fin 2007) pour maintenir une notation «investment grade».
En 2007, Gemalto a dégagé un résultat net de 89 millions d’euros (contre 1,6 million en 2006) pour un résultat d’exploitation de 84 millions (+40 %), très au-dessus du consensus, et un chiffre d’affaires de 1,63 milliard (-4 %) selon ses comptes ajustés. En normes IFRS, la perte nette s’élève à 46 millions pour une perte d’exploitation de 71 millions. Aussi, aucun dividende ne sera versé, mais le conseil ne s’est pas encore prononcé sur un éventuel retour aux actionnaires en 2008 ou 2009.
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