Les résultats d’Intesa Sanpaolo affectés par d’importants éléments exceptionnels
La banque italienne a dévoilé des dépréciations et charges fiscales plus lourdes qu’anticipé. Les performances sous-jacentes se révèlent néanmoins satisfaisantes
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Virginie Deneuville
Marquée par un résultat net de 7,2 milliards d’euros, contre un bénéfice de 8,3 milliards attendu et de 4,05 milliards un an plus tôt, la publication des comptes annuels d’Intesa Sanpaolo (-6,8 % en début d’après-midi jeudi en bourse) a en premier lieu jeté un froid sur le marché. Il est vrai que la fusion entre Sanpaolo IMI et Banca Intesa, réalisée en janvier 2007, rendait difficile la comparaison des comptes d’une année sur l’autre.
Pour autant, une deuxième lecture s’est révélée plus positive (+2,3 % pour le titre en fin de séance). Si les charges exceptionnelles se sont révélées plus importantes qu’anticipé, les résultats sous-jacents se révèlent satisfaisants de l’avis des professionnels. « Les résultats sont marqués par un montant significatif d’exceptionnels. Au sein d’un environnement difficile, les performances sous-jacentes dévoilées sont très convenables», estime un analyste.
Si elle a bénéficié de plus-values de cessions (sur Cariparma, FriulAdria et 202 agences au Crédit Agricole), la banque italienne a également enregistré une charge de 375 millions d’euros liée à un réaménagement de la loi fiscale en Italie et des pertes de trading de 64 millions d’euros suite à des dépréciations sur ses produits de crédits structurés. Hors ces éléments, «le revenu net d’intérêt (en hausse de 11 % à 9,9 milliards) est bon», souligne un analyste.
«En 2008, les conséquences négatives de la crise devraient progressivement diminuer et la croissance des revenus devrait repartir», a indiqué la banque italienne. Cette dernière a précisé n’avoir qu’une exposition indirecte à la crise - via des produits de crédits structurés - négative de 49 millions d’euros.
La banque a par ailleurs confirmé ses objectifs à horizon 2009, indiquant que l’intégration de la fusion était en ordre de marche. «A compter du deuxième semestre 2008, les résultats devraient bénéficier de la finalisation de l’intégration avec une longueur d’avance sur le calendrier initialement prévu», a expliqué Intesa Sanpaolo.
Au-delà de l’intégration, la croissance externe reste à l’ordre du jour, Corrado Passera, directeur général, ayant indiqué rechercher des opportunités en Europe centrale et Europe de l’Est ainsi que dans le domaine de la gestion d’actifs.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse