Supervision bancaire : trois options pour revoir l’architecture actuelle
Les 4 et 5 avril, les ministres des Finances tenteront de dégager un compromis. La France reste en embuscade
Publié le
Florence Autret, à Bruxelles
Depuis un mois, le débat sur la supervision des banques et des assurances en Europe s’accélère. Mi-février, la député Pia-Noora Kauppi soumettait à ses collègues conservateurs du Parlement trois options pour la révision du cadre actuel : basse, médiane et haute. La première consiste dans le statu quo, dont personne ne veut. La dernière prévoit la création d’un « super-superviseur » européen et a depuis peu un défenseur officiel en la personne du Premier ministre hongrois. Ferenc Gyurcsany en a fait la proposition à ses homologues dans un courrier du 21 février.
Entre ces deux extrêmes, les options médianes sont nombreuses. Le 3 mars, le chancelier de l’Echiquier Alistair Darling envoyait à Christine Lagarde et aux 25 autres ministres des Finances européens la proposition britannique : un système de leadsupervisor pour les institutions transnationales qui donne à l’autorité de supervision de la maison mère un rôle prééminent par rapport à celle des filiales. Le 10 mars, la Commission européenne présentait au Conseil un «non-papier» prévoyant le renforcement des actuels comités de superviseurs (marchés, banques et assurances) et l’inscription d’une clause de convergence européenne dans leur mandat. Reste également la proposition de décembre du ministre des Finances italien, Tommaso Padoa-Schioppa. Elle consiste à transformer les comités actuels en agences placées sous le contrôle du conseil des ministres et du Parlement européen et à forcer la convergence entre pratiques de supervision au moyen d’une sorte de règlement intérieur commun, quitte à passer par la création d’un groupe de haut niveau pour mettre au point la réforme.
Les ministres des Finances qui se réunissent les 4 et 5 avril à Ljubljana sous présidence slovène tenteront de dégager un compromis. La France, qui n’a pas pris officiellement position, reste en embuscade. Lorsqu’elle aura pris la présidence de l’Union européenne le 1er juillet, il lui reviendra de tracer la voie d’un accord politique sur les deux textes dans lesquels s’inscriront, pour tout ou partie, ces projets de réforme : la directive Solvabilité 2 pour les assurances et la directive Bâle 2 révisée attendue à la rentrée de septembre. Déjà, cependant, une voie médiane se dessine, qui ménage à la fois le concept de leadsupervisor, demandée par Londres, et la convergence «horizontale» des pratiques de supervision, défendue par Rome.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...