Areva s’associe à Technip pour le développement de projets miniers
Pour doubler sa capacité de production d’uranium d’ici 5 ans, Areva s’inscrit dans une logique de partenariat. Le groupe d’Anne Lauvergeon vient ainsi de s’entendre avec Technip pour le « développement de grands projets miniers », explique le communiqué diffusé par Technip. Concrètement, l’objectif est « la mise en exploitation de près de dix nouveaux gisements, dont la plupart sont situés en Afrique ».
Une coentreprise a ainsi été créée entre Technip et SGN, la filiale d’ingénierie d’Areva. Son nom : TSU Project. Elle sera chargée de gérer ces projets, « qui représentent un investissement total de plus de trois milliards d’euros », précise le communiqué.
Technip se félicite donc de pouvoir apporter « son expérience du management des grands projets internationaux » et voit dans cet accord la confirmation de « sa capacité à accompagner les acteurs majeurs de l’énergie et des matières premières dans leur développement ». Pour l’heure, c’est le centre opérationnel parisien de Technip qui sera mis à contribution. Mais il n’est pas exclu qu’au fur et à mesure de l’avancée des projets, la coentreprise fasse appel à d’autres centres du groupe
Dans une note, CM-CIC relève d’ailleurs que « les responsabilités de chacun des partenaires de la coentreprise doivent être précisées ». Mais d’ores et déjà, selon le bureau, cet accord « démontre surtout qu’Areva ne dispose pas en interne de ressources d’ingénierie suffisantes pour doubler sa capacité de production d’uranium ».
Une opportunité pour Technip. Car, poursuit l’intermédiaire, cela « devrait donc essentiellement se traduire pour Technip par des facturations de capacités d’ingénierie (coûts et marge) à faible risque ».
Cela fait d’ailleurs plusieurs mois que Technip tend à moins s’exposer au travers de ses contrats. A l’été 2006, les analystes avaient ainsi salué la conclusion du premier contrat (en Arabie saoudite) « sur une base remboursable » (coût plus commission) et non plus sur une base forfaitaire.
Une nouvelle fois, cet accord « va dans le sens de la stratégie de réduction des risques de Technip », souligne CM-CIC. Reste qu’au-delà du faible risque induit, il « ne devrait pas avoir d’impact financier très significatif », conclut l’intermédiaire.
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