Vodafone franchit le cap des 250 millions d’abonnés
Sur le dernier trimestre, près de 40 % de la croissance de la base d’abonnés a été obtenue grâce au marché indien
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Olivier Decarre
Compenser l’atonie du marché européen par un développement agressif dans les zones émergentes. C’est avec cette stratégie que Vodafone est parvenu à fin décembre à dépasser les 250 millions d’abonnés (252,3 millions exactement). Une performance obtenue grâce à la Turquie (407.000 recrutements) et surtout l’Inde. Sur les 10,8 millions d’abonnés supplémentaires recrutés au dernier trimestre, 4,2 millions proviennent en effet de ce pays où Vodafone contrôle le troisième opérateur, Hutchison Essar.
Signe supplémentaire du dynamisme des pays émergents, la zone Emapa (tous pays hors Europe occidentale) a affiché une croissance de ses revenus de services de 48,1 % (13,7 % en organique) à 2,31 milliards de livres, supérieure aux attentes (41,9 % et 13 %). Et le mouvement ne semble pas près de s’arrêter puisque Vodafone a précisé la semaine passé vouloir investir l’équivalent de 1 milliard de livres en Inde et s’est dit en « pole position » en vue de la restructuration du marché chinois (il a déjà 3,3 % de China Mobile). En face, l’Europe a dû se contenter de respectivement 7,2 % et 2 % de croissance (6,1 milliards).
Parallèlement, une autre mutation est en marche depuis plusieurs trimestres : la montée en puissance des transferts de données. Tandis que les services voix ont limité leur progression à 0,7 % en organique (ils ont même baissé de 2,2 % en Europe), le chiffre d’affaires des données s’est envolé de 41,5 % en organique. En trois mois, grâce à la pénétration de la 3G, leur part dans le total des revenus est même passé de 5 % à 6,6 % (7,7 % en Europe). Un amortisseur à la baisse des revenus moyens par abonné qui, en Europe occidentale, ont tout de même reculé de 1,8 % à 7,7 % selon les pays. Ainsi, pour Bear Stearns, « il est clair que les données vont stimuler les opportunités de croissance en Europe sur les deux ans à venir ».
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