Le quatrième semencier mondial profite d’une conjoncture porteuse pour ses activités de grandes cultures en Europe
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Vilmorin revoit à la hausse ses objectifs pour l’exercice 2007-2008. Le quatrième semencier mondial profite d’une conjoncture porteuse sur ses activités grandes cultures, spécifiquement en Europe dans un contexte de hausse des prix des matières premières agricoles (+75 % pour le prix du blé tendre, +28 % sur le maïs, etc.). « Nous assistons à un accroissement des surfaces cultivées que nous estimons à 4,5 % pour la campagne printemps 2008 de tournesol dans les 27 Etats de l’UE, et de 2,5 % pour celle du maïs, se félicite Adrian Huige, directeur général délégué de Vilmorin. Le niveau de commandes de maïs est beaucoup plus élevé que l’année précédente, le marché est aussi beaucoup plus précoce. » En conséquence, le management a révisé à la hausse son objectif de croissance dans les grandes cultures à périmètre et changes constants de 5 % à une fourchette comprise entre 8 et 10 %.
Globalement, Vilmorin anticipe désormais un chiffre d’affaires compris entre 850 et 880 millions d’euros pour l’exercice en cours, alors qu’il escomptait initialement atteindre le bas de celle-ci. L’objectif de marge opérationnelle sur le nouveau périmètre est désormais fixé entre 10,5 et 11 %, contre 9,5 et 10 % précédemment, qui incluait l’activité semences grand public. Le groupe va en effet bénéficier de la déconsolidation des activités potagères grand public, dont la cession est attendue avant fin juin prochain, moins rentables que les semences professionnelles sur lesquelles le groupe a décidé de se focaliser. Ces performances s’entendent sur la base du périmètre actuel alors que le groupe compte conclure des opérations de croissance externe de « taille plus importante » que celles précédemment réalisées, malgré l’inflation qui touche également les valorisations des sociétés semencières.
Parallèlement, Vilmorin a entamé une démarche d’optimisation de son portefeuille d’activités. Celle-ci aboutit à un renforcement des positions sur les espèces considérées comme stratégiques, avec l’acquisition d’un programme de sélection en semences d’oignon et l'étude d’opportunités dans la laitue. A l’opposé, des opérations de désinvestissement partiel ou total sont en cours.
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