Veolia négocie auprès d’EDF la reprise en main totale de Dalkia
Des discussions sont en cours, selon des sources concordantes. Veolia détient aujourd’hui 66 % du spécialiste des services énergétiques et EDF 34 %
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Decarre et Kaysser Cherif
Depuis de longs mois, une évolution de l’actionnariat est attendue par le marché. Cette fois, un pas a été franchi. Des discussions ont été engagées entre Veolia Environnement et EDF en vue de la reprise en main totale de Dalkia par Veolia Environnement, a appris L’Agefi de sources concordantes. Concrètement, il s’agirait donc pour Veolia de reprendre les 34 % détenus par EDF. Ce qui lui permettrait de contrôler 100 % du leader européen des services énergétiques. Toutefois, tempèrent ces mêmes sources, l’annonce d’un accord ne serait pas imminente.
Parmi les sujets de discussion se trouve notamment la question de la valorisation de cette filiale dont les comptes consolidés 2006 présentent un résultat opérationnel de 382 millions d’euros pour un produit d’activités de 6,15 milliards d’euros. Les conditions de l’accord signé en juin 2000 et entérinant l’entrée d’EDF dans Dalkia (dans l’optique de l’ouverture des marchés de l’énergie) peuvent déjà donner une piste. Le communiqué diffusé à cette époque mettait en avant une valeur d’entreprise de 3,5 milliards d’euros. Des experts en avaient déduit qu’en marge d’un apport d’activités pesant environ 10 % du total, EDF avait alors dû débourser environ 1 milliard d’euros.
Depuis, « on peut tout de même supposer que la valeur de cet actif s’est appréciée », avance un analyste qui fait référence à la hausse des valorisations dans le secteur et à l’évolution du groupe. Si cet expert ne se risque pas à une estimation (comme nombre de ses pairs d’ailleurs), un intermédiaire parisien se montre un peu plus précis. « Sur la base d’un Ebitda 2008 de 700 millions d’euros et d’un ratio de 8,5 fois l’Ebitda, on peut estimer la valeur d’entreprise à 5,9 milliards d’euros », avance-t-il. En retenant la dernière valeur connue pour la dette nette (1,3 milliard), le capital vaudrait alors quelque 4,5 milliards d’euros et la part d’EDF 1,5 milliard. Dans ses comptes 2006, l’électricien chiffrait sa quote-part de capitaux propres à 469 millions. Si l’intérêt stratégique est évident, « il faudra tout de même que, dans le contexte actuel, Veolia trouve le financement », ajoute l’intermédiaire.
Chez EDF, on ne faisait vendredi « aucun commentaire ». Un porte-parole de Veolia s’est aussi refusé à confirmer ces discussions. Mais rappelait que «Veolia n’a jamais caché son intérêt pour Dalkia».
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.