UBS réaffirme sa domination dans la gestion de fortune asiatique
La première banque privée mondiale retrouve la première place en Orient, un marché en pleine consolidation
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Amélie Laurin
Un an après avoir détrôné UBS, l’américain Citigroup retrouve la deuxième place des banques privées en Asie, selon le classement 2012 de la revue PrivateBankerInternational. Le groupe suisse affiche 215 milliards de dollars d’actifs (158 milliards d’euros) dans la région à fin 2012, soit une hausse de 20% sur un an. Au 30 juin dernier, ses encours sur le continent ont encore augmenté pour atteindre 210 milliards de francs suisses (170 milliards d’euros).
UBS avait déjà retrouvé la première place mondiale de la gestion de fortune, dans le classement 2012 du cabinet Scorpio Partnership. Une première depuis 2007, après ses pertes liées aux subprimes et un cortège de déboires judiciaires. En Asie, le groupe helvétique affiche une collecte soutenue, mais ses investissements (1.000 chargés de clientèle) pèsent sur ses marges sur encours (82 points de base), plus faibles qu’ailleurs.
La compétition fait rage pour attirer les ultra-riches d’Asie. Leur fortune atteint désormais 12.000 milliards de dollars, égalant quasiment celle des ultra high net worth individuals, selon le dernier rapport de CapGemini et RBC Wealth Management sur la région. Credit Suisse, 3e banque privée d’Asie (+1 place) et Julius Baer, 6e (+5 places), sont particulièrement offensifs. Le premier a racheté la banque privée japonaise du groupe HSBC, et le second a acquis les activités non américaines de Bank of America-Merrill Lynch. En dehors des suisses, Deutsche Bank (8e) est le premier européen en Asie, devant BNP Paribas (11e). Avec seulement 15 milliards de dollars d’actifs fin 2012, la Société Générale (18e) ne fait pas le poids. Après avoir vendu sa franchise japonaise, elle cherche un repreneur pour le reste de ses activités de gestion privée dans la région.
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