UBS procède à la refonte de ses activités de banque d’investissement
La banque helvétique prévoit notamment de tailler dans ses effectifs et d’isoler ses activités d’investissements hypothécaires
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Virginie Deneuville
UBS affûte ses armes pour braver la crise. La banque helvétique, qui a ouvert son capital à des investisseurs étrangers le mois passé afin de renforcer sa base capitalistique à hauteur de 13 milliards de francs suisses, entend procéder à la refonte de ses activités de banque d’investissement. Selon une note interne que L’Agefi s’est procurée, plusieurs plans d’attaque, visant à réduire l’exposition au risque du groupe, sont à l’ordre du jour.
« Au cours du dernier trimestre, nous nous sommes centrés sur la préservation de notre position capitalistique et la gestion de notre exposition au marché immobilier américain. Nous avons également redéfini notre stratégie pour la banque d’investissement, avec l’objectif de créer une activité plus axée sur le client », indique Marcel Rohner, directeur général d’UBS et patron temporaire de la division banque d’investissement suite au départ de Huw Jenkins l’an passé. Et d’annoncer dans cette logique la décision « d’un nombre de modifications organisationnelles avec effets immédiats ».
Ces changements passeront par une réduction des effectifs. Les divisions concernées, celles dédiées à l’immobilier et la titrisation et dès lors les plus ébranlées par la crise, devraient ainsi voir leur nombre de postes divisé de moitié. Par ailleurs, la banque helvétique prévoit de placer ses activités d’investissements hypothécaires dans une entité séparée, avec pour objectif de réduire les positions dans cette classe d’actifs. Cette mesure constitue « la seule réelle nouveauté inscrite dans le mémo, mais cela aurait pu être anticipé puisque c’est exactement ce qu’avait fait UBS avec ses activités de private equity en difficulté en 2002 », relève le bureau d’études Helvea.
Troisième axe de réorganisation, UBS entend créer un « pôle activités primaires pleinement intégré en vue de générer une croissance des revenus et réaliser des gains de productivité ». Les opérations d’émissions d’actions et d’obligations sont donc appelées à être combinées. UBS devrait en outre se désengager de ses activités de trading sur les titres à revenus fixes pour compte propre aux Etats-Unis.
Si cette note interne n’engage pas une révolution, « il est au moins encourageant de voir qu’UBS est engagé dans la mise en place de sa nouvelle stratégie », estime Helvea.
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