Toyota continue de bénéficier de la croissance des marchés émergents
Le constructeur nippon a misé sur la Chine, la Russie et les pays du Golfe pour compenser le ralentissement en cours aux Etats-Unis
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Kaysser Cherif
Toyota est parvenu à se protéger du ralentissement aux Etats-Unis, source d’une grande partie de ses bénéfices, en misant sur les pays émergents. Sur la période du troisième trimestre, Toyota a fait état d’une hausse de 7,5 % de son bénéfice net ressortant à 458,7 milliards de yen (2,9 milliards d’euros), soit un peu supérieur aux attentes du marché (455,4 milliards de yen). Le résultat d’exploitation s’affiche en hausse de 4,7 % à 601,56 milliards de yen. En volume, les ventes du troisième trimestre ont augmenté de 5,3 % pour s’élever à 2,3 millions de véhicules grâce à la croissance de tous les marchés sauf en Amérique du Nord. Aux Etats-Unis, les ventes du constructeur automobile ont baissé de 2,3 % en janvier par rapport à janvier 2007.
Ainsi, tout comme ses rivaux nippons, Toyota a misé sur la Chine, la Russie et sur les pays du Golfe pour compenser la faiblesse du marché américain. Alors que le constructeur automobile japonais a ouvert une nouvelle usine en Russie fin 2007, Toyota développe aussi sa capacité de production en Thaïlande, au Brésil, en Chine et au Canada. Selon les données du groupe, l’Amérique du Nord a représenté 44 % du bénéfice d’exploitation consolidé de Toyota sur les trois premiers trimestres, a indiqué un dirigeant, contre 57 % sur la même période, il y a un an.
Seule ombre au tableau, Toyota a dit s’attendre à une baisse de ses résultats au quatrième trimestre en raison de la forte baisse du dollar face au yen sur un an. « Mais nous sommes déterminés à remplir nos objectifs annuels, malgré une parité de change difficile », a précisé Takeshi Suzuki, senior managing director du constructeur. Pour l’exercice en cours qui sera clos fin mars, le groupe nippon prévoit toujours un bénéfice net de 1.700 milliards de yens et un bénéfice d’exploitation de 2.300 milliards de yens. Or, le consensus des analystes fait ressortir un bénéfice net de 1.820 milliards de yens et un bénéfice d’exploitation de 2.460 milliards. Pour un analyste, « le maintien de la prévision pour l’exercice signifie que la société se veut prudente pour deux principales raisons, la possibilité d’une récession aux Etats-Unis et la hausse du yen ». D’ailleurs, l’action a perdu 25 % sur un an, les investisseurs continuant de se désengager des sociétés ayant une forte présence aux Etats-Unis.
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