Tokyo paufine sa stratégie contre l’envolée du yen
Des responsables du ministère de l’Economie et de la Banque du Japon se sont réunis hier, alors que le yen est tombé à 76,48 contre dollar
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Patrick Aussannaire
Le yen fort continue d’être le casse-tête des autorités nipponnes. Le sujet a occupé hier des responsables du ministère des Finances et de la BoJ, à la recherche de nouvelles mesures contre l’envolée du yen, les précédentes ayant eu jusqu’ici peu d’effet. Un porte-parole de la BoJ, Hiroshi Nakaso, et le numéro deux du ministère des Finances, Takehiko Nakao, ont précisé que cette réunion extraordinaire portait sur «le yen et les marchés financiers en général», mais pas sur la politique monétaire.
Les chiffres du commerce extérieur du mois de juillet publiés mercredi ont confirmé le retour à l’excédent commercial du Japon, déjà constaté en juin. A 72,5 milliards de yens (environ 650 millions d’euros), il a peu augmenté par rapport à juin et reste très inférieur à son niveau de juillet 2010. «La force du yen et le ralentissement de la demande mondiale pourrait freiner le redressement des exportations japonaises», indique Aurel BGC. Sur un an, les exportations ont baissé de 3,3%, alors que les importations progressaient de près de 10%.
Les échanges commerciaux entre le Japon et la Chine ont atteint un nouveau record au premier semestre. Si la part de la Chine dans les échanges japonais continue à croître et dépasse maintenant 20%, les termes de l’échange restent favorables à l’empire du Milieu. Les exportations japonaises vers la Chine progressent de 15% sur un an, mais les importations de plus de 21%. Une appréciation plus rapide du yuan pourrait inverser cette tendance à moyen terme.
Depuis la dernière intervention des autorités japonaises sur le marché des changes le 4 août, le yen est revenu à 76,48 contre dollar, tout proche du plus bas de 76,25 touché en mars. Eisuke Sakakibara, surnommé «Monsieur Yen», estimait mardi que le dollar pourrait baisser jusqu’à 75 yens en raison de la faiblesse de l’économie américaine. Les interventions pour contrecarrer ce mouvement doivent, selon lui être menées dans la durée et comprises des opérateurs.
La semaine dernière, les investisseurs étrangers ont acheté un record de 39 milliards de dollars de dette japonaise à court terme, profitant d’un spread sur le swap de change à un an entre le dollar et le yen de 50 points de base (bp). «Les banques centrales asiatiques sont en train de diversifier leur actifs en devises étrangères en se portant vers les actifs libellés en yen. Les investisseurs achètent du yen et attendent qu’il monte», explique un trader.
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Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides