En milieu de journée, le titre Teleperformance progressait de 3,4%, à 224 euros.
«Après avoir consulté au cours des derniers jours l’avis d’une grande majorité de ses actionnaires et de la communauté financière concernant la perception de son activité de modération de contenu (Trust and Safety), Teleperformance annonce avoir décidé de se retirer du segment le plus offensant de cette ligne de service», a indiqué le groupe dans un communiqué. Ainsi, Teleperformance «ne signera plus de nouveau contrat» lié à ces contenus et recherchera des «alternatives appropriées» pour les clients qui bénéficient actuellement de ce service.
«D’un point de vue stratégique, nous accueillons cette annonce positivement», car le retrait de Teleperformance du traitement des contenus les plus offensants «réduit probablement le profil de risque» de la valeur, commente Oddo BHF. «Surpris» par l’annonce, les analystes de Stifel reconnaissent toutefois que le groupe «a pris la meilleure des décisions afin d'éviter toute pression supplémentaire» sur son cours de Bourse.
Moins de 2% des ventes
«L’impact financier de cette décision n’est pas clair à ce stade», mais ne sera pas «significatif», apprécie également JPMorgan. La banque d’affaires américaine souligne que les activités desquelles Teleperformance compte se retirer représentent entre 0,4% et 1,8% de son chiffre d’affaires et entre 1% et 3% de son résultat opérationnel (Ebit). «Teleperformance a fait le choix du compromis», résume TP ICAP Midcap Partners dans une note envoyée à ses clients.
La décision de Teleperformance vise à rassurer les investisseurs, alors que son cours de Bourse accuse une baisse de 15,7% depuis le 9 novembre et l’annonce par le ministère colombien du Travail de l’ouverture d’une enquête sur les conditions de travail dans sa filiale locale. Une réunion prévue mercredi entre le groupe et des responsables du gouvernement colombien a été reportée au 29 novembre, à la demande des autorités colombiennes.
«Si les enjeux ESG (environnement, social et gouvernance) perturbent certains investisseurs, les progrès du groupe dans sa communication» depuis lundi, «ainsi que les propos du management sur les différentes controverses et l’annonce de l’arrêt des activités de modération de contenus ‘hautement offensants’ devraient rassurer les investisseurs» à plus long terme, assure Oddo BHF.
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