Avec les 4,9 milliards d’euros perdus par un trader, la banque se retrouve fragilisée
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Alexandre Garabedian
Une équipe dirigeante fragilisée, une réputation de gestion des risques écornée… Après la découverte d’une fraude « exceptionnelle » de la part d’un trader qui lui coûtera 4,9 milliards d’euros dans ses comptes du quatrième trimestre, la Société Générale voit l’avenir en gris. Car cet accident industriel d’une ampleur inégalée dans l’histoire de la banque européenne – Nick Leeson n’avait coûté « que » 800 millions de livres à la Barings en 1995 – pose à nouveau la question d’un adossement de la banque. Après l’échec de son OPA sur Paribas en 1999, Daniel Bouton, son PDG, avait bâti l’indépendance du groupe sur le développement équilibré de ses métiers et sur une performance boursière supérieure à celle du secteur. S’agissant du premier point, le retournement de conjoncture dans certaines activités laisse entrevoir des années moins fastes. Quant au second, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en baisse de 41% en Bourse depuis le 1er janvier 2007, la banque ne capitalise plus que 35 milliards d’euros.
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