Saint-Gobain affiche une croissance de ses résultats supérieure aux objectifs
Si Wendel est «en ligne » avec la stratégie du groupe, l’ouverture à l’investisseur du conseil d’administration reste toujours en négociation
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Saint-Gobain peut afficher sa satisfaction. 2007 a été marquée par une croissance des résultats supérieures aux objectifs. Le groupe affiche en effet une croissance de 24,2 % de son résultat net courant à 2,1 milliards d’euros contre 1,7 milliard en 2006 (hors plus-values de cessions, dépréciations d’actifs et provision pour amendes de la Commission européenne dans le vitrage). Le résultat d’exploitation progresse de 10,6 % à 4,1 milliards contre 3,7 l’année précédente pour un chiffre d’affaire de 43,3 milliards, en hausse de 4,4 %.
Les analystes sondés par Reuters attendaient en moyenne un résultat net courant de 2.048 millions d’euros, un résultat d’exploitation de 4.103 millions et un chiffre d’affaires de 43,6 milliards. Dans un communiqué, le spécialiste des matériaux de construction précise que, à taux de change constant, son chiffre d’affaires a progressé de 5,8 % (+5,0 % à structure et taux de change constants). A taux de change constants, le résultat d’exploitation a pour sa part enregistré une hausse de 11,4 %.
Le groupe avait dit viser pour l’ensemble de 2007 une hausse d’au moins 20 % de son résultat net courant et une croissance à deux chiffres du résultat d’exploitation à taux de change constants. Pour 2008, Saint-Gobain prévoit une croissance « modérée » de son résultat d’exploitation (à taux de change constants) et de son résultat net courant (hors plus-values de cessions, dépréciations d’actifs et provision ajustée à 694 millions d’euros pour amende dans le vitrage de Bruxelles).
Saint-Gobain cèdera son pôle conditionnement en 2008 et pense le faire dans « de bonnes conditions» malgré les difficultés que pourrait présenter le marché, a déclaré son directeur général Pierre-André de Chalendar.
Evoquant Wendel, qui détient près de 18 % de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar a indiqué : « Wendel est en ligne avec notre stratégie. » La société d’investissement a fait savoir qu’elle était dans « une logique de partenariat » avec le groupe, qu’elle souhaitait l’aider à dépasser ses objectifs et qu’elle examinerait les conditions de son éventuelle entrée au conseil d’administration. Pierre-André de Chalendar a indiqué que, sur ce dernier point, les discussions étaient toujours en cours. Interrogé sur une éventuelle pression supplémentaire que constituerait la présence de Wendel au capital, il a répondu : « Je suis capable de me mettre la pression tout seul. »
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