BlackRock repasse sous la barre des 8.000 milliards de dollars d’encours
Après avoir commencé l’année au-delà des 10.000 milliards de dollars d’encours sous gestion, le gestionnaire d’actifs américain BlackRock vient de retomber sous la barre des 8.000 milliards de dollars. Il en affichait 7.961 milliards à fin septembre, selon les résultats du troisième trimestre publiés ce jeudi. Il revient ainsi presque à son niveau d’encours du troisième trimestre 2020.
La plus grosse société de gestion au monde a perdu 526 milliards de dollars d’actifs sous gestion au troisième trimestre 2022. Depuis le début de l’année, les actifs de BlackRock ont reculé de 20,5%.
Le gestionnaire présente un résultat net ajusté de 1,4 milliard de dollars pour le troisième trimestre 2022, en baisse de 16% sur un an et en hausse de 29% par rapport au deuxième trimestre. Sa marge opérationnelle a fondu de 5,6 points sur un an, reculant à 42%.
BlackRock est même largement en-deçà des attentes des analystes sur plusieurs indicateurs, dont la collecte nette. La firme a collecté 16,9 milliards de dollars au total sur le troisième trimestre, principalement tirée par les fonds de long-terme (+ 65 milliards de dollars). Les analystes prévoyaient une collecte nette totale de 91,3 milliards de dollars selon Bloomberg. Les fonds obligataires ont collecté plus de 90 milliards tandis que les fonds actions ont décollecté à hauteur de 29 milliards. Sur le monétaire, le gestionnaire américain a subi des sorties de 40 milliards de dollars. Des sorties nettes de 9 milliards ont été observées sur l’activité conseil. Sur les fonds indiciels cotés (ETF), BlackRock enregistre 22 milliards de dollars de collecte, principalement sur ses ETF stratégiques.
Décollecte sur les clients particuliers
Bien que touché par les annonces de désinvestissement de grands fonds de pensions américains basés dans des Etats républicains, BlackRock semble plus que limiter la casse sur la clientèle institutionnelle. La firme a collecté 48 milliards de dollars sur ce segment au troisième trimestre. Elle a en revanche observé des rachats nets de 5 milliards sur la clientèle retail.
« Les stratégies actives ont reflété la dynamique d’importants mandats d’externalisation et la demande continue pour les alternatives, où nous avons levé 6 milliards de dollars à travers des engagements et des entrées nettes. Nous avons enregistré un nombre record de mandats de clients Aladdin au cours des neuf premiers mois de 2022, dont plus de la moitié provenait de solutions multi-produits », a commenté Larry Fink, directeur général de BlackRock.
La société de gestion observe une hausse de 6% de son chiffre d’affaires sur un an (1 milliard de dollars au troisième trimestre) dans ses activités de services technologiques qui incluent sa plateforme Aladdin.
Plus d'articles du même thème
-
Les économistes tentent d’évaluer le coût des canicules
Face à la répétition des vagues de chaleur, l’Europe subit un choc d’offre structurel qui détruit la productivité du travail à court terme et menace d’asphyxier l’investissement à long terme. En France, ce scénario de crise pourrait coûter plus de 270 milliards d’euros cumulés d’ici à 2030. -
La France a les atouts pour relancer sa compétitivité
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions. -
PARTENARIATRéindustrialisation : reconstruire une souveraineté durable
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”. -
Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités. -
Visa lance sa plateforme de stablecoins
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps. -
La cote parisienne s'érode inexorablement
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Natixis Investment Managers crée sa plateforme d’ETF actifs
- BlackRock dépasse les 15.000 milliards de dollars d’encours sous gestion
- Amundi va générer une plus-value de 300 millions d'euros avec l'IPO de SBI FM
- Alséa Partners relance le pari de la gestion « quality growth » en partenariat avec Quaero Capital
- Goldman Sachs enregistre des encours record au deuxième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Retour d'expérienceBaromètre Ifop-Endrix : Macron guette le rebond de popularité pour peser sur sa succession
Le chef de l'Etat appelle à se méfier des sondages qui prédisent la victoire de Marine Le Pen en 2027 -
AmbitionL'Inde met l'autonomie stratégique de l'Asie-Pacifique au cœur de sa diplomatie
Mis sur la touche par les Etats-Unis et prudent à l'égard de la Chine, New Delhi joue la carte d'un rapprochement stratégique avec ses voisins inquiets de la confrontation sino-américaine -
Tribune libreL'Etat ne doit plus piller l'assurance-chômage
Une centaine de sénateurs de droite et du centre mettent en garde contre les conséquences d’une nouvelle ponction dans la trésorerie de l'assurance-chômage pour boucler le prochain budget de l'Etat