L’indice Euro Stoxx 50 se donne un profil plus dynamique
Plusieurs valeurs emblématiques, dont Société Générale ou Orange, vont quitter l’indice au profit de valeurs de croissance des nouvelles technologies.
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Xavier Diaz
La plate-forme de paiement en ligne Adyen va intégrer l’indice Euro Stoxx 50.
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Photo Adyen.
L’indice Euro Stoxx 50 va opérer l’un de ses plus importants arbitrages de ces dernières années. Le 21 septembre, cinq valeurs emblématiques vont sortir de l’indice : deux bancaires (Société Générale et BBVA), deux opérateurs télécoms (Orange et Telefonica) ainsi que la société pharmaceutique Fresenius. Et ce au profit de l’opérateur de paiements en ligne Adyen, de Prosus, la filiale internet du sud-africain Naspers (dont la principale ligne est sa participation dans le chinois Tencent) mais aussi Kone, Vonovia et Pernod Ricard. L’indice se déleste peu à peu de ses titres value. «Des secteurs avec des pressions structurelles sur leurs marges sortent au profit d’entreprises de croissance, notamment de la nouvelle économie», note Catherine Garrigues, gérante actions Europe chez Allianz GI. Une bonne nouvelle pour le marché actions européen.
Poids important des valeurs financières et pétrolières
Alors que Wall Street est revenu à ses niveaux records de février, les places européennes sont à la traîne. L’indice Euro Stoxx 50 perd encore 10,9% depuis janvier. Une des raisons de ce retard serait le poids important de secteurs value comme les financières ou les pétrolières dans les indices européens alors que les indices américains sont tirés par les valeurs technologiques. «Cette évolution de l’indice va dans le bon sens car cela pourrait atténuer la sous-performance chronique de l’Europe par rapport au marché américain», souligne Bernard Aybran, gérant chez Invesco pour qui ce rééquilibrage reflète aussi les importants mouvements de marché et les fortes divergences entre secteurs et valeurs ces derniers mois. Les financières sous-performent nettement les valeurs technologiques. «Cela permet de faire le tri entre les gagnants et les perdants de la crise», ajoute Antoine Lesné, stratégiste chez SSGA SPDR.
Néanmoins, les valeurs entrant dans l’indice sont certes de croissance mais traitent déjà à des niveaux de valorisation très élevés. C’est le cas d’Adyen qui est entrée en Bourse il y a deux ans, et dont le titre valorise 13 fois les ventes. Par ailleurs, la hausse du marché américain ces derniers mois a été essentiellement portée par quelques valeurs phares dont les Gafa, des géants technologiques qui n’existent pas en Europe. Enfin, les financières devraient certes perdre leur première place dans l’indice au profit de la technologie et de la consommation, mais elles pèseront toujours plus de 13%.
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