BlackRock a perdu 1.000 milliards d’actifs au premier trimestre
BlackRock, le numéro un mondial de la gestion d’actifs, a annoncé ce jeudi que ses actifs sous gestion ont chuté de près de 1.000 milliards de dollars au premier trimestre, la tempête boursière provoquée par la pandémie de coronavirus ayant incité certains clients à retirer une partie de leurs avoirs de ses fonds vedettes. Les encours sous gestion atteignaient 6.470 milliards de dollars (5.950 milliards d’euros) au 31 mars, contre 7.430 milliards fin décembre, soit un recul de 13%.
Alors que l’indice Standard & Poor’s 500a chuté de près de 20% sur la période, les investisseurs se sont reportés sur des produits moins risqués, et moins rentables pour BlackRock. Alors que la collecte nette a atteint 35 milliards de dollars au premier trimestre, les flux se sont portés essentiellement sur les actifs monétaires (+52,5 milliards), tandis que que les actifs de long terme ont subi des rachats de 18,7 milliards. Les fonds indiciels (ETF) à vocation durable de la filiale spécialisée iShares ont ainsi enregistré un trimestre record, avec 10 milliards de dollars d’afflux de capitaux nets, a déclaré le directeur général, Larry Fink.
Le groupe américain a vu son bénéfice net baisser de 23% sur les trois premiers mois de l’année, à 806 millions de dollars, soit 5,15 dollars par action. Les revenus du groupe ont progressé de 11% malgré la baisse des marchés, mais les coûts de la société ont grimpé de 43% sur un an, sous l’effet d’une très forte hausse des frais administratifs et généraux.
Plus d'articles du même thème
-
L’ESG passe de l’intention à la preuve, l'indice Ribi à l'appui
La 8ᵉ édition du Responsible Investment Brand Index (Ribi) montre que la crédibilité ESG repose désormais sur la cohérence durable entre engagements réels et discours de marque. -
L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
Dans son dernier rapport annuel sur la gestion d'actifs, le Boston Consulting Group évalue à quel point l'intelligence artificielle pourrait redéfinir les métiers chez les gestionnaires d'actifs. Le sort des équipes commerciales est particulièrement exposé. -
Robeco gérait 228 milliards d’euros d’actifs à fin 2025
Le gestionnaire d’actifs néerlandais expose les principaux chiffres de son année 2025 dans son rapport annuel intégré. -
Le marché suisse des fonds piétine à cause des performances de mars
L’association de la gestion d’actifs suisse (Amas) estime que le marché helvétique dispose de 1.742 milliards de francs suisses à la fin du premier trimestre 2026. -
EXCLUSIFNordea AM remporte un mandat de près de 1 milliard d’euros auprès d’ABN Amro IS
Le mandat est investi en obligations sécurisées européennes, et intègre un cadre d’exclusions ainsi qu’un processus d’investissement responsable. -
Vanguard s’associe à Amazon pour faciliter l’accès à son programme de vote
Le gestionnaire américain a également annoncé son engagement à rendre tous ses fonds indiciels actions américains éligibles à Vanguard Investor Choice d'ici à fin 2027.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
Contenu de nos partenaires
-
À contre-courant : découvrir le Kerala en été
L'idée paraît presque saugrenue. Partir en Inde en plein été, quand tout le monde sait que la mousson s'abat sur le sous-continent et que les températures y frôlent l'insupportable. Et pourtant, ceux qui ont poussé la porte du Kerala entre juin et septembre en reviennent conquis. -
Intelligence artificielle : les marchés s’inquiètent alors qu’OpenAI peinerait à atteindre ses objectifs
Selon le Wall Street Journal, OpenAI n’aurait pas atteint plusieurs objectifs internes de croissance. Le groupe, porté par ChatGPT, ferait face à une progression moins rapide qu’attendu de ses revenus et de ses utilisateurs, sur fond de lourds investissements dans les infrastructures -
Sans les Britanniques, « vous parleriez français », plaisante Charles III face à Trump
Washington - Le roi Charles III a rendu la monnaie de sa pièce à Donald Trump mardi lors d’un dîner d’Etat à la Maison Blanche, affirmant, avec humour, que les Américains parleraient français si les Britanniques n’avaient pas colonisé eux aussi l’Amérique du Nord.