La Banque centrale européenne (BCE) pourrait mettre en oeuvre de nouvelles injections de liquidités à long terme en faveur des banques, a indiqué vendredi Benoît Coeuré, membre du directoire. Alors que la deuxième série de Targeted Long-Term Refinancing Operation (TLTRO) mise en place à partir de juin 2016 par la BCE pour soutenir le crédit au secteur privé commencera à être remboursée en juin 2020, le banquier central a précisé qu’il «pourrait y avoir de la place pour une autre TLTRO.»
«C’est possible, nous en discutons. Mais nous voulons être sûrs que cela sert un objectif», a souligne Benoît Coeuré, qui s’exprimait à New York.
Ces déclarations sont les plus précises à ce stade sur l’hypothèse d’une nouvelle TLTRO, et donc de mesures d’assouplissement monétaire en zone euro. Elles ont entraîné un recul de l’euro à 1,1234 dollar, son plus bas niveau en trois mois.
Benoît Coeuré a ajouté que le ralentissement économique en zone euro était plus fort que prévu. La BCE doit se réunir le 7 mars pour réviser à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation.
La banque centrale norvégienne a, comme attendu, laissé son taux directeur inchangé à 4,25%, tout en se montrant plus accommodante, avec le retrait de la mention d’une hausse supplémentaire, compte tenu d’une inflation plus faible. Elle reste toutefois vigilante, avec désormais les données économiques comme guide.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
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