Les sociétés américaines maintiennent leur confiance dans l’économie française
Les investisseurs américains tempèrent leur optimisme sur les perspectives d’activité en France. Ils ne sont plus que 30% à avoir une vision positive de l’évolution du contexte économique dans l’Hexagone, contre 72% en 2017 après l’élection d’Emmanuel Macron, selon le baromètre AmCham-Bain. Publié hier, celui-ci regroupe les opinions des dirigeants de 127 sociétés américaines, qui emploient 52.000 personnes en France, et y réalisent 52 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé.
Pour la moitié d’entre eux, la perspective s’est stabilisée l’an dernier et la part d’investisseurs négatifs reste limitée à 20%. D’ailleurs, 42% des dirigeants d’entreprises américaines comptent augmenter leurs effectifs en France au cours des deux ou trois prochaines années, seulement 17% souhaitant les réduire. La perception de la France par les maisons mères, par rapport à d’autres destinations d’investissement, s’est à nouveau améliorée, bonne ou excellente à 56%, les détracteurs étant tombés à 9%.
La transformation digitale et numérique, par le biais de l’écosystème des start-up, se confirme comme étant devenue un réel atout de la France, susceptible d’enclencher de nouveaux investissements si l’amélioration de l’environnement général des affaires perdure. Les dirigeants américains redoutent certes l’effet de la dégradation du climat social sur le rythme des réformes menées par le gouvernement, mais celles en cours ou annoncées jusqu’à présent sont jugées très positive.
Mais les sociétés américaines se montrent pessimistes sur le contexte international : l’évolution des tensions commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis, la montée des incertitudes politiques en Europe, l’issue du Brexit et la capacité de la France à tirer son épingle du jeu face à ses principaux concurrents de l’Union européenne que sont l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne.
Dans ce contexte, la poursuite de la réforme fiscale, et notamment la baisse progressive de l’impôt sur les sociétés à 25% d’ici à 2022, la plus grande flexibilité sur le marché du travail et l’effort de formation, notamment dans le numérique, sont les principales recommandations de l’AmCham comme étant susceptibles de corriger une partie des principaux freins pointés par les sociétés américaines à une accélération de leur rythme d’investissements en France dans les prochaines années.
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