Porté par le luxe et Puma, PPR reste prudent pour 2008
Le groupe français a enregistré une croissance de 34,6 % de ses bénéfices l’an dernier, au-dessus du consensus
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Alexandre Boksenbaum
Malgré une conjoncture délicate, PPR enregistre de bons résultats. Bien aidé par ses activités dans le luxe, dans la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique (CFAO) et par Puma, le groupe français a réalisé «d’excellentes performances» en 2007. De fait, PPR a enregistré l’an dernier un résultat net de 922 millions d’euros, en hausse de 34,6% par rapport à 2006, au-dessus des attentes du marché. Le résultat opérationnel courant est ressorti en ligne avec le consensus, à 1,7 milliard d’euros, en croissance de 33%, et 14% si l’on ne tient pas compte de Puma. Ce bénéfice est le fruit de CFAO qui progresse de 27%, ainsi que de sa branche luxe, notamment Bottega Veneta, qui a gagné 69%.Yves Saint Laurent (YSL), qui a réduit ses pertes de 35%. Pour répondre au ralentissement économique américain, PPR s’est déclaré «très optimiste» sur le potentiel de développement de ses marques en Asie, en Chine en particulier.
La performance de Bottega Veneta a été saluée par Luca Solca, analyste chez Bernstein Research, pour qui la marque «a démontré sa capacité à améliorer rapidement sa performance opérationnelle et poursuivre une croissance de haut niveau», alors que Gucci «peut jouer un rôle clé». Même enthousiasme chez HSBC, dont l’expert Antoine Belge souligne la «surprise positive» de la «division luxe» et de la Fnac, de même que l’amélioration de «la profitabilité des petites marques».
Par ailleurs, PPR a annoncé le mois dernier être en discussion avec l’Oreal concernant la vente d’YSL Beauté pour un montant de 1,15 milliard d’euros. Cette transaction est conditionnée par l’accord des autorités européennes de la concurrence. Alors que Thomas Chauvet de Citigroup pense que «Redcats et Conforama devraient continuer de faire face à des défis structurels», et qu’il continue d’«anticiper une croissance modérée en 2008», François-Henri Pinault, PDG de PPR, affirme que «Redcats et Conforma ne sont pas et ne seront à pas à vendre» et s’attend à une croissance mondiale du marché du luxe de 7% en 2008. Il a également souligné qu’il entendait «faire mieux que le marché» malgré un environnement économique dégradé. Cela étant, le groupe préfère rester «prudent» pour 2008. Il a ainsi établi ses budgets pour cette année en prenant en compte «un environnement économique plus compliqué» qu’en 2007.
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