Philippe Troesch quitte Aberdeen pour diriger la gestion chez Meeschaert
Sandra Craignou et Frédéric Lejeune, en charge des investissements et du développement chez Aberdeen, remplaceront le dirigeant dans ses fonctions
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Virginie Deneuville
Philippe Troesch, directeur général d’Aberdeen Asset Management (Aberdeen) France quitte le groupe en vue de «poursuivre d’autres opportunités dans (...) la gestion privée», a indiqué lundi la société. Le dirigeant, qui a annoncé son départ en interne la semaine passée, rejoint le groupe Meeschaert pour prendre la direction de la gestion, a indiqué à L’Agefi une source proche du dossier.
Il occupera le poste laissé vacant par Marc Favard en décembre dernier, suite à des divergences d’opinion sur la stratégie du groupe. Dans ses nouvelles fonctions, Philippe Troesch devrait contribuer à renforcer le groupe Meeschaert à l’international et à développer les activités de gestion d’actifs.
Articulé autour de trois pôles principaux que sont la gestion privée, la gestion d’actifs et les family offices, le groupe Meeschaert, qui ne communique pas sur ses encours, dispose de quelque 4 milliards d’actifs, dont un milliard via des OPCVM, selon la même source.
Dans le sillage de ce départ, qui devrait être effectif courant février, Aberdeen France se réorganise. Le poste de Philippe Troesch sera occupé par un tandem, composé de Sandra Craignou et Frédéric Lejeune, qui conserveront leurs fonctions respectives de responsables des investissements et du développement.
«Cette passation de pouvoir s’inscrit dans la continuité et n’engendrera pas de changement dans la stratégie d’Aberdeen France», indique Sandra Craignou. «L’idée est de continuer à développer les mandats dédiés pour les institutionnels, sous la houlette de Sandra, et la distribution, sous ma responsabilité, des fonds Aberdeen», complète Frédéric Lejeune.
A fin septembre 2011, Aberdeen, qui gère quelque 210 milliards d’euros, affichait en France 5 milliards d’euros d’encours, dont 1,3 milliard de fonds luxembourgeois commercialisés auprès de clients français.
Aberdeen France avait annoncé l’an passé viser à horizon 2016 des encours de l’ordre de 10 milliards d’euros. «Cet objectif, soumis à l’évolution des marchés, reste d’actualité», indique Frédéric Lejeune. Parmi les projets 2012, Aberdeen France entend se développer sur l’immobilier et devrait réaliser le premier bouclage d’un OPCI (organisme de placement collectif en immobilier) avant l’été.
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