Pékin s’attaque à l’ouverture du marché obligataire chinois
Les autorités chinoises ont élargi l’accès au marché obligataire «onshore» à 32 sociétés étrangères, comprenant HSBC, Morgan Stanley, Société Générale, BNP Paribas et ING Bank, selon un communiqué de la chambre de compensation de Shanghai qui ne précise pas le montant des quotas. Auparavant, 24 investisseurs institutionnels étrangers qualifiés y avaient accès dans le cadre du programme QFII et 86 dans le RQFII qui permet à ceux autorisés à investir en actions de demander l’accès au marché interbancaire par lequel transite plus de 95% des obligations locales.
Parallèlement, la chambre de compensation «China Securities Depository Trust and Clearing (CDC)» sous tutelle de la banque centrale aurait proposé aux régulateurs et sociétés financières de Hong Kong de créer une passerelle entre les marchés obligataires des deux places, le «Bond Connect», selon le South China Morning Post. Les négociations auraient débuté avec le Trésor hongkongais, favorable à un tel projet. Il reposerait sur le même mode de fonctionnement que le «Shanghai-Hong Kong Stock Connect» lancé en novembre sur les actions afin d’élargir l’accès des investisseurs étrangers aux marchés chinois. Une initiative qui a été suivie d’une explosion des indices actions cotées à Shanghai et Shenzhen mais aussi à Hong Kong.
«Les investisseurs cherchant un accès au marché obligataire continuent de rencontrer des obstacles, dont le manque d’informations sur l’ensemble des instruments disponibles, sur ceux autorisés et comment y investir», rappelle Goldman Sachs AM. Selon les chiffres de la BRI, le marché obligataire chinois est le seul parmi les dix plus importants au monde à ne pas dépasser le montant du PIB du pays. Malgré un rythme de progression d’environ 20% l’an dernier, la taille de ce marché reste restreinte à 4.240 milliards de dollars, contre un PIB supérieur à 10.000 milliards, à comparer aux 13.000 milliards du Japon et aux 35.000 milliards des Etats-Unis.
Si les sociétés chinoises ont eu jusqu’ici principalement recours au marché actions et aux prêts bancaires pour assurer leurs financements, Goldman Sachs AM précise que Pékin souhaite «développer son marché obligataire afin que les entreprises diversifient leurs risques de crédit concentré dans le système bancaire ainsi que pour financer ses besoins d’investissements en infrastructures».
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