Optimisme raisonné pour l’immobilier d’entreprise français cette année
Cushman & Wakefield juge que le marché continuera à bénéficier de liquidités abondantes malgré le resserrement du crédit
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Valérie Riochet
Malgré les craintes exprimées depuis la crise des subprimes, l’année 2007 restera comme une année égrenée par les records. Le cabinet de conseil en immobilier d’entreprise, Cushman & Wakefield, comptabilise pour l’exercice, pas moins de 28,5 milliards d’euros investis sur l’ensemble de l’Hexagone, le marché bondissant de 17 % en un an. Du jamais vu, compte tenu d’un volume global qui en 2003 atteignait 9,8 milliards d’euros. Selon Immostat, la seule région Ile-de-France affiche un montant de 19,5 milliards d’euros, soit 700.000 euros de plus qu’en 2006.
« 2007 a été l’année des méga-deals, explique Olivier Gérard chez Cushman & Wakefield, avec une vingtaine de transactions supérieures à 200 millions d’euros. » Même si 70 % des volumes placés l’ont été sur l’Ile-de-France, les bureaux demeurant l’actif le plus convoité (86 % des actifs placés), les engagements en province ont augmenté, notamment sur le marché des commerces, qui comptabilise globalement près de 5 milliards d’euros, les enseignes internationales et du luxe s’étant disputé les meilleurs emplacements à Paris, mais aussi en région. Quant au volume investi dans le secteur de la logistique, il grimpe de 40 % en un an pour représenter un nouveau record : 10 % des investissements réalisés partout en France.
Selon le cabinet de conseil, les grandes interrogations pour cette année concerneront l’impact du resserrement de crédit et par voie de conséquence le comportement des investisseurs face à cette nouvelle donne. « Mais les fondamentaux sont sains, et le marché bénéficiera de liquidités abondantes », résume, optimiste, Denis Samuel-Lajeunesse, son président.
Certes, avec 2,65 millions de mètres carrés placés (loués ou vendus), la commercialisation des bureaux est restée soutenue, mais en léger fléchissement sur l’année (2,79 millions en 2006), emportée par la baisse des grandes transactions (supérieures à 4.000 m2). Au 4e trimestre, Immostat juge l’offre de bureaux immédiatement disponible en Ile-de-France, pourtant le plus grand marché d’Europe, en baisse de 3 % par rapport au 3e trimestre. «Une tendance qui ne sera pas démentie en 2008, poursuit Cushman & Wakefield, du fait d’un manque de produits neufs, notamment à La Défense ou encore à Paris QCA (quatier central des affaires)». Reste à savoir si cette pénurie viendra accentuer la hausse du loyer prime qui a pourtant franchi l’an passé la barre symbolique des 800 euros le mètre caéré.
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