Nyse Euronext veut attirer la dette d’entreprise sur ses marchés
Depuis janvier, la Bourse utilise l’outil d’admission à la cote de son homologue luxembourgeoise, dans le cadre de l’accord signé en 2006
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Alexandre Garabedian
Nyse Euronext et la Bourse du Luxembourg ont scellé le troisième volet de leur coopération dans le domaine de la dette d’entreprise. La Bourse transatlantique utilise depuis début janvier sur ses marchés européens l’outil de son partenaire pour l’admission à la cote des obligations corporate. Baptisé Sage (Système d’admission et de gestion électronique), il « offre une gestion et un suivi automatisés des dossiers d’admission, permettant de renseigner l’intermédiaire sur l’état d’avancement des dossiers », expliquent Martine Charbonnier et Marie-Hélène Cretu, respectivement directeur exécutif du listing européen et directeur des activités de fixed income chez Nyse Euronext.
L’annonce d’hier concrétise un accord noué en avril 2006 entre les deux groupes, avant le rachat d’Euronext par le Nyse. Un pas important à l’époque, le Luxembourg étant la première place de cotation des obligations privées en Europe avec environ 60 % du marché : 32.000 instruments s’y traitent, contre 3.300 sur les marchés d’Euronext, dette d’Etat incluse.
L’autre volet de l’accord prévoyait que la Bourse du Grand-Duché adopte le système de transaction NSC pour coter l’ensemble des produits au comptant luxembourgeois sur Euronext. Une migration effectuée en mai 2007. Enfin, les deux partenaires, qui n’ont pas de lien capitalistique, ont constitué un groupement européen d’intérêt économique, baptisé Luxnext, chargé de porter leurs ambitions communes.
« Cet accord vise à renforcer l’attractivité des marchés d’Euronext en matière de produits de taux, notamment en faisant en sorte qu’un émetteur français, par exemple, vienne coter ses nouvelles obligations en France. Ce qui n’empêchera pas une double cotation au Luxembourg dans le cadre du prospectus européen », rappellent Martine Charbonnier et Marie-Hélène Cretu. Jusqu’à présent, le Grand-Duché s’est adjugé la préférence des professionnels pour la cotation de la dette corporate en raison d’une réglementation jugée plus souple, avant l’adoption dudit prospectus. Par ailleurs, la Bourse du Luxembourg, qui utilise Clearstream pour son règlement-livraison, devrait se connecter au printemps à LCH.Clearnet pour offrir aux membres traitant sur NSC le choix de leur organisme de post-marché.
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