Les deux banques lèvent 21 milliards de dollars auprès, notamment, de fonds souverains
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Annelot Huijgen
Les sorts de Citigroup et de Merrill Lynch sont liés depuis hier à un même fonds souverain : KIA, le fonds koweitien consent 3 milliards de dollars au premier et 2 milliards au second. Pour les deux banques américaines, c’est la deuxième fois en deux mois qu’elles accueillent de grands investisseurs pour remplir les caisses vidées par les dépréciations liées au subprime. Citigroup, qui a annoncé 18,1 milliards de dollars de dépréciations hier, bénéficie ainsi d’une enveloppe de 14,5 milliards de dollars réunis entre autres par le fonds souverain de Singapour GIC, l’ancien PDG du groupe Sanford Weill et le prince saoudien Al Waleed, actionnaire de longue date. Quant à Merrill Lynch, elle accueille aussi la deuxième banque japonaise Mizuho Financial Group, qui lui fournit 1,2 milliard de dollars, et la Korean Investment Corporation, pour un montant total de 6,6 milliards de dollars. Ces injections ont un coût pour les bénéficiaires : le coupon des actions préférentielles de Citigroup s’élève à 7 %, contre 9 % pour les titres Merrill.
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