«Nous restons convaincus que le marché européen pourrait rebondir»
Joël Konop, responsable de la gestion diversifiée chez La Française AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Allez-vous continuer à vous renforcer en actions ?
Joël Konop : L’année 2011 s’est achevée sur un espoir de règlement de la crise de la dette européenne (sommet européen du 8 décembre) au moment même où les Etats-Unis montraient des signaux positifs de reprise (emploi, immobilier, consommation). Concomitamment la BCE réalisait fin décembre le plus grand refinancement de son histoire lors de sa première injection (LTRO) à 3 ans auquel 523 banques ont participé pour 489,2 milliards d’euros. L’injection de liquidités dans le système bancaire par la banque centrale chinoise et le projet d’augmentation des ressources du FMI ont fini de rassurer les investisseurs. Nous restons convaincus que le marché européen pourrait rebondir pour ces raisons (au-delà d’une valorisation raisonnable), dans le sillage des Etats-Unis. Les valeurs du Stoxx 600 génèrent environ 18% de leur chiffre d’affaires aux Etats-Unis et devraient aussi bénéficier de la baisse de l’euro, tant sur le plan des exportations que de leur présence américaine. Nous nous sommes renforcés en actions sur les marchés européens et émergents qui devraient profiter de cet environnement moins adverse au risque.
La dégradation des notes souveraines en Europe vous incite-t-elle à modifier votre portefeuille ?
Ces dégradations étaient déjà fortement anticipées par le marché. D’ailleurs les taux pour ces obligations avaient, par défiance, atteint des niveaux beaucoup plus élevés que ce que leur notation actuelle impliquerait. Nous préférons surveiller les différentes avancées concernant le règlement de la crise européenne pour agir sur les allocations.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Un décret publié le 6 août 2026 initie la réforme de l’arbitrage en France pour en moderniser la procédure. Entre suppression de l’effet suspensif du recours en annulation en arbitrage interne et prérogatives accrues du juge d'appui, le texte amorce des évolutions majeures, bien que certains choix divisent les spécialistes.
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le quadruple candidat insoumis, qui vient de fêter ses 75 ans, doit en partie sa force à l’invraisemblable faiblesse de ses rivaux sociaux-démocrates, suspendus à la tenue d’une primaire au mois d’octobre
La vulnérabilité des services informatiques de l'Etat, mise au jour par le piratage du fisc, et les réponses apportées par le gouvernement interrogent sur nos capacités de défense numérique