Frédéric Penel, responsable de la gestion taux chez CCR AM
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Pourquoi préférez-vous rester sous-pondérés sur le crédit?
- Frédéric Penel : Nous évoluons dans un environnement de taux très bas, situation sans précédent, et de spreads bas, du moins à l’échelle des cinq dernières années. Nous souscrivons assez volontiers à l’hypothèse d’une prolongation de cette situation pour une période assez longue. Les politiques monétaires ultra-accommodantes ont créé une situation de sur-liquidité qui se traduit pour les investisseurs par un manque d’actifs criant et le marché est dominé par cette logique de flux. Toutefois, les raisons d’un retournement brutal ne manquent pas, qu’on les cherche du côté institutionnel européen, politique, ou encore budgétaire, pour les souverains, et macroéconomique pour les corporates. Le point de vue demande d’ailleurs à être affiné selon la classe d’actifs prise en considération: dettes d’Etat ou dettes privées, univers «investment grade» ou «high yield». Mais la résultante nous semble plutôt aller vers plus de sécurité, sauf à accepter, sur un horizon défini, une volatilité qui peut redevenir importante.
- Quelle est plus généralement votre stratégie?
- La mise en œuvre de cette option défensive, au-delà d’une approche «bottom-up» ciblée, repose surtout sur l’idée que nous ne serons pas plus malins que le marché. La discipline consiste à ne pas céder à la double tentation d’allonger la duration et de sacrifier en partie la qualité des ratings. Rester relativement court et granulaire permet aussi de ne pas concentrer excessivement les portefeuilles sur les signatures de l’Europe du Sud qui offrent encore un relatif surcroît de rendement.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...