Nous ne prévoyons pas de hausse de taux de la Fed avant le second semestre 2010
Henri Delessy, économiste à La Banque Postale
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : A partir de quel moment la Fed pourrait-elle relever ses taux ?
Henri Delessy : Nous ne prévoyons pas de hausse du taux directeur avant que la reprise ne soit plus solidement établie, donc sans doute pas avant le second semestre 2010. Cependant la question du resserrement monétaire dépasse le seul taux directeur : depuis la faillite de Lehman Brothers, la Fed a combiné la baisse drastique de son taux avec une batterie de mesures pour soutenir le crédit et la liquidité bancaire, et qui ont abouti à un gonflement exceptionnel des réserves des banques auprès de la banque centrale. Le resserrement monétaire passe donc d’abord par un retrait de liquidités via divers moyens déjà exposés par la Fed et qui devrait commencer début 2010. Se posera ensuite la question du relèvement du taux que la Fed pourrait entreprendre avant même le dégonflement complet des réserves des banques en augmentant, parallèlement au taux directeur, le taux de rémunération de ces réserves.
Les taux longs en euro remonteront-ils à un horizon de six mois ?
C’est probable, à cause du renversement progressif des politiques monétaires dans un sens restrictif. Sur les marchés obligataires, les liquidités disponibles seront donc moins abondantes et un peu plus coûteuses qu’aujourd’hui, alors que les besoins de financement publics, donc les émissions, seront encore considérables. Pour autant, des tensions fortes sur les rendements des obligations d’Etat sont peu vraisemblables à cet horizon, pour deux raisons majeures : une reprise économique molle et pas d’inflation dans les pays développés ainsi qu’un gradualisme prudent des banques centrales dans le retrait du stimulus monétaire.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances
Sommé par les oppositions et les pompiers d’augmenter les moyens de lutte contre les feux de forêts, le chef du gouvernement se déplace lundi en Gironde pour parler reconstruction après l’incendie de Saumos