« Nous maintenons une allocation en faveur des actifs risqués »
L’Agefi : Comment les récents événements (crise souveraine, Moyen-Orient, Japon…) influent-ils sur votre stratégie d’investissement ?
Vincent Treulet : La question centrale est de savoir si ces événements sont de nature à infléchir sensiblement la croissance mondiale et l’environnement financier. Nous pensons que c’est peu probable pour ce qui est de la catastrophe au Japon ou des difficultés des pays périphériques en zone euro. Les événements politiques au Moyen-Orient peuvent être plus inquiétants pour la croissance mondiale, via leur impact sur les prix du pétrole. Cependant, pour que celui-ci monte beaucoup plus, il faudrait sans doute qu’un gros pays exportateur se trouve dans l’incapacité d’alimenter le marché, ce dont nous ne faisons pas une hypothèse centrale. Nous pensons qu’une croissance mondiale soutenue, la bonne santé des entreprises, et un environnement monétaire qui reste accommodant et ne se normalise que très lentement devraient l’emporter, dans les mois à venir, sur les problèmes conjoncturels et plus structurels qui inquiètent les marchés. Pour ces raisons, nous maintenons une allocation en faveur des actifs risqués, notamment des actions.
Faudra-t-il encore longtemps sous-pondérer l’obligataire ?
C’est probable. Entre une croissance résistante, une inflation qui à notre sens reste peu inquiétante mais qui est néanmoins plutôt en voie de remontée, la perspective de voir les taux courts remonter dans le futur, et l’appétit pour le risque que nous anticipons, les emprunts d’Etats devraient souffrir. Au niveau obligataire, nous préférons les obligations d’entreprise, notamment à haut rendement.
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