«Nous continuons de privilégier une exposition plutôt défensive sur les actions»
- L’Agefi: Pourriez-vous encore vous renforcer en actions ?
- Marc Olivier: C’est une possibilité que nous n’écartons pas. La valorisation des actions (mesurée par la prime de risque) se maintient à un niveau historiquement attrayant. Toutefois, la question budgétaire américaine ainsi qu’un éventuel resserrement de la politique monétaire restent sources d’incertitudes quant à l’orientation des actifs dits risqués. Il ne faut pas négliger l’effet de ces incertitudes qui pèsent parfois plus que les fondamentaux sur les choix des investisseurs. Nous continuons donc de privilégier une exposition plutôt défensive, en identifiant des valeurs capables de délivrer des performances constantes dans le temps, grâce à une sensibilité au marché et une volatilité moindre que leurs homologues.
- Où trouvez-vous de la performance au sein de l’allocation obligataire ?
- Dans un environnement de taux d’intérêt très bas, pour quelque temps encore, le crédit corporate constitue l’un des moteurs de performance. Le taux de défaut des entreprises demeure relativement faible. Ces tout derniers mois, la probabilité de voir le crédit corporate surperformer les obligations souveraines s’est maintenue à un niveau supérieur à 80%. La classe d’actifs bénéficie de l’amélioration du bilan des entreprises, permise par la croissance assez régulière de leurs résultats, la réduction des dépenses d’investissement et leurs niveaux élevés de cash-flows. Nous apprécions aussi les obligations hypothécaires danoises, qui permettent de bénéficier d’un potentiel de rendement plus élevé que les titres souverains, pour un niveau de risque relativement modeste.
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