Nexar Capital poursuit sa croissance européenne en s’offrant Ermitage
Nexar Capital ne s’est offert qu’une pause toute relative dans sa croissance externe. Moins d’un an après le rachat d’Allianz Alternative Asset Management (AAAm), la société de gestion alternative fondée par d’anciens de l’ex-SGAM AI a dévoilé hier une nouvelle opération: le rachat d’Ermitage, un gérant implanté à Londres, Jersey et New York. La transaction a été conclue pour un montant non précisé auprès de Caledonia Investments, un trust d’investissement britannique coté sur le LSE.
«Nous avons étudié de manière sélective plusieurs sociétés sur le marché. Ermitage présentait la particularité de faire de la gestion sous mandat, ce qui est complémentaire avec l’activité de gestion de fonds de fonds alternatifs d’AAAm», déclare à L’Agefi Arié Assayag, directeur général de Nexar Capital. Une complémentarité que l’acquéreur juge aussi géographique.
«Les classes d’actifs alternatifs sont en phase de reconstruction de crédibilité. Cela nécessite donc une proximité forte avec la clientèle. Ermitage nous apporte des clients institutionnels principalement en Europe du Nord et au Royaume-Uni, où le secteur se montre plus productif», poursuit celui qui a cofondé la société en septembre 2009. Avec cette opération, Nexar Capital gagne 40 collaborateurs et porte ses actifs sous gestion à 3,7 milliards de dollars, contre 3 milliards après le rachat d’AAAm. Dans un marché des fonds de hedge funds quelque peu déprimé, la direction de Nexar Capital estime que l’intégration d’AAAm se déroule sans accroc, avec une relative stabilité des équipes et un management toujours en place.
Selon Arié Assayag, «la consolidation est plus longue et plus dure que prévu». Préalablement à sa création, Nexar Capital s’est adossé à Aquiline Capital Partners, un fonds de private equity new-yorkais, afin de se positionner comme un acteur de cette consolidation au sein d’une industrie fragmentée. La confiance reste néanmoins de mise avec un objectif de 5 milliards de dollars d’actifs sous gestion en septembre 2012, qui sera désormais poursuivi essentiellement au travers d’une croissance organique. «Nous pensons que le cycle devrait être plus porteur sur nos métiers à compter de début 2012, comme cela se fait déjà sentir aux Etats-Unis. Même si elle nous surdimensionne un peu, cette acquisition nous permet de prendre les devants pour saisir cette croissance à venir», anticipe Arié Assayag.
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