Neuflize OBC Investissements garde le cap après sa réorganisation

Devenue la société de gestion unique de la banque Neuflize OBC, NOI collecte sur ses expertises historiques plutôt que sur la gestion flexible
Amélie Laurin

La gestion d’actifs de la banque Neuflize OBC parle désormais d’une seule voix. Depuis son absorption fin 2013, «Neuflize Private Assets (NPA) est devenu le département «flexible actions» de Neuflize OBC Investissements (NOI) », déclare Stéphane Corsaletti, président du directoire de cet ensemble qui affiche 35 milliards d’euros d’encours gérés ou conseillés.

Après de mauvaises performances, l’ex-NPA gère seulement 550 millions d’euros d’actifs, loin de ses 3,8 milliards d’il y a quatre ans, lors de la précédente réorganisation. «Nous avons renforcé le contrôle des risques, notamment pour le fonds diversifié Neuflize Optimum auquel nous avons fixé un budget de risque plus explicite, explique le patron de NOI. La gestion flexible reste «en légère décollecte» mais «nous voulons stabiliser les flux et conserver cette stratégie de couverture, en l’offrant en diversification à nos clients, indique Stéphane Corsaletti. Elle repose sur l’idée, certes non consensuelle aujourd’hui, que l’afflux de liquidités sur les marchés pourrait déboucher un jour sur une hyperinflation qui ferait grimper le cours de l’or.»

Grâce aux autres spécialités de NOI (gestion diversifiée, multigestion…), «nous avons déjà collecté 1,5 milliard d’euros nets depuis janvier, après plus de 4 milliards en 2013, assure Stéphane Corsaletti. La gestion sous mandat a rebondi en France, avec 150 millions d’euros de flux, et 500 millions proviennent de la banque de détail d’ABN Amro (la banque néerlandaise actionnaire de Neuflize OBC) pour qui nous avons développé des fonds multigérants et multiclasses d’actifs».

Les OPCVM de droit français ont eu moins de succès, pénalisés par la rationalisation des derniers mois. «Nous sommes passés d’une cinquantaine de fonds à une trentaine, assure le dirigeant. Par exemple, nos trois OPCVM actions françaises de moins de 100 millions d’euros ne font plus qu’un». Pour autant, NOI prépare le lancement de nouveaux fonds: quatre ISR, un obligataire à échéance et un «long/short Ucits délégué à une société de gestion française spécialisée».

De même, après huit suppressions de postes en 2013, les effectifs sont passés de 116 à 120 personnes depuis janvier. «Notre coefficient d’exploitation (ratio des coûts sur revenus, ndlr) de 65% devrait continuer de baisser grâce à la hausse des revenus, plaide Stéphane Corsaletti. Et nous accompagnerons la croissance par des investissements supplémentaires».

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